Les résidents fiscaux en Espagne travaillant au Canada pourront être imposés dans les deux pays
La résidence fiscale en Espagne ne garantit pas l'exclusion du pouvoir fiscal d'autres États lorsque l'activité professionnelle est exercée physiquement sur un territoire étranger. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié la situation des travailleurs exerçant leurs fonctions au Canada.
Ce qu'a résolu la DGT
La consultation analyse la situation d'un résident fiscal en Espagne percevant des rémunérations pour un travail effectué physiquement au Canada. Le critère technique détermine que le Canada possède le pouvoir de taxer ces revenus en tant qu'État de la source. Cette capacité d'imposition survient lorsque les conditions d'exemption établies à l'article XV.2 de la Convention entre l'Espagne et le Canada ne sont pas remplies, précisément en raison d'un séjour dépassant 183 jours sur toute période de douze mois sur le territoire canadien.
Face à ce scénario, la réglementation établit que l'Espagne devra éliminer la double imposition qui en résulte. Pour ce faire, la méthode de déduction prévue par la Convention signée entre les deux États sera appliquée, permettant au contribuable de compenser l'impôt payé au Canada avec son obligation fiscale en Espagne.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes une personne physique résidente en Espagne et que vous exercez des activités professionnelles physiquement au Canada, vous devez considérer les points suivants :
- Pouvoir fiscal du Canada : Si votre séjour au Canada dépasse 183 jours sur une période de douze mois, le pays a le droit de taxer votre salaire.
- Double imposition : Bien que les deux pays aient le droit de taxer le revenu, l'impôt intégral ne sera pas payé deux fois, car l'Espagne appliquera une déduction.
- Critère de résidence : Être résident fiscal en Espagne n'empêche pas l'État où le travail physique est exercé de réclamer sa part de l'imposition.
Ce qu'il convient de faire
Il est fondamental d'assurer un suivi rigoureux des jours de séjour physique au Canada pour déterminer si le seuil des 183 jours est atteint. L'application correcte de la Convention Espagne-Canada est essentielle pour garantir l'application de la méthode de déduction correspondante et éviter des erreurs dans la déclaration de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Étant donné que chaque situation de mobilité internationale présente des nuances spécifiques, il est nécessaire d'évaluer chaque cas de manière individualisée pour déterminer l'impact exact sur la charge fiscale.
Questions fréquentes
- Comment éviter de payer deux fois pour le même salaire ?
- L'Espagne applique la méthode de déduction prévue par la Convention Espagne-Canada pour compenser l'impôt payé à l'étranger.
- Que se passe-t-il si je reste moins de 183 jours au Canada ?
- Si les conditions d'exemption de la Convention sont remplies, le pouvoir d'imposition pourrait ne pas incomber au Canada.