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Les non-résidents pourront appliquer la réglementation forale dans les pactes successoraux si le défunt résidait au Pays basque

La gestion des pactes successoraux pour les contribuables non-résidents présente des nuances importantes concernant l'application de la réglementation autonome. Une récente consultation contraignante de la Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié la portée de l'option dont disposent ces contribuables concernant la réglementation forale lorsque le défunt résidait au Pays basque.

Ce qu'a résolu la DGT

La DGT établit que les pactes successoraux constituent des acquisitions mortis causa et sont imposés sur le fait générateur de l'héritage ou du legs. L'exigibilité de cet impôt survient au moment de la formalisation de l'accord ou lorsque cessent les limitations qui en suspendent l'effet.

Le critère technique précise que, si la valeur la plus importante des biens se situe sur le territoire commun, le recouvrement incombe à l'Agence Étatale de l'Administration Tributaire (AEAT). Néanmoins, le contribuable ayant la condition de non-résident peut exercer le droit d'opter pour la réglementation forale de la Communauté Autonome où résidait le défunt, conformément aux dispositions de la Loi 29/1987 sur l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD).

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes bénéficiaire d'un pacte successoral et que vous résidez à l'étranger, mais que le défunt avait sa résidence au Pays basque, vous disposez d'un avantage opérationnel pertinent. Bien que la liquidation de l'impôt doive être effectuée auprès de l'AEAT en raison de l'emplacement des biens, vous conservez la faculté d'appliquer les règles de la réglementation forale (dans ce cas, celle d'Álava, le cas échéant) au lieu de la réglementation étatique commune.

Cela implique que la détermination de la base imposable, les taux applicables et les réductions seront régis par la législation de la communauté du défunt, ce qui peut modifier considérablement la charge fiscale finale du pacte.

Ce qu'il convient de faire

Face à une telle situation, il est fondamental de :

  • Vérifier la proximité civile et la résidence habituelle du défunt au moment du décès.
  • Analyser l'emplacement des biens pour déterminer si la gestion incombe à l'AEAT ou au Trésor foral.
  • Évaluer l'impact de la réglementation forale par rapport à la réglementation étatique pour décider de l'exercice de l'option d'application de la loi autonome.

Compte tenu de la complexité des pactes successoraux et de l'interaction entre les réglementations étatiques et forales, il est recommandé d'évaluer chaque situation de manière individualisée.

Questions fréquentes

Dois-je payer l'impôt au Trésor foral si je choisis sa réglementation ?
Pas nécessairement ; si les biens se trouvent sur le territoire commun, le paiement s'effectue auprès de l'AEAT, mais en appliquant les règles de la réglementation forale choisie.
Quand l'impôt est-il exigible dans un pacte successoral ?
Il est exigible lors de la formalisation de l'accord ou lorsque disparaissent les limitations qui en suspendent l'effet.
Rescrit officiel V5547-26
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