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Les scissions partielles financières et les fusions peuvent bénéficier de la neutralité fiscale

Les opérations de réorganisation sociétale, telles que les scissions partielles financières ou les fusions par absorption, bénéficient d'un cadre de neutralité fiscale visant à éviter une charge fiscale immédiate lors des processus de restructuration. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé les limites et les conditions permettant à ces opérations de bénéficier dudit régime.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation contraignante détermine que la scission partielle financière impropre peut bénéficier du régime de neutralité fiscale, à condition de respecter les exigences de l'article 76.2.1º c) de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS) et d'être qualifiée de scission commerciale. De son côté, les fusions par absorption pourront appliquer ce régime si elles sont exécutées selon les termes de l'article 76.1 c) de la même norme.

Un point clé de la résolution concerne la gestion des bases imposables négatives. La DGT souligne que l'existence de ces bases n'invalide pas l'application du régime de neutralité, dès lors que l'opération n'a pas pour finalité prépondérante leur utilisation. L'organisme avertit que le régime ne sera pas applicable s'il est déterminé que l'objectif principal de la restructuration est la fraude ou l'évasion fiscale.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les sociétés qui entreprennent des processus de réorganisation afin d'optimiser leur structure, cette clarification apporte une sécurité juridique quant à la viabilité de la neutralité fiscale dans des opérations complexes. Cela signifie que la présence de pertes fiscales accumulées ne constitue pas, en soi, un obstacle à l'application du régime, tant que la substance économique de l'opération est légitime.

Ce qu'il convient de faire

Face à une éventuelle réorganisation sociétale, il est nécessaire d'évaluer la nature de l'opération pour s'assurer qu'elle répond à la qualification de scission commerciale ou aux termes de fusion prévus par la LIS. Il est fondamental de documenter que la structure de l'opération répond à une logique d'optimisation et non à une intention d'utilisation de bases imposables négatives, afin d'éviter que l'Administration ne conteste la finalité de la transaction.

Questions fréquentes

La présence de bases imposables négatives empêche-t-elle la neutralité fiscale ?
Non, à condition que l'opération n'ait pas pour finalité principale l'utilisation de ces bases.
Quelle est la condition essentielle pour la scission partielle financière ?
Elle doit respecter les exigences de l'article 76.2.1º c) de la LIS et être qualifiée de scission commerciale.
Rescrit officiel V5611-26
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