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Glossaire fiscal et juridique Fiscal

Régimes fiscaux spéciaux en Espagne

Un régime fiscal spécial est un ensemble de règles fiscales applicables à des territoires, secteurs ou types de contribuables spécifiques qui établissent des taux d'imposition réduits, des abattements ou des exonérations par rapport au régime général. En Espagne, les plus importants sont le Régime économique et fiscal des îles Canaries (REF), la Zone spéciale des Canaries (ZEC) et les incitations fiscales disponibles à Ceuta et Melilla, qui offrent des avantages substantiels aux entreprises établissant une activité économique réelle dans ces territoires.

Un régime fiscal spécial est un ensemble de règles fiscales applicables à des territoires, secteurs ou types de contribuables spécifiques qui établissent des taux d'imposition réduits, des abattements ou des exonérations par rapport au régime général. En Espagne, les plus importants sont le Régime économique et fiscal des îles Canaries (REF), la Zone spéciale des Canaries (ZEC) et les incitations fiscales disponibles à Ceuta et Melilla, qui offrent des avantages substantiels aux entreprises établissant une activité économique réelle dans ces territoires.

En pratique

Que sont les régimes fiscaux spéciaux espagnols ?

L’Espagne dispose de plusieurs territoires où les sociétés peuvent bénéficier d’un traitement fiscal plus favorable que le régime général, à condition qu’elles remplissent les exigences d’activité économique réelle et de création d’emplois. Ces régimes sont reconnus par l’Union européenne et sont compatibles avec le marché unique lorsqu’ils sont appliqués dans les limites approuvées par la Commission européenne.

Régime économique et fiscal des Canaries (REF)

Le REF est le cadre fiscal spécial de l’archipel des îles Canaries, reconnu dans le Statut d’autonomie et dans le Règlement du Conseil (UE) 2021/1176. Ses principaux instruments sont :

Réserve d’investissements des Canaries (RIC) Permet une déduction de la base imposable à l’impôt sur les sociétés jusqu’à 90 % des bénéfices non distribués de l’exercice, à condition qu’ils soient investis dans des actifs fixes ou des souscriptions à des valeurs mobilières aux Canaries dans un délai de trois ans. C’est l’une des incitations fiscales les plus puissantes de l’UE.

Déduction pour investissements des Canaries Le pourcentage de déduction à l’impôt sur les sociétés pour les investissements dans de nouveaux actifs aux Canaries est le double du taux applicable sous le régime général.

IGIC (Impôt général indirect canarien) La TVA nationale ne s’applique pas aux îles Canaries. À la place, l’IGIC s’applique avec un taux standard de 7 % (contre 21 % TVA). Des taux réduits de 3 % et un taux zéro s’appliquent à certains biens et services.

Zone spéciale des Canaries (ZEC)

La ZEC est une zone à faible imposition dans le cadre du REF, particulièrement intéressante pour les sociétés souhaitant établir leur base d’opérations internationales aux îles Canaries. Les entités ZEC sont imposées à 4 % à l’impôt sur les sociétés (contre 25 % en général) sur la base imposable ZEC spéciale. La date limite d’enregistrement de nouvelles entités au Registre officiel ZEC est ouverte jusqu’au 31 décembre 2026.

Incitations de Ceuta et Melilla

Les sociétés et les travailleurs indépendants opérant effectivement à Ceuta ou Melilla bénéficient d’une réduction de 50 % sur l’impôt sur les sociétés (ou sur le passif IRPF pour les indépendants) sur les revenus gagnés dans ces territoires. L’IPSI (taxe sur la production, les services et les importations) remplace la TVA avec des taux nettement plus bas.

Pays basque et Navarre (Régimes foraux)

Le Concierto Económico du Pays basque et le Convenio Económico de Navarre donnent à ces communautés autonomes la compétence législative sur l’impôt sur les sociétés, leur permettant de fixer des taux réduits (généralement 20-23 %) et leurs propres incitations pour les PME et la R&D.

Pertinence pour les entreprises

La planification fiscale basée sur les régimes spéciaux est une stratégie licite et efficace pour réduire la charge fiscale, à condition qu’une activité économique réelle (siège opérationnel, salariés, actifs) soit établie dans le territoire éligible.

Comment BMC Peut Vous Aider

Nous conseillons les multinationales et les entreprises espagnoles sur la structuration optimale pour accéder aux régimes fiscaux spéciaux — ZEC, REF, Ceuta/Melilla — incluant l’analyse de substance, la structuration de l’entité et la gestion de la conformité avec les exigences d’enregistrement et de reporting.

Service associé

Tax & Fiscal

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Questions fréquentes

La ZEC (Zone spéciale des Canaries) offre un taux d'impôt sur les sociétés de 4 % sur les bénéfices provenant d'activités internationales autorisées, contre le taux standard de 25 %. La Réserve d'investissements des Canaries (RIC) dans le cadre du REF permet la déduction jusqu'à 90 % des bénéfices non distribués investis dans les îles. Les deux sont approuvés par l'UE et disponibles pour les sociétés établissant des opérations réelles avant la date limite ZEC du 31 décembre 2026.
Oui. Le taux standard de TVA de 21 % ne s'applique pas aux îles Canaries. À la place, l'IGIC (Impuesto General Indirecto Canario) s'applique à un taux standard de 7 %, avec des taux réduits de 3 % et un taux zéro pour certains biens et services. C'est un avantage de coût significatif pour les entreprises qui consomment des biens et services localement.
Les sociétés et les travailleurs indépendants opérant effectivement à Ceuta ou Melilla bénéficient d'une réduction de 50 % sur l'impôt sur les sociétés ou l'IRPF sur les revenus gagnés dans ces territoires. L'équivalent local de la TVA, l'IPSI (taxe sur la production, les services et les importations), s'applique à des taux considérablement plus bas entre 0,5 % et 10 %, contre les taux TVA du territoire continental.
Le Concierto Económico du Pays basque et le Convenio Económico de Navarre donnent à ces communautés autonomes l'autonomie législative sur l'impôt sur les sociétés, leur permettant de fixer leurs propres taux (généralement 20-23 %) et des incitations spéciales pour les PME et les activités R&D. Les sociétés doivent démontrer un lien réel avec l'économie basque ou navarraise pour en bénéficier.
L'AEAT applique des contrôles stricts de substance sur la forme pour les sociétés revendiquant les avantages des régimes spéciaux. La domiciliation purement formelle sans salariés, bureaux et activité commerciale réels dans le territoire éligible est insuffisante. Les sociétés revendiquant les avantages de la ZEC, du REF ou de Ceuta/Melilla doivent démontrer une présence économique et des opérations réelles.
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Observatoire DGT

Rescrits fiscaux DGT associés

V5496-26

La fusion par absorption peut bénéficier du regime de neutralite fiscale sous conditions

Une société demande si la fusion par absorption d'une autre entité du même groupe familial peut bénéficier du regime special de neutralite fiscale. La DGT confirme que cela est possible si l'operation respecte les conditions de l'article 76.1 de la LIS et n'a pas pour objectif principal la fraude ou l'evasion fiscale.

2026
V5444-26

L'application du taux de TVA de 4 % à l'acquisition de logements par des entités est soumise à des conditions de location

Une coopérative de logement demande s'il est possible d'appliquer le taux réduit de 4 % de TVA lors de l'acquisition d'immeubles auprès de promoteurs en vue d'une cession d'usage. La DGT précise que l'application de ce taux est conditionnée par le respect de critères spécifiques liés au régime spécial de location ou à la qualification de protection officielle.

2026
V5228-26

Impossibilité d'appliquer le régime de neutralité fiscale pour l'apport d'immeubles loués sans salariés

Un contribuable s'interroge sur la possibilité de qualifier l'apport de huit immeubles loués à une société comme un apport de branche d'activité. La DGT répond par la négative, précisant que pour que la location soit considérée comme une activité économique, elle doit impliquer au moins un salarié sous contrat de travail à temps plein.

2026
V5195-26

SA et SB pourraient constituer un groupe fiscal sous réserve du respect de l'article 58 de la LIS

Une société consultante s'interroge sur la possibilité de former un groupe fiscal avec sa filiale, détenant 100 % de son capital et de ses droits de vote. La DGT précise qu'en respectant la participation minimale de 75 %, la consultante serait considérée comme l'entité dominante, sous réserve de satisfaire aux autres conditions légales.

2026
V5128-26

Impossibilité d'appliquer le régime de neutralité fiscale pour l'apport d'immeubles sans activité économique

Un contribuable s'interroge sur la possibilité de soumettre l'apport d'une activité de location immobilière à une nouvelle société au régime d'apport de branche d'activité prévu à l'article 87 de la LIS. La DGT répond que cela est impossible car l'activité de location ne revêt pas la nature d'une activité économique, faute de disposer d'au moins un employé à temps plein.

2026
V5085-26

La location immobilière peut être qualifiée d'activité économique via la sous-traitance de sa gestion

Une société a interrogé l'administration pour savoir si la gestion de ses logements par une entreprise externe lui permettait de constituer une activité économique et de bénéficier du régime spécial de location. La DGT répond que la sous-traitance de la gestion à des tiers n'empêche pas l'existence d'une activité économique et que l'accès au régime spécial dépendra du respect des conditions prévues à l'article 48 de la LIS.

2026

Rescrits contraignants de la Direction Générale des Impôts (DGT) espagnole. Chaque fiche est publiée en espagnol.

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