La distribution de dividendes non proportionnelle : risque d'imposition par l'Impôt sur les Donations
Le traitement fiscal des dividendes est généralement lié à l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Cependant, une résolution récente de la Direction Générale des Tributs (DGT) met en garde contre les conséquences de distributions qui ne respectent pas la proportionnalité de la participation actionnariale sans le soutien réglementaire interne approprié.
Ce qu'a décidé la DGT
La consultation analyse les implications fiscales d'un accord de distribution de dividendes qui ne s'ajuste pas à la participation de chaque associé. Le critère de la DGT est clair : pour qu'une distribution de dividendes non proportionnelle soit imposée à l'IRPF en tant que revenu de capital mobilier, il doit exister une disposition expresse dans les statuts sociaux de la société.
En l'absence d'une telle disposition statutaire, si un associé reçoit un montant supérieur à celui qui lui reviendrait selon son pourcentage de participation, cet excédent n'est pas considéré comme un revenu de capital. Au lieu de cela, il est entendu qu'une remise à titre de libéralité a eu lieu, ce qui constitue un accroissement de patrimoine à titre gratuit soumis à l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD). Pour que cette qualification soit valide, la présence de l'animus donandi doit être démontrée de manière indiscutable.
Ce que cela signifie pour vous
Ce critère affecte directement deux profils :
- Pour l'associé : Celui qui reçoit des dividendes supérieurs à son pourcentage de participation pourrait se voir obligé de payer l'Impôt sur les Successions et les Donations sur l'excédent reçu, ce qui modifie la charge fiscale initialement prévue.
- Pour l'entreprise : La société doit s'assurer que ses statuts prévoient des critères de distribution différents de la proportionnalité si elle souhaite que ces mouvements soient imposés comme revenus de capital mobilier en vertu de la Loi de l'IRPF.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire de vérifier que les critères de distribution des bénéfices de la société sont correctement reflétés dans ses statuts sociaux, conformément à la Loi sur les Sociétés de Capitaux. Si la société a l'intention de procéder à des distributions non proportionnelles, l'adéquation de la réglementation interne est fondamentale pour éviter que l'Administration ne qualifie l'excédent de donation soumise à l'ISD. Chaque situation doit être analysée pour déterminer l'adéquation des accords de distribution avec la réglementation en vigueur.
Questions fréquentes
- Pourquoi l'excédent de dividendes pourrait-il être imposé par l'ISD ?
- Parce qu'en l'absence de disposition statutaire, l'Administration peut considérer que l'excédent est remis avec une intention de donation et non comme un revenu de capital.
- Comment peut-on éviter que la distribution non proportionnelle soit considérée comme une donation ?
- En incluant dans les statuts sociaux de l'entreprise des critères de distribution qui permettent la non-proportionnalité.