Le pôle fiscalité spécialisée de BMC couvre les régimes fiscaux qui s’écartent du taux général — de la Loi Beckham pour les impatriés jusqu’à la ZEC canarienne, en passant par la fiscalité du non-résident et les actifs numériques. Ces régimes offrent de réels avantages, mais exigent un traitement précis, une conformité documentaire rigoureuse et une planification qui anticipe les contrôles de l’AEAT.
Loi Beckham et régime des impatriés
Le régime spécial des travailleurs déplacés en Espagne (art. 93 LIRPF, popularisé sous le nom de « Loi Beckham ») permet de tributier au taux fixe de 24% sur les revenus du travail jusqu’à 600 000 € pendant six exercices, avec une imposition exclusive sur les revenus obtenus en territoire espagnol pour les autres revenus. C’est un instrument de planification de premier ordre pour les dirigeants internationaux, les télétravailleurs et les entrepreneurs qui s’installent en Espagne :
- Loi Beckham — Impatriés : Analyse d’éligibilité, traitement du formulaire 149, coordination avec la situation fiscale du pays d’origine et conseil pendant les six ans du régime.
IRNR — Fiscalité du non-résident
L’Impôt sur le Revenu des Non-Résidents (IRNR) frappe les revenus obtenus en Espagne par des personnes et entités sans résidence fiscale dans le pays. La correcte application des conventions de double imposition et la distinction entre établissement stable et non-établissement sont déterminantes pour la charge fiscale effective :
- Fiscalité Non-Résidents (IRNR) : Liquidations périodiques, formulaires 210 et 216, représentation devant l’AEAT, revenus immobiliers et analyse des conventions CDI.
Territoires spéciaux — ZEC, Canaries, Ceuta et Melilla
Les territoires à régime fiscal spécial offrent des incitations sans équivalent dans le régime général. La ZEC canarienne, avec un taux de 4% sur l’IS, expire en décembre 2026 et les entreprises qui ne commencent pas le processus d’inscription avant l’été perdront la dernière fenêtre de l’autorisation en vigueur :
- ZEC et Territoires Spéciaux : Inscription à la ZEC, analyse des exigences de substance réelle, RIC, Réserve d’Investissements des Canaries et déduction pour investissements aux Canaries.
Fiscalité des crypto-actifs et actifs numériques
L’AEAT a intensifié la supervision des crypto-actifs avec le croisement de données du formulaire 721 et l’entrée en vigueur de la directive DAC8. La qualification correcte de chaque type de revenu (patrimoine, revenu du capital, activité économique) et le dépôt de tous les formulaires obligatoires sont plus importants que jamais :
- Crypto-actifs et Actifs Numériques : IRPF, IS, formulaires 721/172/173, staking, DeFi, NFTs et régularisation de situations antérieures.
Structuration transfrontalière — indépendants internationaux
Les indépendants et petites entreprises opérant dans plusieurs pays font face à une couche supplémentaire de complexité : exit tax dans le pays d’origine, application du régime Beckham en Espagne, choix de la structure sociétaire optimale (SRL italienne, holding avec PEX) et coordination des obligations fiscales des deux pays pendant l’année du changement de résidence :
- Structuration Fiscale pour Indépendants Italiens en Espagne : Analyse intégrale du seuil forfettario, exit tax art. 166 TUIR, holding PEX, Beckham et coordination bilatérale.
Pourquoi les régimes spéciaux nécessitent un conseil spécialisé
La réglementation de chaque régime spécial est autonome — elle a ses propres délais de demande, exigences de maintien, motifs de perte du régime et interactions avec la fiscalité internationale. Une erreur dans le traitement du formulaire 149 (Loi Beckham) peut entraîner la perte irréversible du régime pour les six exercices suivants. Une inscription ZEC défectueuse pour insuffisance de substance réelle peut aboutir à une régularisation incluant les taux ordinaires majorés d’intérêts et de sanctions. La spécificité de chaque régime requiert non seulement des connaissances techniques, mais aussi une expérience pratique dans la gestion des résolutions et contrôles de l’AEAT.