Les nutritionnistes ne pourront exonérer leurs services de la TVA que s'ils ont une finalité sanitaire
L'application de l'exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour les services fournis par des professionnels de la nutrition n'est pas automatique. La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé les limites qui doivent être respectées pour que ces activités ne soient pas soumises au taux d'imposition général.
Ce qu'a décidé la DGT
L'administration a déterminé que, pour que les services des diététiciens-nutritionnistes bénéficient de l'exonération prévue par la réglementation en vigueur, deux conditions doivent être réunies simultanément :
- Qualification professionnelle : Le prestataire de services doit posséder le titre et la qualification exigés par l'ordre juridique pour l'exercice de la profession de santé.
- Finalité sanitaire : Le service fourni doit être spécifiquement orienté vers le diagnostic, la prévention ou le traitement de maladies.
Si le service de nutrition n'a pas une finalité thérapeutique ou de santé publique liée à la prévention ou au traitement de pathologies, l'activité est soumise au taux d'imposition de 21 pour cent.
Ce que cela signifie pour vous
Pour les professionnels de santé et les sociétés qui facturent ces services, ce critère établit une frontière claire entre l'activité de bien-être et l'activité sanitaire. Si votre activité se limite à l'orientation nutritionnelle générale ou au conseil sans composante de diagnostic ou de traitement de maladies, l'exonération de la TVA n'est pas applicable.
Cela implique que la nature du service dictera la charge fiscale. Les entreprises qui regroupent des services de professionnels de santé doivent s'assurer que la finalité de chaque prestation est strictement thérapeutique afin de pouvoir appliquer l'exonération correctement et éviter tout litige avec l'Administration.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire d'évaluer la nature des services fournis et la documentation qui justifie l'activité. La capacité à justifier que le service a un objectif de diagnostic, de prévention ou de traitement est fondamentale pour soutenir l'exonération de la TVA. Il est recommandé d'analyser si l'activité s'inscrit dans les cas prévus par la Loi 44/2003 d'organisation des professions de santé afin de garantir la conformité avec la réglementation fiscale.
Questions fréquentes
- Que se passe-t-il si un nutritionniste n'a pas de finalité thérapeutique ?
- Ses services seront soumis au taux d'imposition de 21 % de TVA.
- Est-il suffisant d'être nutritionniste pour ne pas facturer la TVA ?
- Non, en plus du titre, le service doit avoir un but de diagnostic, de prévention ou de traitement de maladies.