Les sociétés doivent transférer les risques et les avantages pour bénéficier de l'exonération sur la cession de participations
L'application de l'exonération prévue à l'article 21.3 de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS) pour la cession de participations dans d'autres entités nécessite une analyse précise du moment où ladite opération se produit. La signature d'un contrat ne suffit pas ; la clé réside dans le transfert effectif de la propriété économique.
Ce qu'a décidé la DGT
La Direction Générale des Tributs (DGT) a déterminé que, pour bénéficier de l'exonération, la société doit remplir les conditions de participation (supérieure à 5 %) et de détention (pendant plus d'un an) à la date exacte de la cession. En suivant les critères comptables de l'Institut de Comptabilité et d'Audit des Comptes (ICAC), la cession est considérée comme réalisée au moment où la sortie de l'actif financier est effectuée en comptabilité.
Ce jalon comptable intervient lorsque les risques et les avantages associés à la participation ont été substantiellement transférés. À cet égard, l'autorité précise que si une condition résolutoire existe, celle-ci ne sera considérée que comme une garantie de paiement si elle n'altère pas le transfert des risques et des avantages ; dans ce cas, la cession sera considérée comme réalisée dès le début de l'opération.
Ce que cela signifie pour vous
Si votre société prévoit de céder des participations dans d'autres entités pour bénéficier de l'exonération de l'Impôt sur les Sociétés (IS), le facteur déterminant ne sera pas seulement l'accord formel, mais la réalité économique de l'opération. L'administration fiscale veillera à ce que la sortie comptable de l'actif coïncide avec le moment où la société cesse d'assumer les risques et de percevoir les avantages de l'entité détenue.
Cela implique que la structure de l'opération et les clauses de garantie doivent être alignées avec le moment de la cession afin d'éviter que l'Administration ne considère que les conditions de détention n'étaient pas remplies à la date correcte.
Ce qu'il convient de faire
Face à une opération de ce type, il est nécessaire de :
- Vérifier que la sortie comptable de l'actif financier est effectuée au moment où les risques et les avantages sont effectivement transférés.
- S'assurer qu'à cette date de sortie, le pourcentage de participation minimum ainsi que la période de détention exigée par la LIS sont respectés.
- Analyser la nature de toute condition résolutoire pour confirmer qu'elle n'empêche pas de considérer la cession comme réalisée dès le début.
Questions fréquentes
- Quand la cession est-elle considérée comme ayant eu lieu aux fins fiscales ?
- Elle est considérée comme réalisée lorsque les risques et les avantages sont substantiellement transférés, ce qui coïncide avec la sortie de l'actif financier de la comptabilité.
- Quelles conditions la société doit-elle remplir pour bénéficier de l'exonération ?
- Elle doit détenir une participation supérieure à 5 % et l'avoir détenue pendant plus d'un an à la date de la cession.