Imposition de la constitution gratuite de droits de préemption et de rachat
La Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère pertinent concernant la nature fiscale de la constitution gratuite de droits d'acquisition préférentielle, tels que le droit de préemption (tanteo) et le droit de rachat (retracto). Cette résolution analyse quel impôt doit être appliqué lorsqu'un droit de cette nature est transmis sans contrepartie économique.
Ce qu'a décidé la DGT
La consultation portait sur l'imposition de l'acquisition d'un droit de préemption et de rachat sans contrepartie. L'organisme a statué que la constitution de ces droits à titre gratuit constitue une transmission lucrative inter vivos.
En conséquence de cette qualification, l'opération n'est pas soumise à l'Impôt sur les Transmissions Patrimoniales et les Actes Juridiques Documentés (ITP-AJD), mais doit être soumise aux Droits de Succession et de Donation (ISD), conformément à la Loi 29/1987. De même, il est établi que la base imposable pour le calcul de l'impôt sera la valeur de marché du droit acquis.
Ce que cela signifie pour vous
Ce critère a une incidence directe sur les personnes physiques qui reçoivent gratuitement des droits sur des biens immobiliers, que ce soit de la part de membres de leur famille ou de tiers. Si vous recevez un droit d'acquisition préférentielle sans effectuer de paiement pour celui-ci, l'administration ne le traitera pas comme une opération soumise à l'impôt sur les transmissions, mais comme une donation.
Cela implique que la valeur devant être déclarée pour le paiement des impôts n'est pas de zéro, mais correspond à la valeur de marché que ce droit possède au moment de la transmission. Une évaluation correcte de ce droit est fondamentale pour respecter les obligations fiscales découlant de la Loi sur les Droits de Succession et de Donation et du Code Civil.
Ce qu'il convient de faire
Face à une opération de cette nature, il est nécessaire de déterminer avec précision la valeur de marché du droit de préemption ou de rachat que l'on souhaite constituer. Étant donné que la base imposable dépend de cette valeur, une évaluation incorrecte pourrait entraîner des inspections de la part du fisc autonome ou de l'État. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière afin de s'assurer que la transmission est correctement classée sous l'impôt correspondant.
Questions fréquentes
- Quel impôt s'applique si je reçois gratuitement un droit de préemption ?
- Les Droits de Succession et de Donation (ISD) s'appliquent.
- Comment calcule-t-on la base imposable dans ce cas ?
- Il faut utiliser la valeur de marché du droit acquis.