Fiscalité internationale — conseil spécialisé pour les groupes opérant en Espagne
Conseil en fiscalité internationale pour les groupes et entreprises opérant en Espagne : prix de transfert, conventions de double imposition, structuration des investissements entrants et sortants, BEPS.
Analyser ma situation de fiscalité internationale- REAF
- ICAM
- 5 Bureaux en Espagne
- 25+ Ans
- 30+ Juridictions
Le problème
Les entreprises qui opèrent à travers des frontières fiscales font face à une complexité croissante : des règles BEPS et Pilier 2 de l'OCDE aux obligations de déclaration pays par pays, des règles espagnoles sur les sociétés étrangères contrôlées (CFC) aux conventions fiscales dont l'application requiert une planification active. Une structuration incorrecte — ou une ignorance des obligations déclaratives — peut transformer une expansion internationale réussie en un passif fiscal inattendu. En Espagne, cette complexité est amplifiée par les spécificités du système fiscal espagnol : des règles de participation qui diffèrent du standard européen, un régime fiscal des établissements stables qui requiert une gestion précise, des règles de retenue à la source sur les revenus sortants qui imposent une planification active, et des prix de transfert soumis à un contrôle renforcé de l'administration fiscale.
Notre solution
BMC apporte un conseil en fiscalité internationale aux entreprises espagnoles qui s'internationalisent et aux groupes étrangers qui investissent ou opèrent en Espagne. Notre équipe de fiscalité internationale combine une connaissance approfondie de la législation fiscale espagnole avec une expertise dans les conventions fiscales, les standards OCDE et les structures transfrontalières les plus courantes dans les opérations avec l'Espagne.
Comment nous procédons
Diagnostic fiscal international
Nous analysons la structure internationale actuelle de l'entreprise, identifions les risques fiscaux et les opportunités d'optimisation légale, et cartographions les obligations déclaratives applicables (déclaration pays par pays, déclaration de transactions liées, structures hybrides) dans chaque juridiction concernée.
Structuration et planification
Nous concevons ou révisons la structure internationale pour optimiser la charge fiscale globale du groupe dans le cadre des règles BEPS et du droit espagnol applicable : choix des entités intermédiaires, traitement fiscal des dividendes et plus-values intragroupes, structuration du financement intragroupe, et gestion des retenues à la source.
Documentation et conformité
Nous préparons l'ensemble de la documentation requise : fichier principal et fichier local de prix de transfert, déclaration pays par pays (CbCR) si applicable, et les déclarations informatives espagnoles requises pour les transactions avec entités liées (Modelo 232) et pour les participations dans des sociétés étrangères.
Suivi et conseil continu
Nous assurons le suivi de l'évolution de la législation fiscale internationale — en particulier les règles de mise en œuvre du Pilier 2 (impôt minimum mondial) — et mettons à jour la structure du groupe en conséquence. Nous représentons l'entreprise lors des contrôles fiscaux portant sur des questions internationales et coordonnons les procédures amiables entre administrations fiscales en cas de double imposition.
Notre groupe avait une structure de holding qui n'avait pas été révisée depuis dix ans. BMC a identifié des risques significatifs liés aux nouvelles règles BEPS et a restructuré notre présence espagnole de manière à rester pleinement conforme tout en optimisant notre charge fiscale effective. Leur compréhension à la fois du droit espagnol et des standards internationaux est remarquable.
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Fiscalité internationale en Espagne : un cadre en transformation rapide
La fiscalité internationale est l’un des domaines qui a connu le plus de changements au cours de la dernière décennie : des règles BEPS de l’OCDE aux directives européennes ATAD 1 et 2, de l’accord sur le Pilier 2 à la mise en œuvre nationale des standards de transparence fiscale. Les entreprises qui opèrent à travers des frontières fiscales doivent naviguer dans un environnement normatif en transformation permanente, où les structures qui étaient optimales il y a cinq ans peuvent être risquées aujourd’hui.
BMC conseille les groupes et entreprises opérant en Espagne — qu’ils soient espagnols en phase d’internationalisation ou étrangers investissant en Espagne — avec une approche qui intègre la conformité et l’optimisation dans le cadre légal applicable.
L’Espagne et le réseau de conventions fiscales
L’Espagne dispose de l’un des réseaux de conventions de double imposition les plus denses en Europe, avec plus de 90 conventions en vigueur. Ce réseau est un outil essentiel pour les groupes opérant depuis ou vers l’Espagne : il détermine les taux de retenue à la source applicables aux dividendes, intérêts et redevances, l’allocation des droits d’imposition sur les différents types de revenus, et les mécanismes de résolution des doubles impositions.
BMC identifie les conventions applicables, analyse leur interaction avec le droit interne espagnol et international, et structure les transactions transfrontalières pour bénéficier de manière sécurisée des avantages conventionnels.
Fiscalité internationale en Espagne : les enjeux pour les entreprises
À qui s’adresse le conseil en fiscalité internationale ?
Le conseil en fiscalité internationale BMC s’adresse à trois profils principaux :
- Groupes étrangers investissant en Espagne — filiales, succursales, joint-ventures, financement intragroupe, redevances versées depuis l’Espagne, établissements stables
- Entreprises espagnoles en expansion internationale — filiales étrangères, dividendes reçus de l’étranger, règles CFC (transparence fiscale internationale), prix de transfert
- Holdings et structures intermédiaires — optimisation légale de la charge fiscale consolidée, conformité BEPS, Pilier 2
La fiscalité internationale espagnole est encadrée par la Ley 27/2014 del Impuesto sobre Sociedades (LIS), les directives UE ATAD 1 et 2 transposées, et les règles Pilier 2 applicables depuis l’exercice 2024.
Les retenues à la source : taux de droit interne et conventions
La retenue à la source espagnole de droit interne sur les paiements à des non-résidents est fixée par la Ley del Impuesto sobre la Renta de No Residentes (LIRNR) :
| Type de revenu | Taux de droit interne | Réduction UE / Convention |
|---|---|---|
| Dividendes versés à des non-résidents | 19 % | 0 % (UE, Directive mère-filiale, ≥ 5 %) |
| Intérêts versés à des non-résidents | 19 % | 0 % (UE, Directive intérêts-redevances) |
| Redevances versées à des non-résidents | 24 % | 0 % (UE, Directive intérêts-redevances) |
| Plus-values sur biens espagnols (non-résidents) | 19 % (UE) / 19 % (hors UE) | Variable selon convention |
Pour le traité fiscal franco-espagnol (Convention du 10 octobre 1995), les dividendes entre sociétés liées (participation ≥ 10 %) sont réduits à 5 %, et à 15 % pour les dividendes ordinaires.
Prix de transfert et obligations de documentation
Le cadre espagnol des prix de transfert
L’Espagne applique les règles OCDE sur les prix de transfert via l’Article 18 LIS (Ley 27/2014). Toutes les transactions entre entités liées — ventes de biens, prestations de services, prêts intragroupe, concessions de licences, garanties — doivent être réalisées aux conditions de pleine concurrence (arm’s length).
Obligations de documentation (Art. 13-16 RIS, RD 634/2015)
Les groupes dont le CA consolidé dépasse 45 millions d’euros sont tenus de maintenir une documentation complète :
- Fichier principal (Masterfile) — description du groupe, activités et politiques de prix de transfert globales
- Fichier local (Local file) — analyse des transactions locales avec les entités liées
- Déclaration CbCR (Modelo 231) — uniquement pour les groupes avec CA consolidé supérieur à 750 millions d’euros
Le Modelo 232 (déclaration informative des transactions liées) est obligatoire pour les transactions dépassant 250 000 € avec une même entité liée, ou pour certaines transactions spécifiques (opérations avec paradis fiscaux, certaines opérations intra-UE).
Les pénalités pour documentation insuffisante commencent à 15 000 € par exercice — indépendamment de tout redressement fiscal sur le fond.
Le Pilier 2 : impact pour les groupes opérant en Espagne
Champ d’application et taux minimum
Le Pilier 2 de l’OCDE (impôt minimum mondial, 15 %) a été transposé en droit espagnol avec application aux exercices ouverts à partir du 1er janvier 2024 (RD-Ley 8/2023). Le seuil d’application est un CA consolidé supérieur à 750 millions d’euros sur au moins deux des quatre exercices précédents.
Le mécanisme de top-up tax
Si une entité du groupe est imposée dans une juridiction à un taux effectif inférieur à 15 %, une impôt complémentaire (top-up tax) est calculé et versé soit par la société mère ultime dans sa juridiction (règle IIR — Income Inclusion Rule), soit par l’entité espagnole si elle est la première à appliquer le Pilier 2 dans la chaîne (règle UTPR — Undertaxed Profits Rule).
En pratique, les groupes qui avaient structuré des holdings dans des juridictions à faible imposition (Irlande 12,5 %, certains régimes de propriété intellectuelle à taux réduit) voient leur avantage réduit ou supprimé. BMC analyse l’impact du Pilier 2 sur la charge fiscale effective de chaque groupe client et identifie les ajustements nécessaires.
Structurer une entrée en Espagne : filiale vs succursale vs établissement stable
Les trois options et leurs conséquences fiscales
Filiale espagnole (SL ou SA) — Entité juridique distincte, soumise à l’IS espagnol (25 % standard) sur ses bénéfices. Les dividendes remontés à la maison mère étrangère subissent la retenue à la source (19 % de droit interne, réduite par les conventions). L’option la plus courante pour une présence commerciale durable.
Succursale — Extension de la société mère, sans personnalité morale distincte. Les bénéfices attribuables à la succursale sont imposés en Espagne à l’IS. Les remontées de bénéfices à la maison mère (en dehors de l’UE) peuvent subir une retenue supplémentaire de 19 % au titre de la retenue sur les bénéfices de succursale.
Établissement stable — Qualification fiscale découlant d’une activité sans entité formelle. Un agent dépendant qui conclut habituellement des contrats au nom d’une entreprise étrangère crée un ES avec des obligations fiscales rétroactives potentielles. La qualification d’ES doit être analysée avant toute expansion en Espagne.
Calendrier des obligations déclaratives internationales
| Déclaration | Contenu | Délai |
|---|---|---|
| Modelo 232 | Transactions avec entités liées | Novembre (exercice N-1) |
| Modelo 231 | CbCR (> 750 M€ CA) | 12 mois après clôture |
| Modelo 200 | IS annuel + annexe opérations liées | 25 juillet (exercice N-1) |
| Modelo 202 | Acomptes IS | Avril, octobre, décembre |
Les erreurs ou omissions dans les Modelos 232 et 231 sont des infractions formelles sanctionnées indépendamment de tout redressement fiscal sur le fond — leur gestion rigoureuse est indispensable pour les groupes internationaux opérant en Espagne.
Ce qui vient ensuite
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Planification fiscale intégrale
Optimisez votre charge fiscale avec une stratégie complète : impôt sur le revenu, sociétés, fiscalité internationale et territoires spéciaux.
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Conseil aux entreprises
De la constitution à la cession : nous accompagnons les entrepreneurs à chaque étape du cycle de vie de leur entreprise.
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Conseil juridique intégral
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