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Les entreprises apportant des quotes-parts de biens en indivision peuvent bénéficier de la neutralité fiscale

La gestion d'actifs immobiliers par l'apport de quotes-parts de participation dans des biens en indivision a suscité des doutes quant à son traitement fiscal. La Direction Générale des Tributs (DGT) a récemment clarifié si ces opérations peuvent bénéficier du régime spécial de neutralité fiscale prévu par la réglementation en vigueur.

Ce qu'a décidé la DGT

L'organe consultatif a déterminé que l'apport d'une quote-part idéale d'un bien en indivision constitue un apport non monétaire, conformément aux dispositions de l'article 87.1 de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS), et ne doit pas être qualifié de branche d'activité.

Pour que cette opération puisse bénéficier du régime de neutralité fiscale, l'entité apporteuse doit remplir deux conditions fondamentales :

  • Condition de participation : L'entité apporteuse doit conserver une participation d'au moins 5 % dans les fonds propres de l'entité bénéficiaire.
  • Substance économique : L'opération ne peut pas avoir pour objectif principal la fraude ou l'évasion fiscale, il doit donc exister des motifs économiques valables justifiant la transaction.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les sociétés opérant avec des actifs immobiliers ou des participations dans des biens communs, ce critère apporte une sécurité juridique sur la nature de l'apport. En confirmant qu'il s'agit d'un apport non monétaire, la voie est ouverte pour appliquer le régime de neutralité fiscale, à condition de garantir la participation minimale exigée dans la société bénéficiaire.

Ce scénario est pertinent pour les processus de réorganisation sociétale où l'actif n'est pas la pleine propriété, mais une quote-part idéale ou une part indivise d'un immeuble. La clé du succès fiscal de l'opération réside dans la structure de capital résultante et dans la justification de l'opération au-delà de l'économie d'impôt.

Ce qu'il convient de faire

Face à une opération de ce type, il est nécessaire de vérifier que la structure de l'apport respecte strictement le pourcentage de participation dans les fonds propres de l'entité qui reçoit le bien. De même, la raison économique de l'opération doit être documentée pour éviter que l'Administration ne la considère comme une manœuvre à des fins purement fiscales. Il est recommandé d'évaluer la situation spécifique de la société et la nature de la quote-part apportée avant de procéder à la transaction.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui est considéré comme une quote-part de bien en indivision ?
Il s'agit de la part indivise ou idéale qu'un propriétaire détient sur un bien commun, sans être le propriétaire de la totalité de l'immeuble.
Quel est le pourcentage minimum de participation requis ?
L'entité apporteuse doit conserver une participation d'au moins 5 % dans les fonds propres de l'entité bénéficiaire.
Rescrit officiel V5631-26
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