L'usufruit temporaire d'actions est imposé comme un revenu de capital mobilier
La Dirección General de Tributos (DGT) a clarifié le traitement fiscal applicable lors de la constitution d'un usufruit temporaire sur des actions. Cette résolution aborde la nature des droits d'usage et de jouissance sur des titres représentant une participation dans les fonds propres et leur impact sur la déclaration de l'impôt sur le revenu des personnes physiques.
Ce qu'a décidé la DGT
L'organisme a déterminé que la constitution de droits d'usage ou de jouissance sur des titres représentant une participation dans les fonds propres est qualifiée de revenu de capital mobilier, conformément à l'article 25.1.c) de la LIRPF. S'agissant d'une opération réalisée à titre lucratif, la réglementation établit la présomption que ladite opération est rémunérée, conformément à l'article 6.5 de la loi citée.
En ce sens, l'évaluation de ladite rémunération doit être effectuée en tenant compte de la valeur normale du marché, conformément aux dispositions de l'article 40.1 de la LIRPF. La résolution reprend également la position de la jurisprudence du Tribunal Suprême, qui confirme que cette rémunération doit être intégrée en tant que revenu de capital mobilier et non comme une plus-value patrimoniale.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes une personne physique décidant de constituer un usufruit temporaire sur ses actions, vous devez tenir compte du fait que cette action génère une obligation fiscale au titre de l'IRPF. Il ne s'agit pas d'une simple transmission de droits, mais d'une opération que l'Administration considère par défaut comme rémunérée.
Cela implique que la valeur de marché de cet usufruit devra être intégrée dans votre base imposable en tant que revenu de capital mobilier. Cette distinction est fondamentale, car elle évite que l'opération ne soit traitée comme une augmentation de patrimoine, ce qui modifie la manière dont la charge fiscale résultante est calculée.
Ce qu'il convient de faire
Lors de la constitution de ce type de droits sur des titres, il est nécessaire de réaliser une évaluation technique reflétant la valeur normale du marché afin de se conformer à la réglementation en vigueur. Étant donné que la présomption de rémunération est la règle, la détermination correcte du montant est essentielle pour l'exactitude de la déclaration de revenus. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour déterminer l'impact exact sur la base imposable du contribuable.
Questions fréquentes
- Est-ce considéré comme une plus-value patrimoniale ?
- Non, selon la jurisprudence du Tribunal Suprême et le critère de la DGT, cela doit être intégré comme un revenu de capital mobilier.
- Comment la rémunération doit-elle être évaluée ?
- Elle doit être évaluée selon la valeur normale du marché, conformément à l'article 40.1 de la LIRPF.