Perte de la déduction pour résidence principale après la donation de la part d'un conjoint
La Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère pertinent concernant l'application de la déduction pour investissement dans la résidence principale au titre de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) lorsqu'une donation d'une partie de la propriété intervient entre conjoints. Ce scénario est courant dans les mariages sous le régime de la séparation de biens qui décident de modifier la titularité de leur résidence.
Ce qu'a décidé la DGT
La consultation posée analysait si un conjoint qui donne sa part du logement pourrait conserver le droit à la déduction pour investissement dans la résidence principale, en arguant que le bien demeure sa résidence et qu'il continue de rembourser sa part du prêt hypothécaire. La DGT a répondu par la négative.
Le critère établit que le conjoint donateur cesse de remplir la condition indispensable d'acquisition de la propriété. Ne n'étant plus propriétaire de cette partie de l'immeuble, il perd la capacité de continuer à pratiquer la déduction. D'un autre côté, le conjoint donataire bénéficie d'un traitement différencié : il pourra continuer à déduire la partie du logement acquise avant 2013 sous le régime transitoire, mais il ne pourra pas déduire les montants correspondant à la nouvelle part acquise par donation, étant donné que le prêt de ladite part continuera d'être remboursé par l'autre conjoint.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes propriétaire d'une partie de votre résidence principale et que vous envisagez de donner votre quote-part de propriété à votre conjoint, vous devez considérer les implications fiscales dans votre déclaration de revenus. La perte de la qualité de propriétaire implique la perte automatique du droit à la déduction pour investissement dans la résidence principale pour la part cédée. Cet impact affecte directement les particuliers opérant sous le régime de la séparation de biens et cherchant à modifier la structure de propriété de leur résidence.
Ce qu'il convient de faire
Avant de formaliser toute transmission de propriété entre conjoints, il est nécessaire d'évaluer l'impact financier que la perte de la déduction dans l'IRPF aura. Chaque situation familiale et de titularité de la dette hypothécaire est différente, il est donc recommandé d'évaluer les conséquences fiscales de l'opération de manière individualisée afin de déterminer si la transmission est opportune sur le plan global.
Questions fréquentes
- Le donateur peut-il continuer à déduire s'il continue de vivre dans la maison ?
- Non, car la déduction exige de maintenir la qualité de propriétaire du logement.
- Qu'en est-il de la déduction du conjoint qui reçoit la propriété ?
- Il pourra maintenir la déduction pour la part acquise avant 2013, mais pas pour la part reçue par donation si le prêt est payé par l'autre conjoint.