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Limites de la réduction de 30 % de l'IRPF pour les congés non pris

L'application de la réduction établie à l'article 18.2 de la Loi 35/2006 (LIRPF) pour les revenus du travail générés sur des périodes supérieures à deux ans a fait l'objet d'une récente clarification par la Direction Générale des Tributs (DGT). Le débat porte sur la question de savoir si les sommes perçues au titre de congés non pris peuvent bénéficier de cet avantage fiscal sous certaines conditions d'imputation.

Ce qu'a décidé la DGT

Dans ce cas précis, la DGT a statué que la réduction de 30 % n'est pas applicable aux montants correspondant aux congés en attente de prise. La raison principale réside dans la nature de l'imputation de ces revenus. La consultation portait sur la question de savoir si les différences salariales pour les congés de 2022 devaient être imputées à l'exercice 2024. Cependant, l'autorité fiscale a souligné qu'ayant déjà été liquidées dans le solde de tout compte de décembre 2022, la règle d'imputation par résolution judiciaire nécessaire pour ce cas de figure n'est pas respectée.

En l'absence d'une imputation permettant de considérer une période de génération continue supérieure à deux ans, la condition pour appliquer la réduction de l'article 18.2 de la Loi 35/2006 n'est pas remplie.

Ce que cela signifie pour vous

Ce critère affecte directement les travailleurs qui perçoivent des sommes pour des congés non pris, en particulier lorsque celles-ci découlent de procédures judiciaires. Si les montants pour les congés ont déjà été liquidés et imposés lors d'un exercice précédent (comme dans un solde de tout compte), il n'est pas possible de « transférer » leur génération à une période ultérieure pour tenter d'atteindre le seuil des deux ans exigé par la réglementation pour obtenir la réduction de 30 %.

Ce qu'il convient de faire

Il est fondamental d'analyser avec précision le moment de la liquidation des sommes perçues. La distinction entre le moment où les droits sont générés et le moment où ils sont effectivement liquidés est déterminante pour l'application des avantages fiscaux. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière, notamment dans les cas de résolutions judiciaires affectant des concepts salariaux accumulés, afin de déterminer l'exercice d'imputation correct selon la Loi 35/2006 et la Loi 58/2003 Générale Tributaire.

Questions fréquentes

Que prévoit l'article 18.2 de la Loi 35/2006 ?
Il prévoit une réduction de 30 % pour les revenus du travail générés sur des périodes supérieures à deux ans.
Pourquoi la réduction n'a-t-elle pas été appliquée dans ce cas ?
Parce que les congés avaient déjà été liquidés dans le solde de tout compte de 2022, empêchant leur imputation à une période ultérieure qui respecterait la condition des deux ans.
Rescrit officiel V1287-25
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