Aller au contenu

Les retraités n'auront pas à déclarer s'ils perçoivent le complément de réduction des écarts de genre si leurs revenus ne dépassent pas le seuil légal

Le versement d'arriérés pour des concepts relevant de la Sécurité Sociale génère souvent des doutes quant à l'obligation de déposer une déclaration de revenus. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé la manière dont doivent être comptabilisés les revenus dérivés du complément pour la réduction des écarts de genre par rapport aux seuils de déclaration de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF).

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation porte sur la question de savoir si la perception d'un complément de réduction des écarts de genre, correspondant à des exercices antérieurs, oblige un retraité à présenter une déclaration de revenus. Le critère de l'Administration repose sur les points suivants :

  • Nature du revenu : Le complément de réduction des écarts de genre a la même nature que la pension de retraite contributive.
  • Imputation temporelle : Ces revenus doivent être imputés à la période d'imposition au cours de laquelle ils étaient exigibles. Étant perçus lors d'une année différente de celle à laquelle ils correspondaient, il convient d'appliquer la règle spéciale de l'article 14.2.b) de la LIRPF, ce qui implique de réaliser des déclarations complémentaires pour les exercices précédents.
  • Détermination de l'obligation : L'obligation de déclaration ne se mesure pas par le total perçu au cours de l'année actuelle, mais par les seuils établis à l'article 96 de la LIRPF. Pour ce calcul, l'Institut National de la Sécurité Sociale (INSS) est considéré comme un payeur unique.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes retraité et que vous recevez un paiement extraordinaire ou un arriéré au titre du complément de réduction des écarts de genre, ce revenu s'ajoute à votre pension habituelle pour déterminer s'il dépasse les seuils d'obligation de déclaration. Cependant, le critère clé est que l'obligation de déclaration est analysée selon le principe que l'INSS est l'unique payeur. Si la somme de la pension et de ce complément ne dépasse pas les limites légales établies pour un payeur unique, l'obligation de présenter une déclaration pour ce concept au cours de l'exercice actuel ne naît pas.

Ce qu'il convient de faire

Lors de la réception de paiements pour des concepts liés à l'écart de genre correspondant à des années antérieures, il est nécessaire de vérifier s'il convient de procéder à la présentation de déclarations complémentaires pour les exercices passés. L'application correcte de la réglementation de la LIRPF est fondamentale pour éviter des divergences avec l'Administration. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière afin de déterminer si le versement de ces arriérés modifie votre statut de non-assujetti à la déclaration ou s'il nécessite une régularisation des exercices précédents.

Questions fréquentes

Le versement d'arriérés pour l'écart de genre m'oblige-t-il toujours à déclarer ?
Non, l'obligation dépend de savoir si la somme de la pension et du complément dépasse les seuils de déclaration pour un payeur unique.
Comment doivent être déclarés les paiements reçus pour des années antérieures ?
Ils doivent être imputés à l'exercice au cours duquel ils étaient exigibles, en effectuant les déclarations complémentaires correspondantes.
Rescrit officiel V5603-26
Voir le rescrit complet →
Réserver le premier rendez-vous offert