Glossaire des affaires
Double imposition
La double imposition survient lorsque le même revenu ou actif est soumis à des impôts équivalents dans deux pays différents pendant la même période fiscale — soit parce que les deux pays traitent le contribuable comme résident (double imposition juridique), soit parce que le même revenu est imposé entre deux mains différentes dans la même chaîne économique (double imposition économique). Le réseau de plus de 90 conventions fiscales bilatérales (CDI) de l'Espagne est conçu pour éliminer ou réduire cette charge.
InternationalQu’est-ce que la double imposition ?
La double imposition survient lorsque le même revenu ou actif est soumis à des impôts comparables dans deux pays différents pendant la même période fiscale. C’est une conséquence inévitable de la superposition des souverainetés fiscales : chaque État revendique des droits d’imposition fondés sur ses propres facteurs de rattachement (résidence, source, établissement stable), et lorsque deux États revendiquent le même revenu sur des bases différentes, le contribuable est imposé deux fois.
Types de double imposition
Double imposition juridique : le même contribuable est imposé sur le même revenu dans deux pays. C’est le scénario le plus courant en pratique internationale : un résident espagnol percevant des intérêts d’une banque allemande peut faire l’objet d’une retenue à la source en Allemagne et inclure également ces intérêts dans sa base imposable à l’IRPF en Espagne. Les conventions de double imposition sont principalement conçues pour traiter ce type de double imposition.
Double imposition économique : le même revenu est imposé à différents niveaux de la même chaîne économique. L’exemple classique est celui du bénéfice des entreprises : il est d’abord imposé au titre de l’impôt sur les sociétés dans la société qui le génère, puis imposé à nouveau lorsqu’il est distribué sous forme de dividende à l’actionnaire individuel, qui l’inclut dans la base de l’épargne de son IRPF. Ici, deux contribuables différents supportent la charge sur le même revenu sous-jacent.
Droit espagnol : dispositions clés
En matière d’impôt sur les sociétés (art. 21-22 LIS)
L’article 21 de la loi espagnole sur l’impôt sur les sociétés (loi 27/2014) prévoit l’exonération de participation : les dividendes et plus-values provenant de filiales étrangères sont exonérés à 95 % lorsque la société espagnole détient au moins 5 % du capital de la filiale, l’a détenu continuellement pendant au moins un an, et que la filiale est soumise à un impôt équivalent (non un paradis fiscal). Cette disposition prévient largement la double imposition économique au sein des groupes multinationaux.
L’article 22 LIS étend une exonération similaire aux revenus provenant d’établissements stables étrangers.
En matière d’impôt sur le revenu des personnes physiques (art. 80-91 LIRPF)
Les articles 80 à 91 de la loi 35/2006 (LIRPF) régissent le crédit d’impôt étranger pour les résidents espagnols percevant des revenus à l’étranger. Le contribuable peut déduire de sa dette d’IRPF le moins élevé des montants suivants : (i) l’impôt étranger effectivement payé, ou (ii) l’IRPF espagnol qui s’appliquerait à ces revenus. Cela élimine la double imposition juridique pour les personnes physiques tout en garantissant que l’Espagne conserve le droit d’imposer à son propre niveau de taux.
Conventions de double imposition (CDI)
L’Espagne a conclu plus de 90 CDI en vigueur, couvrant tous les États membres de l’UE, les principaux partenaires commerciaux (États-Unis, Chine, Japon, Mexique, Brésil) et pratiquement toute la région latino-américaine.
Méthodes d’élimination dans les CDI
Méthode d’exonération : le pays de résidence exonère les revenus imposés à la source :
- Exonération totale — les revenus sont entièrement exclus de la base imposable du pays de résidence.
- Exonération avec progressivité — les revenus sont exclus de la base imposable mais sont pris en compte pour déterminer le taux applicable aux autres revenus.
Méthode du crédit (imputation) : le pays de résidence réduit son propre impôt du montant payé à l’étranger :
- Crédit ordinaire — limité à l’impôt que l’Espagne prélèverait sur ces revenus.
- Crédit intégral — l’impôt étranger est entièrement déductible même s’il excède la dette espagnole.
- Crédit fictif (tax sparing) — l’Espagne autorise un crédit pour un impôt notionnel même si le pays source a accordé une exonération, respectant ainsi les politiques d’incitation des pays en développement.
Situations pratiques où la double imposition survient
Les scénarios courants pour les sociétés et les personnes physiques espagnoles incluent :
- Dividendes reçus de filiales étrangères (double imposition tant économique que juridique peut s’appliquer simultanément).
- Revenus d’emploi gagnés à l’étranger par des salariés détachés.
- Bénéfices imputables à des établissements stables étrangers.
- Intérêts et redevances versés entre parties liées au-delà des frontières.
- Plus-values réalisées sur la cession de participations étrangères ou d’immeubles à l’étranger.
L’équipe de fiscalité internationale de BMC analyse chacune de ces situations pour identifier la convention applicable, la méthode d’élimination la plus favorable et l’interaction correcte avec le droit interne espagnol.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre double imposition juridique et économique ?
Comment les conventions de double imposition éliminent-elles la double imposition ?
Quelles dispositions du droit espagnol traitent de la double imposition ?
Quand la méthode d'exonération s'applique-t-elle ?
Qu'est-ce que la méthode du crédit d'impôt ou d'imputation ?
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