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Les scissions partielles d'activités immobilières peuvent bénéficier de la neutralité fiscale

Les sociétés opérant avec des modèles économiques mixtes, combinant l'activité commerciale et la gestion d'actifs immobiliers, disposent d'une voie pour réaliser des réorganisations structurelles sans que celles-ci n'entraînent un impact fiscal immédiat. La Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié les conditions permettant à la scission partielle d'une branche d'activité de bénéficier du régime de neutralité fiscale.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation analyse si un ensemble d'éléments patrimoniaux immobiliers, destinés à la location et incluant des entrepôts industriels partiellement affectés à l'activité commerciale, peut être considéré comme une branche d'activité autonome. Le critère de l'administration établit que la scission partielle est compatible avec le régime de neutralité fiscale à condition que trois conditions soient remplies :

  • Autonomie économique : Le patrimoine séparé doit constituer une unité économique capable de fonctionner par ses propres moyens.
  • Continuité de l'activité : L'entité scindée doit maintenir une autre branche d'activité après l'opération.
  • Finalité économique : L'opération ne doit pas avoir pour objectif principal la fraude ou l'évasion fiscale.

Par ailleurs, la DGT précise que l'existence d'immeubles à usage mixte n'empêche pas la scission, à condition que l'activité commerciale d'origine puisse se poursuivre dans des conditions analogues, par exemple, par la location de l'espace séparé.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les sociétés qui cherchent à séparer leurs lignes de métier, cette résolution offre une sécurité juridique dans les processus de réorganisation. Si une entreprise souhaite séparer son portefeuille d'actifs immobiliers de son exploitation commerciale, elle pourra le faire sans que l'opération ne soit immédiatement imposée au titre de l'Impôt sur les Sociétés (IS), à condition que la partie séparée soit une unité opérationnelle indépendante et que la société mère conserve son activité principale.

Ce qu'il convient de faire

Avant de procéder à une scission de ce type, il est nécessaire de réaliser une analyse technique démontrant l'autonomie de la branche d'activité qui sera séparée. Il doit être prouvé que l'unité économique résultante peut fonctionner de manière indépendante et que l'activité commerciale de la société scindée n'est pas interrompue, mais s'adapte à la nouvelle structure patrimoniale.

Questions fréquentes

Est-il nécessaire que la société maintienne une activité après la scission ?
Oui, pour bénéficier du régime de neutralité fiscale, l'entité scindée doit conserver une autre branche d'activité.
Que se passe-t-il si l'immeuble est utilisé à la fois pour le commerce et la location ?
L'existence d'un usage mixte n'empêche pas la scission, à condition que l'activité commerciale puisse continuer à fonctionner de manière analogue, par exemple, par le biais de la location.
Rescrit officiel V5457-26
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