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Fiscalité internationale — conseil spécialisé pour les groupes opérant en Espagne

Conseil en fiscalité internationale pour les groupes et entreprises opérant en Espagne : prix de transfert, conventions de double imposition, structuration des investissements entrants et sortants, BEPS.

Analyser ma situation de fiscalité internationale

Le problème

Les entreprises qui opèrent à travers des frontières fiscales font face à une complexité croissante : des règles BEPS et Pilier 2 de l'OCDE aux obligations de déclaration pays par pays, des règles espagnoles sur les sociétés étrangères contrôlées (CFC) aux conventions fiscales dont l'application requiert une planification active. Une structuration incorrecte — ou une ignorance des obligations déclaratives — peut transformer une expansion internationale réussie en un passif fiscal inattendu. En Espagne, cette complexité est amplifiée par les spécificités du système fiscal espagnol : des règles de participation qui diffèrent du standard européen, un régime fiscal des établissements stables qui requiert une gestion précise, des règles de retenue à la source sur les revenus sortants qui imposent une planification active, et des prix de transfert soumis à un contrôle renforcé de l'administration fiscale.

Notre solution

BMC apporte un conseil en fiscalité internationale aux entreprises espagnoles qui s'internationalisent et aux groupes étrangers qui investissent ou opèrent en Espagne. Notre équipe de fiscalité internationale combine une connaissance approfondie de la législation fiscale espagnole avec une expertise dans les conventions fiscales, les standards OCDE et les structures transfrontalières les plus courantes dans les opérations avec l'Espagne.

Processus

Comment nous procédons

1

Diagnostic fiscal international

Nous analysons la structure internationale actuelle de l'entreprise, identifions les risques fiscaux et les opportunités d'optimisation légale, et cartographions les obligations déclaratives applicables (déclaration pays par pays, déclaration de transactions liées, structures hybrides) dans chaque juridiction concernée.

2

Structuration et planification

Nous concevons ou révisons la structure internationale pour optimiser la charge fiscale globale du groupe dans le cadre des règles BEPS et du droit espagnol applicable : choix des entités intermédiaires, traitement fiscal des dividendes et plus-values intragroupes, structuration du financement intragroupe, et gestion des retenues à la source.

3

Documentation et conformité

Nous préparons l'ensemble de la documentation requise : fichier principal et fichier local de prix de transfert, déclaration pays par pays (CbCR) si applicable, et les déclarations informatives espagnoles requises pour les transactions avec entités liées (Modelo 232) et pour les participations dans des sociétés étrangères.

4

Suivi et conseil continu

Nous assurons le suivi de l'évolution de la législation fiscale internationale — en particulier les règles de mise en œuvre du Pilier 2 (impôt minimum mondial) — et mettons à jour la structure du groupe en conséquence. Nous représentons l'entreprise lors des contrôles fiscaux portant sur des questions internationales et coordonnons les procédures amiables entre administrations fiscales en cas de double imposition.

90+
Conventions de double imposition signées par l'Espagne
15%
Taux minimum d'imposition du Pilier 2 de l'OCDE pour les grands groupes
750 M€
Seuil de CA au-delà duquel la déclaration CbCR est obligatoire

Notre groupe avait une structure de holding qui n'avait pas été révisée depuis dix ans. BMC a identifié des risques significatifs liés aux nouvelles règles BEPS et a restructuré notre présence espagnole de manière à rester pleinement conforme tout en optimisant notre charge fiscale effective. Leur compréhension à la fois du droit espagnol et des standards internationaux est remarquable.

Katrin Müller Directrice financière, Groupe manufacturier européen, Vienne

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Fiscalité internationale en Espagne : un cadre en transformation rapide

La fiscalité internationale est l’un des domaines qui a connu le plus de changements au cours de la dernière décennie : des règles BEPS de l’OCDE aux directives européennes ATAD 1 et 2, de l’accord sur le Pilier 2 à la mise en œuvre nationale des standards de transparence fiscale. Les entreprises qui opèrent à travers des frontières fiscales doivent naviguer dans un environnement normatif en transformation permanente, où les structures qui étaient optimales il y a cinq ans peuvent être risquées aujourd’hui.

BMC conseille les groupes et entreprises opérant en Espagne — qu’ils soient espagnols en phase d’internationalisation ou étrangers investissant en Espagne — avec une approche qui intègre la conformité et l’optimisation dans le cadre légal applicable.

L’Espagne et le réseau de conventions fiscales

L’Espagne dispose de l’un des réseaux de conventions de double imposition les plus denses en Europe, avec plus de 90 conventions en vigueur. Ce réseau est un outil essentiel pour les groupes opérant depuis ou vers l’Espagne : il détermine les taux de retenue à la source applicables aux dividendes, intérêts et redevances, l’allocation des droits d’imposition sur les différents types de revenus, et les mécanismes de résolution des doubles impositions.

BMC identifie les conventions applicables, analyse leur interaction avec le droit interne espagnol et international, et structure les transactions transfrontalières pour bénéficier de manière sécurisée des avantages conventionnels.

Fiscalité internationale en Espagne : les enjeux pour les entreprises

À qui s’adresse le conseil en fiscalité internationale ?

Le conseil en fiscalité internationale BMC s’adresse à trois profils principaux :

  1. Groupes étrangers investissant en Espagne — filiales, succursales, joint-ventures, financement intragroupe, redevances versées depuis l’Espagne, établissements stables
  2. Entreprises espagnoles en expansion internationale — filiales étrangères, dividendes reçus de l’étranger, règles CFC (transparence fiscale internationale), prix de transfert
  3. Holdings et structures intermédiaires — optimisation légale de la charge fiscale consolidée, conformité BEPS, Pilier 2

La fiscalité internationale espagnole est encadrée par la Ley 27/2014 del Impuesto sobre Sociedades (LIS), les directives UE ATAD 1 et 2 transposées, et les règles Pilier 2 applicables depuis l’exercice 2024.

Les retenues à la source : taux de droit interne et conventions

La retenue à la source espagnole de droit interne sur les paiements à des non-résidents est fixée par la Ley del Impuesto sobre la Renta de No Residentes (LIRNR) :

Type de revenuTaux de droit interneRéduction UE / Convention
Dividendes versés à des non-résidents19 %0 % (UE, Directive mère-filiale, ≥ 5 %)
Intérêts versés à des non-résidents19 %0 % (UE, Directive intérêts-redevances)
Redevances versées à des non-résidents24 %0 % (UE, Directive intérêts-redevances)
Plus-values sur biens espagnols (non-résidents)19 % (UE) / 19 % (hors UE)Variable selon convention

Pour le traité fiscal franco-espagnol (Convention du 10 octobre 1995), les dividendes entre sociétés liées (participation ≥ 10 %) sont réduits à 5 %, et à 15 % pour les dividendes ordinaires.

Prix de transfert et obligations de documentation

Le cadre espagnol des prix de transfert

L’Espagne applique les règles OCDE sur les prix de transfert via l’Article 18 LIS (Ley 27/2014). Toutes les transactions entre entités liées — ventes de biens, prestations de services, prêts intragroupe, concessions de licences, garanties — doivent être réalisées aux conditions de pleine concurrence (arm’s length).

Obligations de documentation (Art. 13-16 RIS, RD 634/2015)

Les groupes dont le CA consolidé dépasse 45 millions d’euros sont tenus de maintenir une documentation complète :

  • Fichier principal (Masterfile) — description du groupe, activités et politiques de prix de transfert globales
  • Fichier local (Local file) — analyse des transactions locales avec les entités liées
  • Déclaration CbCR (Modelo 231) — uniquement pour les groupes avec CA consolidé supérieur à 750 millions d’euros

Le Modelo 232 (déclaration informative des transactions liées) est obligatoire pour les transactions dépassant 250 000 € avec une même entité liée, ou pour certaines transactions spécifiques (opérations avec paradis fiscaux, certaines opérations intra-UE).

Les pénalités pour documentation insuffisante commencent à 15 000 € par exercice — indépendamment de tout redressement fiscal sur le fond.

Le Pilier 2 : impact pour les groupes opérant en Espagne

Champ d’application et taux minimum

Le Pilier 2 de l’OCDE (impôt minimum mondial, 15 %) a été transposé en droit espagnol avec application aux exercices ouverts à partir du 1er janvier 2024 (RD-Ley 8/2023). Le seuil d’application est un CA consolidé supérieur à 750 millions d’euros sur au moins deux des quatre exercices précédents.

Le mécanisme de top-up tax

Si une entité du groupe est imposée dans une juridiction à un taux effectif inférieur à 15 %, une impôt complémentaire (top-up tax) est calculé et versé soit par la société mère ultime dans sa juridiction (règle IIR — Income Inclusion Rule), soit par l’entité espagnole si elle est la première à appliquer le Pilier 2 dans la chaîne (règle UTPR — Undertaxed Profits Rule).

En pratique, les groupes qui avaient structuré des holdings dans des juridictions à faible imposition (Irlande 12,5 %, certains régimes de propriété intellectuelle à taux réduit) voient leur avantage réduit ou supprimé. BMC analyse l’impact du Pilier 2 sur la charge fiscale effective de chaque groupe client et identifie les ajustements nécessaires.

Structurer une entrée en Espagne : filiale vs succursale vs établissement stable

Les trois options et leurs conséquences fiscales

Filiale espagnole (SL ou SA) — Entité juridique distincte, soumise à l’IS espagnol (25 % standard) sur ses bénéfices. Les dividendes remontés à la maison mère étrangère subissent la retenue à la source (19 % de droit interne, réduite par les conventions). L’option la plus courante pour une présence commerciale durable.

Succursale — Extension de la société mère, sans personnalité morale distincte. Les bénéfices attribuables à la succursale sont imposés en Espagne à l’IS. Les remontées de bénéfices à la maison mère (en dehors de l’UE) peuvent subir une retenue supplémentaire de 19 % au titre de la retenue sur les bénéfices de succursale.

Établissement stable — Qualification fiscale découlant d’une activité sans entité formelle. Un agent dépendant qui conclut habituellement des contrats au nom d’une entreprise étrangère crée un ES avec des obligations fiscales rétroactives potentielles. La qualification d’ES doit être analysée avant toute expansion en Espagne.

Calendrier des obligations déclaratives internationales

DéclarationContenuDélai
Modelo 232Transactions avec entités liéesNovembre (exercice N-1)
Modelo 231CbCR (> 750 M€ CA)12 mois après clôture
Modelo 200IS annuel + annexe opérations liées25 juillet (exercice N-1)
Modelo 202Acomptes ISAvril, octobre, décembre

Les erreurs ou omissions dans les Modelos 232 et 231 sont des infractions formelles sanctionnées indépendamment de tout redressement fiscal sur le fond — leur gestion rigoureuse est indispensable pour les groupes internationaux opérant en Espagne.

FAQ

Questions fréquentes

Un groupe étranger crée un établissement stable (ES) en Espagne lorsqu'il a une présence fixe d'affaires dans le pays — bureau, usine, chantier de plus de six mois, ou un agent dépendant qui habituel-lement conclut des contrats au nom du groupe. La qualification d'ES a des conséquences fiscales importantes : les revenus attribuables à l'ES sont soumis à l'IS espagnol. L'économie numérique a rendu la question plus complexe : une présence purement numérique ou des relations commerciales sans présence physique peuvent parfois créer un ES selon les nouvelles interprétations des conventions.
Le Pilier 2 de l'OCDE (impôt minimum mondial) établit un taux minimum d'IS effectif de 15 % pour les groupes multinationaux avec un CA consolidé supérieur à 750 millions d'euros. Si une entité du groupe est imposée à moins de 15 % dans sa juridiction, d'autres entités du groupe (généralement la maison mère) paient un impôt complémentaire (top-up tax) pour atteindre ce minimum. L'Espagne a transposé les règles du Pilier 2 et les applique aux exercices ouverts à partir de 2024. BMC analyse l'impact du Pilier 2 sur chaque groupe client et identifie les ajustements nécessaires.
L'Espagne a signé des conventions de double imposition avec plus de 90 pays. Ces conventions répartissent les droits d'imposition entre les deux États contractants et prévoient des mécanismes pour éliminer la double imposition (exemption ou crédit d'impôt). En pratique, pour une entreprise opérant entre l'Espagne et un autre pays, la convention applicable détermine : quels revenus peuvent être imposés en Espagne, quels taux de retenue à la source s'appliquent sur les dividendes, intérêts et redevances, et comment les plus-values sur actifs espagnols sont traitées.
En Espagne, les entreprises membres d'un groupe qui réalisent des transactions avec des entités liées doivent : préparer la documentation de prix de transfert (fichier principal et fichier local) si le groupe dépasse 45 millions d'euros de chiffre d'affaires ; déposer le Modelo 232 (déclaration informative des transactions liées et de certaines opérations transfrontalières) pour les transactions dépassant certains seuils ; et pour les groupes avec CA consolidé supérieur à 750 millions d'euros, déposer la déclaration pays par pays (CbCR, Modelo 231).
La retenue de droit interne espagnol est de 19 % sur les dividendes et 24 % sur les redevances versés à des non-résidents. Ces taux sont toutefois réduits ou supprimés par les conventions de double imposition — par exemple, les dividendes versés à une société mère de l'UE détenant au moins 5 % du capital bénéficient d'une exonération sous la Directive mère-filiale. Les redevances intra-UE bénéficient de l'exonération de la Directive intérêts-redevances. Pour les pays hors UE, le taux conventionnel varie : le traité franco-espagnol réduit la retenue sur dividendes à 15 % (ou 0-5 % pour les participations qualifiées). L'application correcte des conventions requiert un certificat de résidence fiscale à jour dans l'autre État.
L'Espagne a transposé les règles CFC de la Directive ATAD dans sa législation. Les règles espagnoles de transparence fiscale internationale (article 100 de la Ley 27/2014 del Impuesto sobre Sociedades) permettent à l'AEAT d'imputer les revenus passifs d'une filiale étrangère à la société espagnole mère si celle-ci détient plus de 50 % du capital, si l'impôt effectif payé à l'étranger est inférieur à 75 % de ce qui aurait été dû en Espagne, et si les revenus de la filiale sont principalement de nature passive (dividendes, intérêts, redevances, plus-values). Ces règles limitent l'intérêt de certaines structures holding traditionnelles et doivent être analysées lors de toute restructuration internationale.

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