Aller au contenu

Les salariés réembauchés par l'entreprise en moins de trois ans perdent l'exonération sur l'indemnité de licenciement

L'exonération fiscale des indemnités de licenciement est un avantage qui permet de percevoir ces sommes sans qu'elles soient soumises à l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Cependant, la continuité de la relation de travail avec l'entité employeuse peut invalider ce traitement fiscal.

Ce qu'a décidé la DGT

La Dirección General de Tributos (DGT) a analysé si la réintégration d'un travailleur dans son ancienne entreprise affecte l'exonération prévue à l'article 7 e) de la Loi de l'IRPF. Le critère établit que, pour que l'indemnité ne soit pas imposée, il doit exister une rupture réelle et effective du travailleur avec l'entreprise.

L'administration a indiqué qu'il est présumé qu'une telle rupture n'existe pas si le travailleur recommence à fournir des services dans la même entreprise ou dans une société liée dans les trois années suivant le licenciement. Cette présomption de continuité de l'emploi vise à éviter que les licenciements ne soient utilisés pour obtenir des avantages fiscaux sans qu'une véritable rupture avec l'entité ne se produise.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous avez reçu une indemnité de licenciement et que vous décidez de réintégrer la même compagnie ou une entreprise du même groupe économique dans une période inférieure à trois ans, l'Agence Tributaire pourrait considérer que la rupture n'était pas réelle. Dans ce scénario, l'indemnité ne serait plus exonérée et serait imposée en tant que revenu du travail.

Il est important de comprendre que la réglementation ne concerne pas seulement l'entreprise directe, mais aussi les entreprises liées, ce qui élargit la portée de cette présomption de continuité.

Ce qu'il convient de faire

Bien que la présomption selon laquelle la rupture n'est pas réelle soit forte, la réglementation permet la preuve contraire. Cela signifie que le contribuable peut tenter de prouver que la nouvelle relation de travail est indépendante et que la rupture initiale était, de fait, réelle et effective. Face à des situations de réembauche au sein de groupes d'entreprises, il est nécessaire d'évaluer la nature de la nouvelle relation et la documentation étayant la rupture préalable afin d'éviter des risques fiscaux.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je retravaille dans une entreprise du même groupe ?
La même présomption de continuité s'applique, ce qui pourrait invalider l'exonération de l'indemnité.
Est-il possible de démontrer que la rupture était bien réelle ?
Oui, la présomption admet la preuve contraire pour prouver que la nouvelle relation n'annule pas la rupture précédente.
Rescrit officiel V1559-26
Voir le rescrit complet →
Email
Contact