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Travaillez depuis l'Espagne pour le monde entier : le visa nomade numérique expliqué

L'essor du télétravail a créé une génération de professionnels qui peuvent exercer leur activité depuis n'importe où dans le monde. L'Espagne, avec son climat, sa qualité de vie et sa connectivité, est devenue une destination de choix. Cependant, s'y installer légalement n'est pas aussi simple que de réserver un vol : vous avez besoin d'un permis spécifique, de justifier des revenus suffisants, de comprendre les implications fiscales et de décider s'il vaut mieux être imposé comme résident ou comme non-résident. Pour les ressortissants français, la question de l'exit tax et du transfert de résidence fiscale ajoute une couche supplémentaire de complexité. Beaucoup de télétravailleurs arrivent en Espagne avec un visa touristique et y restent illégalement, s'exposant à des amendes, des expulsions et des difficultés à régulariser leur situation ultérieurement.

Depuis 2010 · 16 ans Collaborateur fiscal AEAT

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Pourquoi BMC

Conseil spécialisé et service personnalisé

Le visa nomade numérique (officiellement Visa pour Télétravailleurs de Caractère International), créé par la Loi 28/2022 sur les Startups, est conçu exactement pour ce profil. BMC traite ce type de demande. Nous vous conseillons sur votre éligibilité, préparons toute la documentation, évaluons s'il est avantageux d'opter pour le régime spécial de la Loi Beckham pendant les premières années, et vous accompagnons de la demande jusqu'au renouvellement du permis. Pour les ressortissants français, nous coordonnons également les obligations de sortie de France.

  • Le visa nomade numérique requiert une relation de travail ou professionnelle d'au moins trois mois avec une entreprise ou des clients hors d'Espagne et des revenus bruts d'au moins 200 % du SMI mensuel.

  • Le visa est accordé pour un an au maximum ; l'autorisation de résidence demandée depuis l'Espagne, pour trois ans au maximum, renouvelable par périodes de deux ans.

  • Toute la famille peut obtenir une autorisation de séjour par regroupement familial — conjoint ou partenaire et enfants mineurs.

  • Les nomades numériques avec moins de 5 ans de résidence préalable en Espagne peuvent bénéficier de la Loi Beckham et être imposés à 24% fixe.

Comment nous travaillons

Du premier contact à la clôture du dossier

  1. Vérification de l'éligibilité et analyse fiscale

    Nous vérifions si vous remplissez les conditions de revenus (200% du SMI espagnol), la durée de la relation avec l'entreprise ou les clients (au moins trois mois, avec une société active depuis au moins un an), la provenance de l'employeur ou des clients et la compatibilité avec le régime fiscal Beckham. Pour les résidents français, nous analysons également les implications de l'exit tax française.

  2. Préparation documentaire

    Nous rassemblons le contrat de travail ou les contrats avec les clients, les attestations de l'employeur certifiant la modalité de télétravail, les relevés bancaires justifiant les revenus, le casier judiciaire avec apostille et l'assurance maladie privée valable en Espagne.

  3. Dépôt de la demande

    Si vous résidez hors d'Espagne, nous déposons le visa auprès du Consulat espagnol dans votre pays de résidence. Si vous êtes déjà en Espagne légalement, nous demandons l'autorisation de résidence pour télétravailleurs auprès de l'Unité des Grandes Entreprises (UGE-CE) ou du bureau des étrangers compétent.

  4. Activation du régime Beckham et suivi

    Une fois le permis accordé, nous évaluons l'opportunité de demander le régime spécial de l'IRPF (taux fixe de 24% sur les revenus espagnols jusqu'à 600 000 euros). Nous gérons la demande auprès de l'AEAT et contrôlons les délais de renouvellement annuels.

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Le problème

L'essor du télétravail a créé une génération de professionnels qui peuvent exercer leur activité depuis n'importe où dans le monde. L'Espagne, avec son climat, sa qualité de vie et sa connectivité, est devenue une destination de choix. Cependant, s'y installer légalement n'est pas aussi simple que de réserver un vol : vous avez besoin d'un permis spécifique, de justifier des revenus suffisants, de comprendre les implications fiscales et de décider s'il vaut mieux être imposé comme résident ou comme non-résident. Pour les ressortissants français, la question de l'exit tax et du transfert de résidence fiscale ajoute une couche supplémentaire de complexité. Beaucoup de télétravailleurs arrivent en Espagne avec un visa touristique et y restent illégalement, s'exposant à des amendes, des expulsions et des difficultés à régulariser leur situation ultérieurement.

Notre solution

Le visa nomade numérique (officiellement Visa pour Télétravailleurs de Caractère International), créé par la Loi 28/2022 sur les Startups, est conçu exactement pour ce profil. BMC traite ce type de demande. Nous vous conseillons sur votre éligibilité, préparons toute la documentation, évaluons s'il est avantageux d'opter pour le régime spécial de la Loi Beckham pendant les premières années, et vous accompagnons de la demande jusqu'au renouvellement du permis. Pour les ressortissants français, nous coordonnons également les obligations de sortie de France.

Processus

Comment nous procédons

1

Vérification de l'éligibilité et analyse fiscale

Nous vérifions si vous remplissez les conditions de revenus (200% du SMI espagnol), la durée de la relation avec l'entreprise ou les clients (au moins trois mois, avec une société active depuis au moins un an), la provenance de l'employeur ou des clients et la compatibilité avec le régime fiscal Beckham. Pour les résidents français, nous analysons également les implications de l'exit tax française.

2

Préparation documentaire

Nous rassemblons le contrat de travail ou les contrats avec les clients, les attestations de l'employeur certifiant la modalité de télétravail, les relevés bancaires justifiant les revenus, le casier judiciaire avec apostille et l'assurance maladie privée valable en Espagne.

3

Dépôt de la demande

Si vous résidez hors d'Espagne, nous déposons le visa auprès du Consulat espagnol dans votre pays de résidence. Si vous êtes déjà en Espagne légalement, nous demandons l'autorisation de résidence pour télétravailleurs auprès de l'Unité des Grandes Entreprises (UGE-CE) ou du bureau des étrangers compétent.

4

Activation du régime Beckham et suivi

Une fois le permis accordé, nous évaluons l'opportunité de demander le régime spécial de l'IRPF (taux fixe de 24% sur les revenus espagnols jusqu'à 600 000 euros). Nous gérons la demande auprès de l'AEAT et contrôlons les délais de renouvellement annuels.

24%
Taux IRPF avec régime Beckham
3-5
Mois de traitement moyen
2 442 €
Revenus mensuels bruts minimum (2026)

J'étais freelance avec des clients en Angleterre et au Canada et je voulais vivre à Valence. BMC a géré mon visa nomade numérique et la demande Beckham en parallèle. En cinq mois tout était en règle et je paye moins d'impôts qu'à Paris.

Antoine Leclerc Consultant en stratégie digitale, Client particulier, France

Qu’est-ce que le visa nomade numérique espagnol

Le Visa pour Télétravailleurs de Caractère International — connu sous le nom de visa nomade numérique — a été créé par la Loi 28/2022 de promotion de l’écosystème des entreprises émergentes (Loi Startups), et est en vigueur depuis le 23 décembre 2022. C’est la reconnaissance légale d’une réalité qui existait déjà : des milliers de professionnels internationaux qui veulent vivre en Espagne tout en travaillant pour des entreprises ou des clients situés à l’étranger.

Contrairement au visa touristique (qui ne permet de rester que 90 jours dans l’espace Schengen tous les 180 jours), le visa nomade numérique offre un statut légal solide, l’accès au système de protection sociale espagnol et la possibilité de faire venir sa famille. Et contrairement à la recherche d’un emploi espagnol, il ne nécessite pas de renoncer aux clients ou à l’employeur que vous avez déjà.

Conditions principales

Pour être éligible, vous devez remplir les critères suivants :

  • Activité à distance vérifiable : Vous devez pouvoir justifier que vous travaillez à distance par une documentation objective. Si vous êtes salarié, vous avez besoin d’une lettre de l’employeur confirmant la modalité de télétravail et que l’entreprise est établie hors d’Espagne. Si vous êtes indépendant, vous avez besoin de contrats ou de factures avec des clients étrangers.

  • Ancienneté de la relation : au moins trois mois de relation de travail ou professionnelle avec l’entreprise ou les clients avant la demande, pour le visa comme pour l’autorisation depuis l’Espagne ; la société doit exercer une activité réelle et continue depuis au moins un an.

  • Revenus suffisants : Minimum 200% du SMI espagnol (2 442 euros bruts par mois en 2026). Le premier membre de la famille ajoute 75 % du SMI (915,75 euros) et chacun des suivants 25 % (305,25 euros).

  • Assurance maladie privée : Avec une couverture complète en Espagne pendant toute la durée du permis.

  • Casier judiciaire vierge : Certificat du pays de résidence et du pays d’origine, dûment apostillé.

La combinaison avec la Loi Beckham

L’un des plus grands attraits de ce visa est sa compatibilité avec le régime spécial de la Loi Beckham. En obtenant le visa nomade numérique et en devenant résident fiscal espagnol, vous pouvez demander à être imposé à un taux fixe de 24% sur vos revenus de source espagnole pendant six ans, au lieu du barème général de l’IRPF (le taux marginal maximal combiné va de 45 % à 53,85 % selon la communauté autonome, 2026). Pour des revenus entre 100 000 et 600 000 euros annuels, l’économie est très significative.

Les revenus de source étrangère (clients ou employeurs hors d’Espagne) ne sont pas imposés en Espagne sous ce régime, ce qui rend la combinaison particulièrement attractive pour ceux dont la base de revenus est hors du pays.

Pour les ressortissants français : exit tax et transfert de résidence

Avant de quitter la France pour l’Espagne, les ressortissants français doivent vérifier s’ils sont soumis à l’exit tax française (art. 167bis CGI). Cette taxe s’applique lors du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez des participations significatives (valeur supérieure à 800 000 € ou représentant plus de 50% des bénéfices d’une société). Le transfert vers l’Espagne (État membre de l’UE) permet en principe de bénéficier d’un sursis automatique, mais des obligations déclaratives subsistent.

BMC coordonne avec ses correspondants fiscaux en France pour gérer cette transition et assurer que votre installation en Espagne soit optimale sur le plan fiscal des deux côtés de la frontière.

Modèle 720 et patrimoine étranger

Une fois résident fiscal en Espagne, si vous possédez des biens ou droits à l’étranger d’une valeur supérieure à 50 000 euros (comptes, valeurs mobilières, biens immobiliers), vous serez obligé de déposer le Modèle 720 et, le cas échéant, le Modèle 721 pour les cryptoactifs. La gestion proactive de ces obligations dès la première année évite des pénalités qui peuvent être considérables.

BMC coordonne le conseil fiscal pour les non-résidents et les nouveaux résidents avec le processus d’obtention du visa pour que vous arriviez en Espagne sans surprises fiscales.

FAQ

Questions fréquentes

Vous devez justifier de revenus d'au moins 200% du Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI) espagnol. En 2026, le SMI mensuel est de 1 221 euros, le minimum requis est donc de 2 442 euros bruts par mois (29 304 euros par an). Un indépendant peut cumuler les revenus de plusieurs clients et consacrer jusqu'à 20 % de son activité à des clients en Espagne ; un salarié ne peut travailler que pour des entreprises situées hors d'Espagne. Nous recommandons de justifier des revenus avec une certaine marge, car chaque dossier est examiné individuellement.
Oui. Le visa nomade numérique est disponible aussi bien pour les salariés (avec un contrat de travail permettant le télétravail) que pour les travailleurs indépendants et freelances. Pour les indépendants, vous devez justifier que la majorité de vos clients sont des entreprises ou des particuliers situés hors d'Espagne et fournir les contrats de prestation de services ou factures prouvant la relation commerciale et les revenus.
Oui, c'est l'une des combinaisons les plus avantageuses disponibles. Le régime spécial des travailleurs déplacés (communément appelé Loi Beckham) permet d'être imposé à un taux fixe de 24% sur les revenus de source espagnole (jusqu'à 600 000 euros) pendant six ans, au lieu du barème progressif de l'IRPF. Pour en faire la demande, il y a un délai de six mois à compter du début d'activité en Espagne.
Oui. La réglementation permet le regroupement familial : vous pouvez inclure dans la demande ou demander ultérieurement un visa pour votre conjoint ou partenaire enregistré et pour vos enfants mineurs ou dépendants. Chaque membre de la famille doit disposer d'une assurance maladie privée. Les membres de la famille inclus dans la demande obtiennent un titre de séjour, bien qu'avec des restrictions pour travailler comme salarié en Espagne.
Le visa se demande auprès du Consulat espagnol du pays de résidence et permet d'entrer en Espagne et d'y rester initialement un an. L'autorisation de séjour pour télétravailleurs se demande depuis l'Espagne (si vous vous y trouvez légalement) et a une durée de trois ans renouvelables. La voie correcte dépend de votre situation au moment de la demande.
Une fois résident fiscal en Espagne (plus de 183 jours par an), vous cessez d'être résident fiscal en France et devez déclarer vos revenus mondiaux en Espagne. Si vous optez pour le régime Beckham, les revenus de source étrangère ne seront pas imposés en Espagne. Vous devez déposer votre dernière déclaration en France pour l'année du départ (revenus de la période de résidence en France), en indiquant la date de départ. La convention franco-espagnole régit la répartition des droits d'imposition entre les deux pays pendant l'année du transfert.
Une fois résident fiscal en Espagne, si vous possédez des biens ou droits à l'étranger d'une valeur supérieure à 50 000 euros (comptes bancaires, valeurs mobilières, biens immobiliers), vous êtes obligé de déposer le Modèle 720 et, le cas échéant, le Modèle 721 pour les cryptoactifs. La gestion proactive de ces obligations dès la première année évite des pénalités qui peuvent être considérables. Sous le régime Beckham, ces revenus ne sont pas imposés en Espagne et le Modèle 720 ne se dépose pas pendant le régime (DGT V0092-14).

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Questions fréquentes

Questions sur Visa Nomade Numérique Espagne : Conditions et Démarches 2026

Vous devez justifier de revenus d'au moins 200% du Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI) espagnol. En 2026, le SMI mensuel est de 1 221 euros, le minimum requis est donc de 2 442 euros bruts par mois (29 304 euros par an). Un indépendant peut cumuler les revenus de plusieurs clients et consacrer jusqu'à 20 % de son activité à des clients en Espagne ; un salarié ne peut travailler que pour des entreprises situées hors d'Espagne. Nous recommandons de justifier des revenus avec une certaine marge, car chaque dossier est examiné individuellement.
Oui. Le visa nomade numérique est disponible aussi bien pour les salariés (avec un contrat de travail permettant le télétravail) que pour les travailleurs indépendants et freelances. Pour les indépendants, vous devez justifier que la majorité de vos clients sont des entreprises ou des particuliers situés hors d'Espagne et fournir les contrats de prestation de services ou factures prouvant la relation commerciale et les revenus.
Oui, c'est l'une des combinaisons les plus avantageuses disponibles. Le régime spécial des travailleurs déplacés (communément appelé Loi Beckham) permet d'être imposé à un taux fixe de 24% sur les revenus de source espagnole (jusqu'à 600 000 euros) pendant six ans, au lieu du barème progressif de l'IRPF. Pour en faire la demande, il y a un délai de six mois à compter du début d'activité en Espagne.
Oui. La réglementation permet le regroupement familial : vous pouvez inclure dans la demande ou demander ultérieurement un visa pour votre conjoint ou partenaire enregistré et pour vos enfants mineurs ou dépendants. Chaque membre de la famille doit disposer d'une assurance maladie privée. Les membres de la famille inclus dans la demande obtiennent un titre de séjour, bien qu'avec des restrictions pour travailler comme salarié en Espagne.
Le visa se demande auprès du Consulat espagnol du pays de résidence et permet d'entrer en Espagne et d'y rester initialement un an. L'autorisation de séjour pour télétravailleurs se demande depuis l'Espagne (si vous vous y trouvez légalement) et a une durée de trois ans renouvelables. La voie correcte dépend de votre situation au moment de la demande.
Une fois résident fiscal en Espagne (plus de 183 jours par an), vous cessez d'être résident fiscal en France et devez déclarer vos revenus mondiaux en Espagne. Si vous optez pour le régime Beckham, les revenus de source étrangère ne seront pas imposés en Espagne. Vous devez déposer votre dernière déclaration en France pour l'année du départ (revenus de la période de résidence en France), en indiquant la date de départ. La convention franco-espagnole régit la répartition des droits d'imposition entre les deux pays pendant l'année du transfert.
Une fois résident fiscal en Espagne, si vous possédez des biens ou droits à l'étranger d'une valeur supérieure à 50 000 euros (comptes bancaires, valeurs mobilières, biens immobiliers), vous êtes obligé de déposer le Modèle 720 et, le cas échéant, le Modèle 721 pour les cryptoactifs. La gestion proactive de ces obligations dès la première année évite des pénalités qui peuvent être considérables. Sous le régime Beckham, ces revenus ne sont pas imposés en Espagne et le Modèle 720 ne se dépose pas pendant le régime (DGT V0092-14).
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