Déduction de la TVA pour les fondations : l'importance de l'activité à titre onéreux
La capacité d'une entité à déduire la quote-part de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) supportée lors de ses achats et de ses contrats ne dépend pas uniquement de sa nature juridique, mais de la nature de ses activités économiques. La Dirección General de Tributos (DGT) a clarifié les conditions nécessaires pour qu'une fondation soit considérée comme entrepreneur ou professionnel aux fins de cet impôt.
Ce qu'a résolu la DGT
Le critère de l'autorité fiscale se concentre sur la distinction entre les opérations réalisées à titre onéreux et celles réalisées à titre gratuit. Pour qu'une entité puisse exercer son droit à la déduction, elle doit avoir la qualité d'entrepreneur ou de professionnel, ce qui exige de réaliser des activités de manière continue et à titre onéreux, en assumant les risques et aléas de l'activité.
Si une fondation développe ses projets uniquement par le biais d'opérations gratuites ou avec des contreparties qui s'avèrent purement symboliques, elle n'acquiert pas la qualité d'entrepreneur au regard de la TVA. Dans ce scénario, l'entité agit comme consommateur final et doit supporter l'impôt comme un coût.
Par ailleurs, la consultation aborde le traitement des subventions. Pour qu'une subvention soit intégrée dans la base imposable et soit considérée comme liée au prix, il doit exister une relation de proportionnalité entre ladite aide et la diminution du prix du bien ou du service livré.
Ce que cela signifie pour vous
Pour les fondations et les entités à but non lucratif, ce critère implique que la simple existence de projets sociaux ne garantit pas le droit à la déduction de la TVA. Il est fondamental d'analyser si les activités justifiant la dépense sont liées à une exploitation économique réelle avec des contreparties reflétant la valeur du marché.
Si l'entité reçoit des subventions pour financer ses projets, la manière dont celles-ci sont appliquées au prix de vente déterminera si elles font partie de la base imposable, affectant directement le calcul de la quote-part déductible.
Ce qu'il convient de faire
Il est nécessaire d'analyser la structure des revenus de l'entité pour déterminer si les activités réalisées respectent la condition d'onérosité et de continuité. Il convient de vérifier que les contreparties reçues ne sont pas symboliques et que, dans le cas où il existerait des subventions, la proportionnalité nécessaire est maintenue pour leur correcte intégration dans la base imposable conformément à la Loi 37/1992. Chaque situation nécessite une évaluation technique de l'activité économique afin d'éviter des erreurs dans l'application de la déduction.
Questions fréquentes
- Une fondation peut-elle déduire la TVA si ses services sont gratuits ?
- Non, si les opérations sont gratuites, l'entité n'est pas considérée comme un entrepreneur et agit comme consommateur final.
- Quelle condition les contreparties doivent-elles remplir pour permettre la déduction ?
- Elles doivent correspondre à des activités réalisées à titre onéreux, de manière continue et en assumant les risques et aléas.