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Arraigo : La Voie de Régularisation pour les Étrangers en Espagne

Traitement des demandes d'autorisation de séjour par arraigo social, arraigo sociolaboral, arraigo familiar, arraigo socioformativo et arraigo de segunda oportunidad, conformément au Décret Royal 1155/2024 (en vigueur depuis le 20 mai 2025). Gestion intégrale et premier renouvellement.

Pourquoi l'arraigo est souvent la seule voie légale de régularisation pour des personnes installées durablement en Espagne sans titre de séjour

5 voies
Modalités d'arraigo prévues par le RD 1155/2024
2 ans
Durée de présence minimale pour l'arraigo social ou sociolaboral
RD 1155/2024
Règlement des étrangers en vigueur depuis le 20 mai 2025
4.8/5 sur Google · 50+ avisDepuis 2007 · 19 ans d'expérience5 bureaux en Espagne500+ clients
Notre approche

Notre accompagnement pour les demandes d'arraigo social, sociolaboral et autres modalités

01

Analyse d'éligibilité et choix de la voie de régularisation

Nous évaluons la situation du demandeur (durée de séjour, liens familiaux en Espagne, situation professionnelle actuelle, antécédents pénaux) pour déterminer quelle modalité d'arraigo — social, sociolaboral, familial, socioformatif ou de seconde chance — présente les meilleures conditions de succès, et nous identifions les points de fragilité du dossier avant de l'initier.

02

Préparation du dossier documentaire

Nous préparons l'ensemble des pièces requises — relevé historique d'inscription municipale (padrón histórico), contrat de travail en cours, justificatifs de liens familiaux, rapport d'intégration sociale, preuve d'inscription en formation, moyens de subsistance, extrait de casier judiciaire du pays d'origine avec apostille — en maximisant la valeur probante de chaque document.

03

Dépôt et suivi

Nous déposons la demande auprès de la Oficina de Extranjería compétente et en assurons le suivi actif, en répondant dans les délais aux demandes de pièces complémentaires de l'administration.

04

Résolution et étapes postérieures

En cas de résolution favorable, nous coordonnons l'obtention de la Tarjeta de Identidad de Extranjero (TIE) et conseillons sur la gestion du titre de séjour régulier et le chemin vers des autorisations plus stables.

Le défi

Des centaines de milliers de personnes vivent et travaillent en Espagne sans titre de séjour régulier. L'arraigo constitue la principale voie de régularisation pour ces situations, mais ses conditions sont précises, son instruction longue et les erreurs documentaires conduisent fréquemment à des refus évitables. La méconnaissance des critères appliqués par l'administration et la présentation incomplète des preuves d'intégration sont les causes les plus fréquentes d'échec.

Notre solution

Nous gérons l'intégralité du processus de demande d'arraigo dans l'une de ses cinq modalités prévues par le Décret Royal 1155/2024 — analyse d'éligibilité, préparation du dossier documentaire, dépôt auprès de la Oficina de Extranjería et suivi jusqu'à la résolution. La grande majorité des dossiers correctement documentés que nous gérons obtiennent une résolution favorable.

L'arraigo est la voie de régularisation du séjour irrégulier en Espagne prévue par le Règlement de la Loi Organique 4/2000 sur les droits et libertés des étrangers. Depuis le 20 mai 2025, la réglementation applicable est le Décret Royal 1155/2024 (BOE-A-2024-24099), qui a remplacé intégralement le RD 557/2011 et a porté de trois à cinq le nombre des modalités d'arraigo reconnues. L'absence d'antécédents pénaux en Espagne et dans les pays de résidence antérieure est une condition commune à toutes les modalités. La qualité de la documentation présentée est déterminante : les refus sont motivés, dans leur grande majorité, par des preuves de résidence ou d'intégration insuffisantes plutôt que par un défaut de conditions de fond.

Le cadre réglementaire : du RD 557/2011 au RD 1155/2024

Jusqu’au 19 mai 2025, l’arraigo était régi par les articles 124, 125 et 126 du RD 557/2011, qui prévoyait trois modalités : arraigo social (art. 124), arraigo laboral (art. 125) et arraigo familiar (art. 126). Ce cadre a été intégralement remplacé par le Décret Royal 1155/2024, approuvé le 5 novembre 2024 et entré en vigueur le 20 mai 2025, qui modernise le régime de l’arraigo en instituant cinq modalités distinctes, en réduisant à deux ans la durée générale de présence requise, et en transformant l’ancien arraigo laboral — fondé sur la preuve rétroactive d’emploi — en arraigo sociolaboral, fondé sur un contrat de travail actuel et formalisé.

Les cinq modalités d’arraigo selon le RD 1155/2024

Arraigo social : la modalité la plus utilisée en l’absence de contrat de travail formalisé. Elle exige au moins deux ans de présence continue en Espagne, la preuve de liens familiaux avec des résidents légaux ou un rapport d’intégration sociale favorable délivré par la mairie ou la communauté autonome, et un contrat de travail ou des moyens de subsistance suffisants. Elle confère une autorisation de séjour et de travail.

Arraigo sociolaboral : cette modalité, qui remplace l’ancien arraigo laboral, exige au moins deux ans de présence continue en Espagne et un contrat de travail en cours au moment du dépôt de la demande. Ce contrat doit respecter les conditions minimales applicables à une autorisation ordinaire de résidence et de travail salarié : rémunération au niveau du salaire minimum interprofessionnel ou de la convention collective applicable, et durée hebdomadaire d’au moins 20 heures. L’employeur doit être à jour de ses obligations envers la Sécurité sociale et l’administration fiscale. Cette modalité simplifie la démarche lorsqu’une relation de travail formalisée existe, mais suppose la coopération active de l’employeur.

Arraigo familiar : destiné aux parents d’enfants mineurs ressortissants d’un État membre de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse. Aucune durée minimale de résidence n’est exigée. Les membres de la famille de ressortissants espagnols relèvent d’un régime spécifique distinct.

Arraigo socioformativo : réservé aux personnes ayant au moins deux ans de présence continue en Espagne et inscrites dans un programme de formation réglementée ou de formation professionnelle reconnu. Cette modalité lie la régularisation à l’intégration par la formation.

Arraigo de segunda oportunidad (seconde chance) : pour les personnes ayant bénéficié d’un séjour légal en Espagne pendant au moins deux ans mais n’ayant pas pu renouveler leur autorisation, à condition qu’il ne se soit pas écoulé plus de trois ans depuis la perte de cette autorisation.

Comment prouver la résidence continue en Espagne

La résidence continue s’établit avant tout par le relevé historique d’inscription au registre municipal (padrón histórico), complété, en cas de lacunes, par une combinaison de preuves complémentaires : contrats de location, factures de services, relevés bancaires, attestations médicales, déclarations de tiers. Il n’existe pas de document unique requis — l’administration évalue l’ensemble des preuves. BMC constitue le dossier le plus solide possible pour chaque dossier, en anticipant les zones de fragilité susceptibles de motiver une demande de pièces complémentaires ou un refus.

Erreurs fréquentes et comment les anticiper

1. Lacunes dans le padrón histórico non compensées. Une interruption d’inscription municipale, même brève, peut être interprétée restrictivement. La vérification préalable et la constitution de preuves alternatives sont essentielles.

2. Rapport d’intégration mal préparé. Beaucoup de demandeurs se présentent à l’entretien de la mairie sans connaître les critères d’évaluation ni les documents valorisés. La préparation spécifique à cet entretien améliore significativement le résultat du rapport.

3. Contrat de travail présentant des vices formels. Le contrat doit être signé par un employeur en règle avec la Sécurité sociale et l’administration fiscale. Un contrat établi par un employeur en situation irrégulière peut entraîner le refus même si le contrat est authentique.

4. Antécédents pénaux non déclarés. Leur existence n’entraîne pas automatiquement le refus, mais ils doivent être déclarés. Leur dissimulation et leur découverte par l’administration constituent le motif de refus le plus difficile à contester.

5. Absence de planification du renouvellement. L’autorisation d’arraigo est temporaire et son renouvellement doit être anticipé bien avant l’expiration, sous peine de retomber en situation irrégulière.

Procédure et délais

ÉtapeContenuDélai indicatif
1. Analyse d’éligibilitéVérification des conditions, analyse du padrón, revue des antécédentsSemaine 1
2. Préparation du rapport d’intégrationConseil préalable, contact avec la mairie ou la CCAA, préparation de l’entretienSemaines 1–4
3. Obtention du rapportDélivrance par la mairie ou la CCAA compétente1 à 3 mois (variable selon la municipalité)
4. Préparation du contrat de travailVérification de la capacité de l’employeur, conformité aux conditions minimalesSemaines 1–2
5. Dépôt de la demandeDépôt auprès de la Oficina de Extranjería de la province de résidenceJour 1 de la procédure officielle
6. RésolutionDélai légal de trois mois ; le silence administratif est négatif1 à 6 mois selon l’office
7. Obtention de la TIECarte d’identité d’étranger avec l’autorisation accordée1 à 2 semaines après la résolution favorable

Compétence territoriale et voies de recours

La demande d’arraigo est déposée auprès de la Oficina de Extranjería de la Délégation ou Sous-délégation du Gouvernement de la province de résidence habituelle du demandeur. En cas de refus, le recours peut être exercé par voie de recours de réposition (un mois à compter de la notification) ou directement devant la Sala de lo Contencioso-Administrativo du Tribunal Supérieur de Justice compétent.

Cadre normatif et sources

Note : Le RD 557/2011 était le Règlement des étrangers en vigueur jusqu’au 19 mai 2025. Il prévoyait trois modalités d’arraigo (social, laboral, familiar) et est mentionné ici à titre historique uniquement.

Ce service s’inscrit dans notre pratique d’immigration et mobilité internationale.

Ce qu'inclut notre service arraigo selon le RD 1155/2024

Analyse d'éligibilité et conseil sur la voie de régularisation

Évaluation complète de la situation et conseil sur la modalité d'arraigo la plus adaptée parmi les cinq prévues par le RD 1155/2024 — sociale, sociolaborale, familiale, socioformative ou de seconde chance.

Préparation et dépôt du dossier

Constitution du dossier documentaire complet — relevé historique d'inscription municipale, rapport d'intégration sociale, contrat de travail, preuves de liens familiaux, extraits de casier judiciaire.

Suivi et défense en cas de refus

Suivi actif de la procédure, réponse aux demandes de pièces complémentaires et recours en cas de refus injustifié.

Premier renouvellement et chemin vers la résidence ordinaire

Conseil sur les obligations pendant la durée de validité de l'arraigo et préparation du renouvellement vers l'autorisation de résidence temporaire ordinaire.

Responsable du service

Javier Moreno Aguirre

Senior Associate — Département Juridique

Master en Droit International, Universidad Carlos III de Madrid Licence en Droit, UPV/EHU
FAQ

Questions fréquentes sur l'arraigo en Espagne

Le Décret Royal 1155/2024, en vigueur depuis le 20 mai 2025, prévoit cinq modalités d'arraigo comme circonstances exceptionnelles de régularisation : (1) arraigo social : au moins deux ans de présence continue en Espagne, liens familiaux avec des résidents légaux ou rapport d'intégration sociale favorable délivré par la mairie ou la communauté autonome, et contrat de travail ou moyens de subsistance suffisants ; (2) arraigo sociolaboral : au moins deux ans de présence continue en Espagne et un contrat de travail en cours au moment de la demande, répondant aux conditions minimales applicables à une autorisation ordinaire de résidence et de travail salarié ; (3) arraigo familiar : pour les parents d'enfants mineurs ressortissants de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse, sans durée minimale de résidence (les membres de la famille de ressortissants espagnols relèvent d'un régime distinct) ; (4) arraigo socioformativo : au moins deux ans de présence et inscription dans un programme de formation réglementée ou professionnelle ; (5) arraigo de segunda oportunidad : pour les personnes ayant bénéficié d'un séjour légal en Espagne pendant au moins deux ans mais n'ayant pas pu renouveler leur autorisation, à condition qu'il ne se soit pas écoulé plus de trois ans depuis la perte de cette autorisation.
La différence principale réside dans l'exigence professionnelle. L'arraigo social requiert la preuve d'une intégration sociale (rapport de la mairie ou liens familiaux) et des moyens de subsistance suffisants ou un contrat de travail. L'arraigo sociolaboral exige un contrat de travail actif au moment de la demande, répondant aux conditions minimales d'une autorisation ordinaire de travail (salaire minimum ou convention collective applicable, au moins 20 heures par semaine). Cette modalité a remplacé l'ancien arraigo laboral — qui exigeait la preuve rétroactive d'au moins six mois d'emploi chez un employeur espagnol — par une exigence d'emploi actuel et formalisé, favorisant l'insertion immédiate dans le marché du travail régulier.
L'arraigo social requiert trois conditions cumulatives : (1) présence effective et continue en Espagne depuis au moins deux ans, prouvée par le relevé historique d'inscription municipale (padrón histórico) et, le cas échéant, par des preuves complémentaires (factures, relevés bancaires, attestations médicales) en cas de lacunes ; (2) absence d'antécédents pénaux en Espagne et dans les pays de résidence antérieure non effacés ; (3) liens familiaux en Espagne avec des résidents légaux OU rapport d'intégration favorable émis par la mairie ou la communauté autonome, et contrat de travail ou moyens de subsistance suffisants.
Le rapport d'intégration sociale (informe de arraigo ou informe de integración social) est un document délivré par les services sociaux de la mairie ou de la communauté autonome du lieu de résidence du demandeur, attestant de son intégration dans l'environnement local. Les critères d'évaluation varient selon les municipalités, mais incluent généralement la durée d'inscription au registre municipal, la participation à des activités communautaires, la maîtrise de la langue espagnole et les liens sociaux. La préparation du demandeur à cet entretien d'évaluation est une partie essentielle de notre accompagnement.
Le délai légal de résolution est de trois mois à compter du dépôt de la demande. Le silence administratif est négatif — si aucune décision n'est rendue dans ce délai, la demande est réputée rejetée et peut faire l'objet d'un recours. En pratique, les délais réels varient significativement selon la Oficina de Extranjería compétente — certaines communautés autonomes traitent dans le délai légal, d'autres peuvent mettre entre six mois et un an. Un suivi actif du dossier et une réponse rapide aux demandes de pièces complémentaires sont essentiels.
Oui. Le refus peut être contesté par un recours de réposition (recurso de reposición) auprès du même organe administratif dans un délai d'un mois, ou directement par un recours contentieux-administratif devant le tribunal compétent. Les motifs de refus les plus fréquemment contestables sont l'évaluation insuffisante des preuves de résidence et l'interprétation restrictive des rapports d'intégration. Nous analysons chaque refus pour déterminer si un recours est fondé.
Pendant la durée d'instruction de la demande, le demandeur ne dispose pas encore d'autorisation de travail. Une fois la résolution favorable notifiée, l'arraigo social et l'arraigo sociolaboral confèrent tous deux une autorisation de séjour et de travail, permettant au titulaire de travailler légalement en Espagne. La planification de la situation professionnelle du demandeur entre le dépôt et la résolution est un point important que nous abordons dès l'analyse initiale.
L'arraigo constitue le point de départ de la régularisation progressive. L'autorisation d'arraigo est initiale et temporaire ; au terme de sa validité, le titulaire renouvelle vers une autorisation de résidence temporaire ordinaire de deux ans, puis vers la résidence de longue durée (cinq ans de résidence légale continue). La nationalité espagnole par résidence requiert dix ans de résidence légale continue (ou deux ans pour les ressortissants d'Amérique latine, d'Andorre, des Philippines, de Guinée équatoriale et du Portugal). BMC anticipe les étapes futures dès la première demande.
Oui. L'emploi d'étrangers sans titre de travail constitue une infraction grave au titre de la LO 4/2000 (jusqu'à 100 000 euros d'amende par travailleur). Une demande d'arraigo en cours d'instruction n'exonère pas rétroactivement l'employeur des infractions passées, bien que la bonne foi et la démarche de régularisation constituent des circonstances atténuantes. BMC conseille également les employeurs sur les démarches de régularisation et les protocoles à respecter pendant la période d'instruction.
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