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Les primes de 2023 doivent être imposées lors de l'exercice où elles étaient exigibles

La gestion des paiements rétroactifs, tels que les primes ou les incitations des années précédentes, pose des défis pour la détermination de la période d'imposition correspondante au titre de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé le critère applicable lorsqu'un paiement correspondant à un exercice précédent est perçu une année différente en raison d'accords ou de résolutions.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation analyse l'imputation temporelle du montant d'une prime correspondant à l'année 2023 perçue en 2024. Le critère établit que, si la détermination du droit au paiement ou le montant de la prime ne dépendait pas d'une décision judiciaire, le revenu doit être imputé à la période d'imposition où il était exigible.

Dans le cas concret analysé, la prime étant exigible en 2023, le revenu doit être imposé lors de cet exercice. La réglementation applicable se fonde sur la Loi de l'IRPF et la Loi Générale Tributaire, déterminant que le fait générateur se produit lorsque le droit de percevoir le revenu naît.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes un travailleur percevant une prime ou une incitation qui correspondait légalement à l'exercice précédent, vous ne pouvez pas déclarer ce montant l'année où vous recevez l'argent sur votre compte bancaire. Le critère de la DGT oblige à ce que le revenu soit affecté à l'année où le droit de le percevoir a été généré.

Cela implique que l'encaissement effectif une année ultérieure ne reporte pas l'obligation fiscale à l'exercice actuel. La pertinence de ce critère réside dans la distinction entre le moment de l'acquisition ou de l'exigibilité et le moment de l'encaissement effectif.

Ce qu'il convient de faire

Lors de la réception de paiements rétroactifs correspondant à des exercices clôturés, il est nécessaire de vérifier la date d'exigibilité de ces montants. Si le paiement correspond à une année antérieure, il faudra procéder comme suit :

  • Identifier l'exercice fiscal correct selon l'exigibilité de la prime.
  • Présenter une déclaration complémentaire de l'impôt correspondant à l'année où le revenu était exigible.
  • Effectuer cette démarche pour éviter d'éventuelles complications, en tenant compte du fait que la présentation d'une déclaration complémentaire dans ces cas ne comporte ni sanction ni intérêts de retard.

Questions fréquentes

Dois-je déclarer la prime l'année où je reçois l'argent ?
Non, elle doit être déclarée lors de l'exercice où le droit au paiement était exigible.
Dois-je payer des sanctions pour avoir présenté une déclaration complémentaire ?
Non, la présentation d'une déclaration complémentaire dans ce cas précis n'entraîne ni sanction ni intérêts de retard.
Rescrit officiel V5663-26
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L’appliquer à un cas réel

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