Les acquéreurs d'immobilier devront utiliser la valeur de référence du Cadastre comme base imposable
La détermination de la base imposable dans l'Impôt sur les Transmissions de Patrimoine, les Actes Juridiques Documentés et les Opérations d'Activités Entrepreneuriales (ITPAJD) a été définie par la Direction Générale des Tributs (DGT). Le critère établit une hiérarchie claire pour le calcul du montant sur lequel le taux d'imposition sera appliqué lors des opérations de vente de biens immobiliers.
Ce qu'a résolu la DGT
La Direction Générale des Tributs a précisé que, lors de la transmission de biens immobiliers, la base imposable sera la valeur de référence prévue par la réglementation du Cadastre Immobilier. Toutefois, cette valeur n'est pas absolue s'il existe un montant supérieur dans l'opération. Si le prix de la vente, la contrepartie convenue ou la valeur déclarée par les intéressés s'avèrent supérieurs à la valeur de référence, la plus élevée de ces magnitudes devra être retenue comme base imposable.
Ce critère se fonde sur la réglementation en vigueur du Cadastre et sur le Texte Refondu de la Loi de l'Impôt sur les Transmissions de Patrimoine, les Actes Juridiques Documentés et les Opérations d'Activités Entrepreneuriales.
Ce que cela signifie pour vous
Ce critère a un impact direct tant pour les particuliers que pour les entreprises effectuant des opérations immobilières. Si vous acquérez un logement, un local ou un terrain, vous ne pourrez pas utiliser une valeur inférieure à celle assignée par le Cadastre à ce bien immobilier comme base de calcul pour l'impôt.
- Si le prix d'achat est inférieur à la valeur de référence : Vous devrez déclarer et payer l'impôt en utilisant la valeur de référence du Cadastre.
- Si le prix d'achat est supérieur à la valeur de référence : Vous devrez utiliser le prix réel de la transaction comme base imposable.
Pour les entreprises qui acquièrent des biens immobiliers pour leur activité économique, cette disposition conditionne le règlement des taxes associées à l'acquisition d'actifs immobiliers.
Ce qu'il convient de faire
Avant de formaliser toute transmission de biens immobiliers, il est nécessaire de vérifier la valeur de référence assignée par le Cadastre afin d'éviter des erreurs dans l'autoliquidation. Dans le cas où la valeur de référence serait considérée comme incorrecte, la réglementation prévoit que la seule voie pour la contester est la rectification de l'autoliquidation ou la contestation de la liquidation correspondante. Il est recommandé d'évaluer chaque opération individuellement pour s'assurer que la base imposable appliquée est la bonne, selon la magnitude la plus élevée entre le prix et la valeur cadastrale de référence.
Questions fréquentes
- Puis-je déclarer une valeur inférieure à celle du Cadastre si le prix d'achat est plus bas ?
- Non, la valeur de référence du Cadastre fait office de base minimale obligatoire.
- Comment peut-on contester la valeur de référence appliquée ?
- Cela n'est possible que par la rectification de l'autoliquidation ou la contestation de la liquidation.