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Les sociétés acquéreuses peuvent se subroger dans les déficits fiscaux de la branche d'activité transmise

Dans les opérations de réorganisation d'entreprise soumises au régime spécial d'apport de branches d'activité, la gestion des pertes accumulées est un facteur déterminant pour l'efficacité fiscale de l'opération. La Dirección General de Tributos (DGT) a précisé le traitement des déficits fiscaux (bases imponibles negativas) en attente de compensation dans ces scénarios.

Ce qu'a résolu la DGT

L'autorité fiscale établit que l'entité acquéreuse a la possibilité de se subroger dans les déficits fiscaux de la société cédante, à condition de respecter une condition essentielle : que ces déficits aient été générés spécifiquement par la branche d'activité qui est transmise. L'objectif est de garantir que l'avantage fiscal reste lié à l'unité économique qui l'a généré.

Dans les cas où il s'avère impossible de déterminer avec précision quelle activité spécifique a généré les déficits fiscaux, la DGT admet l'application d'un critère de répartition proportionnelle. Pour ce faire, il pourra être utilisé la valeur de marché ou la valeur comptable de l'ensemble du patrimoine transmis par rapport au patrimoine total de la société cédante.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les sociétés qui procèdent à des apports de branches d'activité, ce critère permet une plus grande prévisibilité dans la planification fiscale de la réorganisation. Si l'opération est réalisée sous le régime spécial prévu par la Loi 27/2014, l'entité qui reçoit l'activité ne perd pas le droit de compenser les pertes de la cédante, à condition que l'origine de celles-ci puisse être prouvée ou que la méthode de répartition proportionnelle mentionnée soit appliquée.

Ce qu'il convient de faire

Face à une opération de ce type, il est nécessaire de réaliser une analyse préalable de la traçabilité des déficits fiscaux. Il est fondamental de disposer d'une documentation permettant d'identifier quelle partie des pertes correspond à la branche d'activité faisant l'objet de la transmission. Dans le cas où l'identification directe n'est pas viable, il convient de préparer le calcul basé sur les valeurs comptables ou de marché du patrimoine afin de justifier la répartition proportionnelle devant l'Administration fiscale.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je ne peux pas identifier quelle activité a généré la perte ?
Un critère de répartition proportionnelle basé sur la valeur de marché ou comptable du patrimoine transmis par rapport au total peut être appliqué.
Quelle réglementation régit ce critère ?
Il s'applique aux opérations soumises au régime spécial de la Loi 27/2014 sur l'Impôt sur les Sociétés.
Rescrit officiel V5625-26
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