Les intérêts de retard pour non-paiement de salaires ne sont pas soumis à la retenue à la source de l'IRPF
La Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère pertinent concernant le traitement fiscal des intérêts de retard découlant du non-paiement de salaires. Cette résolution aborde la nature de ces paiements et les obligations de retenue que les entreprises doivent respecter lorsqu'elles sont contraintes de verser de tels concepts, généralement par décision judiciaire.
Ce qu'a décidé la DGT
La consultation portait sur la question de savoir si les intérêts de retard pour le paiement du salaire devaient être soumis à une retenue à la source au titre de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). La DGT a statué que ces intérêts possèdent un caractère indemnitaire, car leur finalité est de réparer les dommages et préjudices causés au travailleur par le retard de paiement.
En raison de cette nature, le critère établit que :
- Les intérêts sont imposés comme des gains en capital (ganancias patrimoniales) et non comme des revenus du capital mobilier.
- N'étant pas un revenu soumis à retenue selon l'article 75 du RIRPF, l'entreprise ne doit effectuer aucune retenue.
- Ces montants ne doivent pas être inclus dans le modèle 190, puisqu'ils ne font pas partie des revenus soumis à retenue que la réglementation exige de déclarer.
Ce que cela signifie pour vous
L'impact de cette résolution se divise selon le profil concerné :
- Pour les entreprises : Les entités qui doivent verser des intérêts de retard suite à des sentences judiciaires relatives aux salaires n'ont pas l'obligation d'effectuer une retenue d'IRPF sur ces montants. De même, elles sont exemptées de l'obligation d'informer sur ces paiements dans le modèle 190.
- Pour les travailleurs : Le bénéficiaire de ces intérêts doit garder à l'esprit qu'il ne recevra pas le montant net après retenue, mais le montant brut. Dans sa déclaration de revenus, il devra déclarer ces revenus comme des gains en capital.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire que les départements de paie et de comptabilité ajustent leurs procédures face aux éventuels paiements découlant de litiges de travail. Étant donné que la nature du concept modifie son traitement fiscal, il est fondamental de vérifier que le paiement est correctement enregistré comme une indemnité et non comme un revenu du travail ou du capital. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour assurer le respect des obligations d'information et de retenue correspondantes.
Questions fréquentes
- Comment les travailleurs doivent-ils déclarer ces intérêts ?
- Ils doivent les imposer comme des gains en capital dans leur déclaration de revenus.
- Les entreprises doivent-elles déclarer ces paiements dans le modèle 190 ?
- Non, car ils ne constituent pas des revenus soumis à retenue selon le critère de la DGT.