Évolution de la doctrine de la DGT
Doctrine en vigueur
Les indemnités pour responsabilité civile au titre de dommages corporels (physiques, psychiques ou moraux) sont exonérées de l'IRPF (Impôt sur le revenu des personnes physiques) dès lors que leur montant est reconnu légalement ou judiciairement. Le manque à gagner n'est pas considéré comme un dommage corporel, mais comme un préjudice économique qui doit être imposé en tant que revenu du travail. Pour que l'exonération soit valable, le montant doit être fixé par une sentence ou par des accords avec intervention judiciaire, tel que la transaction approuvée par décret.
La position de la DGT reste stable concernant l'exonération des dommages moraux dès lors qu'il existe une reconnaissance judiciaire. Il a été précisé que les accords extrajudiciaires sans intervention d'un juge ne bénéficient pas de l'exonération et que le manque à gagner doit obligatoirement être imposé en tant que revenu du travail. La doctrine a clarifié le concept de montant reconnu judiciairement pour inclure la transaction ou la transaction judiciaire.
Points de bascule
-
Élargit le concept de montant reconnu judiciairement pour inclure les accords par des formules intermédiaires avec intervention judiciaire, telle que la transaction approuvée par décret.
-
Clarifie que le manque à gagner n'est pas un dommage corporel mais un dommage matériel pour préjudice économique, et qu'il doit donc être imposé en tant que revenu du travail.
Analyse fondée sur 22 des 22 rescrits dont la doctrine est disponible. Mis à jour le 24 septembre 2026.