Aller au contenu

Loi Beckham 2026 — le régime fiscal qui vous permet de payer 24% en Espagne pendant six ans

Régime Beckham 2026 (art. 93 LIRPF) : taux fixe de 24%, conditions, demande, extension familiale, comparatif ZEC/IRNR et erreurs à éviter. Guide complet pour résidents français.

Vérifier mon éligibilité au régime Beckham

Le problème

Les professionnels internationaux qui s'installent en Espagne font face à un barème progressif de l'IRPF pouvant dépasser 47% de taux marginal. Sans une planification adéquate et une demande déposée à temps, la fenêtre d'accès au régime Beckham se ferme de façon définitive et irrévocable. Pour les résidents français qui envisagent de s'installer en Espagne, une difficulté supplémentaire s'ajoute : la coordination avec l'exit tax française (art. 167bis CGI), le transfert de la résidence fiscale et la gestion de la convention franco-espagnole. La plupart des cabinets généralistes ignorent ces nuances et commettent des erreurs qui coûtent au contribuable des dizaines de milliers d'euros.

Notre solution

BMC gère le processus complet du régime Beckham : vérification de l'éligibilité avant le déménagement, préparation du Modèle 149, coordination avec le payeur de revenus et gestion de la déclaration annuelle (Modèle 151) pendant toutes les années d'application. Nous travaillons avec des travailleurs déplacés, des nomades numériques, des entrepreneurs avec visa startup et des administrateurs de sociétés. Pour les résidents français, nous coordonnons également l'exit tax française et la gestion des obligations déclaratives en France pendant la période de transition.

Processus

Comment nous procédons

1

Vérification de l'éligibilité avant le déménagement

Avant de formaliser tout contrat ou déménagement, nous analysons si vous remplissez toutes les conditions de l'article 93 LIRPF : absence de résidence fiscale en Espagne au cours des 5 exercices précédents, qualification correcte de l'activité et absence d'établissement stable préalable. Pour les résidents français, nous analysons également les implications de l'exit tax française (art. 167bis CGI) si votre patrimoine dépasse les seuils concernés. Cette phase est critique — elle ne peut pas être corrigée une fois le déménagement effectué.

2

Obtention du NIE/NIF et documentation probante

Nous gérons l'obtention du Numéro d'Identification d'Étranger (NIE) ou NIF, et préparons la documentation probante du début d'activité : lettre de détachement de l'employeur, contrat de travail avec une entreprise espagnole, résolution favorable du visa d'entrepreneur ou documentation équivalente selon le cas.

3

Dépôt du Modèle 149

Nous préparons et déposons le Modèle 149 auprès de l'AEAT dans le délai de six mois à compter du début d'activité. Ce délai est impératif. Nous coordonnons avec l'employeur pour ajuster les retenues au taux de 24% dès la résolution favorable (Modèle 150).

4

Extension familiale (si applicable)

Si le conjoint ou les enfants de moins de 25 ans déménagent simultanément, nous coordonnons les demandes de toute l'unité familiale, en vérifiant que tous remplissent les conditions de non-résidence préalable et que les délais de déménagement sont documentés correctement.

5

Gestion annuelle — Modèle 151

Pendant les années d'application du régime, nous déposons le Modèle 151 (déclaration spéciale du régime d'impatriés) au lieu du Modèle 100 de l'IRPF ordinaire. Nous gérons les délais, la classification correcte des revenus de source espagnole et étrangère, et la communication avec le payeur de revenus.

24%
Taux fixe sur les revenus espagnols jusqu'à 600 000 €
6 ans
Durée maximale du régime (année du déménagement + 5 ans)
5 ans
Durée de non-résidence préalable exigée
6 mois
Délai impératif pour déposer le Modèle 149

Je suis arrivé à Madrid en mars 2024 pour rejoindre une entreprise technologique depuis Paris. BMC a vérifié mon éligibilité en 48 heures, déposé le Modèle 149 dans les délais et s'est coordonné avec les RH pour ajuster mes retenues. L'économie d'IRPF sur six ans dépasse 180 000 euros.

Étienne Moreau Directeur d'ingénierie, Entreprise technologique multinationale, Madrid

Demander des informations

Nous répondons sous 4 heures ouvrées · 910 917 811

La Loi Beckham — dénomination populaire du régime fiscal spécial pour les travailleurs, professionnels, entrepreneurs et investisseurs déplacés en Espagne, régi par l’article 93 de la Loi 35/2006 de l’IRPF — est, depuis sa réforme par la Loi 28/2022 sur les Startups, l’instrument de planification fiscale internationale le plus puissant disponible dans l’ordre juridique espagnol pour les nouveaux résidents.

Ce guide analyse en profondeur le cadre normatif en vigueur, les conditions d’accès actualisées à 2026, les avantages fiscaux quantifiés, le comparatif avec des alternatives comme le régime ZEC des Canaries et la fiscalité des non-résidents, le processus de demande étape par étape et les erreurs les plus fréquentes — avec une attention particulière pour les résidents français qui envisagent de s’installer en Espagne.

Cadre normatif : de la Loi 62/2003 à la Loi Startups

Le régime a été introduit par la Loi 62/2003, du 30 décembre, sur les mesures fiscales, administratives et de l’ordre social (BOE-A-2004-4527). La dénomination populaire est née en raison de la coïncidence chronologique avec le transfert du footballeur David Beckham au Real Madrid cette même année.

La Loi 28/2022, du 21 décembre, de promotion de l’écosystème des entreprises émergentes (BOE-A-2022-7683), connue comme Loi Startups, a significativement élargi le régime :

  • Suppression du seuil minimum de rémunération, ouvrant le régime à tous les travailleurs déplacés quelle que soit leur rémunération.
  • Inclusion du télétravail pour des employeurs établis hors d’Espagne, y compris les nomades numériques.
  • Ajout des entrepreneurs avec visa au titre de la Loi 14/2013.
  • Réduction de la période de non-résidence préalable de dix à cinq ans, élargissant l’éventail des candidats potentiels.
  • Extension du régime au conjoint et aux enfants de moins de 25 ans déménageant simultanément.

Qui peut bénéficier du régime Beckham en 2026

L’article 93.1 LIRPF établit quatre cas d’accès au régime, tous conditionnés au respect des conditions communes de non-résidence préalable.

Salariés détachés

C’est le cas original et le plus fréquent. Depuis janvier 2023, le travail à distance (télétravail) pour des employeurs établis hors du territoire espagnol est expressément inclus, ce qui signifie qu’un professionnel qui travaille à distance pour une entreprise française, britannique ou de tout autre pays depuis l’Espagne peut bénéficier du régime.

Entrepreneurs avec visa startup

La Loi 28/2022 a expressément inclus ceux qui développent en Espagne une activité entrepreneuriale conformément à la Loi 14/2013. Ce groupe doit avoir obtenu le visa ou l’autorisation de résidence pour entrepreneurs prévu par cette loi.

Professionnels hautement qualifiés

Les professionnels qui fournissent des services à des entreprises émergentes (startups) ou qui réalisent des activités de formation, de recherche, de développement et d’innovation (R&D), dès lors que la rémunération perçue pour ces activités représente plus de 40% du total de leurs revenus.

Administrateurs d’entreprise

Les administrateurs et membres du conseil d’administration de sociétés non majoritairement liées au contribuable peuvent bénéficier du régime quelle que soit leur rémunération.

Conditions communes

  • Non-résidence préalable : Ne pas avoir été résident fiscal en Espagne au cours des cinq exercices fiscaux précédents (article 93.1.a LIRPF, rédaction issue de la Loi 28/2022 — la rédaction antérieure, en vigueur de 2015 à 2022, exigeait dix ans).
  • Pas d’établissement stable : Ne pas obtenir de revenus via un établissement stable situé en Espagne, sauf pour les entrepreneurs.
  • Déménagement motivé : Le transfert de résidence doit résulter de l’activité professionnelle ou entrepreneuriale.

Avantages fiscaux quantifiés

Taux d’imposition préférentiel

Sous le régime Beckham, le contribuable est imposé à taux fixe de 24% sur les premiers 600 000 euros de base liquidable de source espagnole.

Comparatif : Beckham vs IRPF général vs ZEC vs Non-Résident (IRNR)

CaractéristiqueBeckhamIRPF généralZEC (Canaries)Non-Résident (IRNR)
Taux sur revenus du travail24% (jusqu’à 600k€)19%-47% (progressif)IS à 4% (sociétés)24% ou convention
Revenus étrangersNon imposés en EspagneImposés (revenu mondial)Selon structureNon imposés
Durée6 ansIndéfinieIndéfinieSans limite
Condition de résidenceRésident fiscalRésident fiscalÉtablissement aux CanariesNon-résident
Accès aux CDILimitéPleinNon applicable directementSelon convention
Déductions personnellesNonOui (plènes)Selon régimeAucune
Modèle déclaration151100IS 200 (société)210

Exemple quantifié pour un résident français

ProfilRevenu EspagneRevenu étrangerIRPF généralBeckhamÉconomie annuelle
Directeur tech180 000 €50 000 €~105 000 €~43 200 €~61 800 €
Nomade numérique90 000 €40 000 €~50 000 €~21 600 €~28 400 €
CEO startup250 000 €80 000 €~155 000 €~60 000 €~95 000 €

Estimations approximatives basées sur le barème de l’IRPF 2026 pour le territoire commun. Chaque cas requiert une analyse individualisée.

Exit tax française et transfert de résidence fiscale

Pour les résidents fiscaux français qui envisagent de s’installer en Espagne, la sortie de France doit être préparée avec soin. L’exit tax française (art. 167bis CGI) impose les plus-values latentes sur les participations importantes au moment du transfert de domicile fiscal hors de France.

Seuils déclencheurs : vous êtes concerné si vous détenez des droits ou valeurs mobilières d’une valeur supérieure à 800 000 € ou représentant plus de 50% des bénéfices sociaux d’une entreprise.

Sursis de paiement : un transfert vers un État membre de l’UE (dont l’Espagne) permet de bénéficier d’un sursis automatique de paiement de l’exit tax. Toutefois, certaines obligations déclaratives subsistent (déclaration n°2074-ETD) et le sursis peut être remis en cause en cas de cession des titres dans les deux ans (ou cinq ans si la valeur dépasse 2,57 M€).

BMC coordonne avec ses correspondants fiscaux en France pour :

  1. Analyser si vous êtes concerné par l’exit tax avant le déménagement
  2. Préparer la déclaration d’exit tax française dans les délais
  3. Structurer le déménagement pour minimiser l’impact fiscal global
  4. Gérer l’entrée dans le régime Beckham en Espagne simultanément

Processus de demande : étape par étape

Étape 1 : Analyse d’éligibilité avant le déménagement

La vérification doit être effectuée avant de formaliser le déménagement et le contrat. Le conseiller fiscal doit confirmer : (a) que le candidat n’a pas été résident fiscal en Espagne au cours des cinq exercices précédents (article 93.1.a LIRPF) ; (b) que l’activité prévue correspond à l’un des quatre cas de l’article 93.1.b LIRPF ; et (c) qu’il n’existe pas d’établissement stable préalable en Espagne.

Étape 2 : Obtention du NIE ou NIF

Le candidat doit disposer d’un Numéro d’Identification d’Étranger (NIE) pour les ressortissants hors UE, ou du NIF pour les citoyens UE/EEE qui s’enregistrent comme résidents.

Étape 3 : Documentation du début d’activité

La date de début de l’activité professionnelle ou entrepreneuriale est le point de départ du délai de six mois. Cette date doit être documentée de manière probante.

Étape 4 : Dépôt du Modèle 149

La demande formelle est déposée via le Modèle 149 auprès de l’AEAT, accompagné de la documentation probante. Le délai maximum est de six mois civils à compter du début d’activité.

Étape 5 : Communication au payeur de revenus (Modèle 150)

Une fois la résolution favorable obtenue, le contribuable communique au payeur de revenus (employeur) qu’il doit appliquer le taux de retenue de 24% au lieu des tables de retenue progressives de l’IRPF ordinaire.

Étape 6 : Déclaration annuelle via le Modèle 151

Pendant les années d’application, le contribuable dépose le Modèle 151 au lieu du Modèle 100 de l’IRPF ordinaire.

Erreurs critiques à éviter

  1. Ne pas vérifier l’éligibilité avant le déménagement. Si le candidat a été résident fiscal en Espagne au cours de l’une des cinq années précédentes, le régime n’est pas accessible.

  2. Dépasser le délai de six mois. Il n’existe aucune voie de régularisation une fois ce délai dépassé.

  3. Oublier l’exit tax française. Pour les résidents français, ne pas analyser les implications de l’exit tax avant le déménagement peut entraîner une imposition inattendue en France.

  4. Ne pas coordonner les retenues avec l’employeur. Si l’employeur continue d’appliquer les retenues selon les tables de l’IRPF général, le contribuable devra réclamer le remboursement de l’excédent retenu.

  5. Oublier l’extension familiale. La demande du conjoint doit être déposée dans le même délai de six mois que celle du contribuable principal.

  6. Ne pas planifier la sortie du régime. À l’issue des six ans, le contribuable passe automatiquement à l’IRPF ordinaire, avec des implications sur les actifs étrangers et structures bénéficiant de la non-imposition en Espagne.

Ressources légales :

FAQ

Questions fréquentes

En 2026, quatre catégories peuvent en bénéficier : (1) les salariés détachés par une entreprise espagnole ou étrangère, y compris le télétravail pour des employeurs établis hors d'Espagne ; (2) les entrepreneurs avec un visa d'entrepreneur au titre de la Loi 14/2013 réformée par la Loi 28/2022 ; (3) les professionnels hautement qualifiés liés à des startups ou des activités de R&D, dès lors que plus de 40% de leurs revenus proviennent de cette activité ; et (4) les administrateurs de sociétés non majoritairement liées au contribuable. Condition commune : ne pas avoir été résident fiscal en Espagne au cours des cinq exercices fiscaux précédents (article 93.1.a LIRPF).
Oui. La Loi 28/2022 sur les Startups (BOE-A-2022-7683) a expressément inclus le travail à distance pour des employeurs établis hors d'Espagne parmi les cas de l'article 93 LIRPF. Un nomade numérique qui s'installe en Espagne avec le visa nomade numérique (Loi 14/2013) et qui n'a pas été résident fiscal espagnol au cours des cinq années précédentes peut demander le régime Beckham via le Modèle 149 dans les six mois suivant le début d'activité. Ses revenus provenant de clients étrangers ne seront pas imposés en Espagne pendant les six ans du régime.
Il n'existe pas de seuil minimum de revenus depuis la réforme de la Loi Startups de 2023. Le seuil de 600 000 euros annuels est un plafond, non un plancher : les premiers 600 000 euros de base liquidable de source espagnole sont imposés à 24%, et l'excédent à 47%. Le régime est avantageux pour une large fourchette de revenus, de 50 000 euros annuels à plusieurs millions, bien que l'analyse optimale dépende de la structure des revenus de chaque contribuable.
Le délai est de six mois civils à compter de la date de début de l'activité professionnelle ou entrepreneuriale en Espagne, fixé par l'article 116 du Règlement de l'IRPF (Real Decreto 439/2007). Ce délai est absolument impératif : son non-respect ferme définitivement l'accès au régime pour ce déménagement, sans possibilité de régularisation ultérieure. La demande est déposée via le Modèle 149 auprès de l'AEAT.
Les revenus de source étrangère ne sont pas imposés en Espagne sauf deux exceptions : (1) les revenus du travail considérés comme obtenus en territoire espagnol même s'ils proviennent d'un employeur étranger ; et (2) les revenus provenant d'entités liées au contribuable (dividendes, intérêts ou plus-values de sociétés dont le contribuable détient une participation majoritaire). Pour un professionnel avec des dividendes, des loyers ou des intérêts de source étrangère, l'économie fiscale peut être très substantielle.
L'exit tax française (art. 167bis CGI) s'applique lors du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez des participations ou droits valorisés à plus de 800 000 € ou représentant plus de 50% des bénéfices d'une société. Elle impose les plus-values latentes au moment du départ de France. La convention franco-espagnole peut atténuer cet impact, mais l'analyse préalable est indispensable. BMC coordonne avec des correspondants fiscaux en France pour gérer l'exit tax et assurer une transition fiscale optimale.
Oui, depuis la réforme de la Loi 28/2022 (article 93.3 LIRPF). Le conjoint (ou, à défaut de lien matrimonial, le parent des enfants) et les enfants de moins de 25 ans (ou de tout âge avec une invalidité) peuvent opter pour le régime s'ils déménagent avec le contribuable principal ou plus tard, à condition que le déménagement intervienne avant la fin du premier exercice fiscal du régime du principal, qu'ils n'aient pas été résidents fiscaux en Espagne au cours des cinq exercices précédents et que la somme de leurs bases liquidables soit inférieure à celle du principal. La demande du conjoint est indépendante et doit être déposée dans son propre délai de six mois. Pour les familles à double revenu avec des revenus de capitaux de source étrangère, l'extension peut doubler l'économie fiscale.

Faites le premier pas

Demandez une consultation sans engagement et découvrez ce que nous pouvons faire pour votre entreprise.

Appeler Contact