Don de numéraire : absence de gain ou de perte en capital au titre de l'IRPF
La Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère pertinent concernant la nature fiscale des dons d'argent et leur impact sur la déclaration de revenus du donateur. Cette clarification est fondamentale pour éviter des erreurs lors de la liquidation de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) lors de transmissions gratuites de liquidités.
Ce qu'a résolu la DGT
La consultation porte sur la question de savoir si le don d'argent génère un gain ou une perte en capital pour celui qui cède le capital. L'organe consultatif détermine que, bien que le don de tout bien produise une variation patrimoniale, dans le cas spécifique de l'argent, aucun gain ni perte en capital ne sera comptabilisé pour le donateur.
Ce critère se fonde sur les points suivants :
- Exclusion des pertes : Selon l'article 33.5 de la LIRPF, les pertes en capital découlant de transmissions lucratives entre vifs ou de libéralités ne sont pas comptabilisables.
- Assujetti : Dans l'Impôt sur les Successions et les Donations, le redevable est le donataire, qui reçoit le bien, par conséquent l'opération n'a pas de répercussion économique directe pour le donateur dans ledit impôt.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes une personne physique effectuant un don d'argent à un tiers, cette opération ne doit pas être déclarée comme un gain ou une perte en capital dans votre déclaration d'IRPF. Bien que votre patrimoine diminue en remettant les espèces, la réglementation empêche que cette sortie de capital ne se traduise par un résultat patrimonial comptabilisable pour le donateur.
Ce qu'il convient de faire
Face à une opération de ce type, il est nécessaire de distinguer correctement entre la diminution d'actifs dans le patrimoine et la génération d'un résultat fiscal. Il est fondamental de vérifier que l'opération est gérée dans le cadre de l'Impôt sur les Successions et les Donations, où la responsabilité incombe au bénéficiaire. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour s'assurer que la documentation de la transmission est cohérente avec la réalité économique de l'opération.
Questions fréquentes
- Dois-je déclarer le don d'argent dans mon IRPF comme une perte ?
- Non, la réglementation empêche de comptabiliser les pertes en capital découlant de transmissions gratuites ou de libéralités.
- Qui doit payer l'impôt sur le don ?
- Le redevable est le donataire, c'est-à-dire la personne qui reçoit l'argent.