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Les donations mortis causa avec transmission immédiate ne génèrent pas de plus-value ou moins-value patrimoniale

La nature juridique des donations à effet présent et des pactes successoraux a suscité des doutes quant à leur traitement fiscal au titre de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié le cadre de ces opérations afin d'éviter une double imposition ou une interprétation erronée de la base imposable.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation contraignante établit que la donation mortis causa, lorsqu'elle entraîne la transmission immédiate de la propriété, constitue un titre successoral. Par conséquent, son traitement au titre de l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD) doit être celui d'une transmission mortis causa.

En ce qui concerne l'IRPF, la DGT détermine que ces transmissions à titre gratuit sont régies par l'article 33.3.b) de la Loi de l'IRPF. Cela implique que, puisqu'il s'agit d'une transmission par cause de décès ou sous titres successoraux, il n'y a pas de génération de plus-value ou de moins-value patrimoniale pour le transmetteur.

Ce critère ne se limite pas uniquement à la donation mortis causa, mais s'étend aux pactes successoraux à effet présent prévus par les différentes législations forales, comme c'est le cas du Code Civil de la Catalogne.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les personnes physiques réalisant ce type d'actes, la conséquence principale est la sécurité juridique concernant l'impact sur leur déclaration de revenus. Comme elle n'est pas considérée comme une transmission à titre onéreux, le donateur n'aura pas à déclarer une plus-value patrimoniale résultant de l'augmentation de la valeur du bien transmis.

Cela évite que l'opération ne soit traitée comme une vente déguisée, ce qui pourrait entraîner une charge fiscale imprévue au titre de l'IRPF. Le focus fiscal se déplace exclusivement vers l'Impôt sur les Successions et les Donations, conformément à la réglementation applicable selon le titre successoral.

Ce qu'il convient de faire

Étant donné que la qualification de l'opération dépend de la nature du titre (s'il s'agit d'une donation pure, d'une donation mortis causa ou d'un pacte successoral foral), il est nécessaire d'analyser la documentation qui justifie la transmission. La structuration correcte de l'acte est fondamentale pour garantir l'application du régime des transmissions à titre gratuit et non celui des plus-values patrimoniales ordinaires. Il est recommandé d'évaluer chaque cas particulier pour confirmer la législation forale applicable et le respect des exigences de la Loi de l'IRPF.

Questions fréquentes

Dois-je déclarer une plus-value si je fais une donation mortis causa ?
Non, selon la DGT, ces transmissions sont régies par l'article 33.3.b) de la Loi de l'IRPF et ne génèrent pas de plus-value ou de moins-value patrimoniale.
Ce critère affecte-t-il les pactes successoraux foraux ?
Oui, le critère de la DGT s'étend aux pactes successoraux à effet présent prévus par les différentes législations forales.
Rescrit officiel V5595-26
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