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La compensation d'héritages par des biens est considérée comme une donation

La gestion des héritages nécessite souvent des ajustements après la signature des actes d'attribution. Cependant, toute modification impliquant la remise de biens pour compenser des droits successoraux en dehors des voies légales établies peut avoir des conséquences fiscales inattendues.

Ce qu'a résolu la DGT

La Dirección General de Tributos (DGT) a analysé la possibilité de rectifier un acte d'attribution partielle d'héritage par la remise d'une partie d'un bien (dans ce cas, une propriété foncière) pour compenser un héritier pour ses droits. L'organisme a déterminé que cette opération ne constitue pas une simple rectification de l'attribution originale, mais doit être comprise comme une donation.

La DGT souligne que la rectification d'un acte d'attribution d'héritage est une question de nature civile. Pour que ledit acte soit annulé ou modifié, il doit faire l'objet d'une contestation judiciaire. Si les héritiers choisissent de compenser l'un d'entre eux en lui remettant la propriété d'un bien pour réparer l'absence d'attribution préalable, la transmission est soumise à l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD) sous le concept de donation.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes héritier et que vous vous trouvez dans une situation où l'attribution initiale n'était pas complète ou correcte, vous devez être prudent lorsque vous tentez de la régulariser par la remise de biens supplémentaires. Si une transmission de propriété est effectuée pour compenser un cohéritier sans qu'une décision judiciaire annulant l'acte précédent n'intervienne, l'Administration fiscale considérera qu'il s'agit d'une donation.

Dans ce scénario, le redevable de l'impôt sera le donataire (celui qui reçoit le bien) et la base imposable sera la valeur nette des biens acquis, conformément à la Loi 29/1987 sur l'Impôt sur les Successions et les Donations.

Ce qu'il convient de faire

Face à la nécessité de modifier une attribution d'héritage, il est fondamental de distinguer la voie civile de la voie fiscale. Étant donné que la rectification des actes est une matière civile, tout mouvement de biens qui ne correspond pas à l'attribution originale doit être analysé avec rigueur pour éviter l'apparition d'un nouveau fait générateur par donation. Il est recommandé d'évaluer la situation juridique de l'acte et la viabilité des mécanismes de compensation avant de procéder à toute transmission de biens.

Questions fréquentes

Peut-on rectifier un acte de succession simplement en remettant un bien ?
Non, la rectification est une question civile qui doit être contestée judiciairement ; sinon, la remise de biens sera considérée comme une donation.
Qui doit payer l'impôt si un héritier est compensé par un bien ?
Le redevable sera le donataire, c'est-à-dire la personne qui reçoit le bien à titre de compensation.
Rescrit officiel V0721-25
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