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Les victimes d'escroqueries numériques pourront déduire la perte de leur IRPF si elles la prouvent

La fraude dans les environnements numériques est devenue un problème croissant qui affecte directement le patrimoine des personnes physiques. Face à cette situation, la question se pose de savoir si l'argent perdu lors de ces tromperies peut être utilisé pour réduire la charge fiscale lors de la déclaration de revenus.

Ce qu'a résolu la DGT

La Dirección General de Tributos (DGT) a déterminé que le montant perdu en raison d'une tromperie ou d'une escroquerie constitue une perte patrimoniale, étant donné qu'il représente une variation négative de la valeur du patrimoine du contribuable. Ne s'agissant pas d'une perte découlant de la transmission d'éléments patrimoniaux, ce montant doit être intégré dans la base imposable générale de l'Impuesto sobre la Renta de las Personas Físicas (IRPF).

Cependant, la résolution souligne une condition essentielle basée sur la réglementation en vigueur : selon l'article 33.5.a de la Loi de l'IRPF, ne seront pas comptabilisées les pertes qui ne sont pas dûment justifiées. L'Administration a la faculté d'évaluer si les moyens de preuve fournis sont suffisants pour confirmer l'existence du préjudice économique.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous avez été victime d'une escroquerie sur des plateformes numériques, vous avez la possibilité d'appliquer cette perte pour diminuer votre base imposable générale. Toutefois, il ne suffit pas de déclarer le mouvement de sortie de fonds. La clé réside dans la capacité à démontrer que l'argent n'était pas un transfert volontaire d'un bien, mais le résultat d'une tromperie.

La réglementation exige que le contribuable prouve la perte par les moyens de preuve admis par le droit. Cela implique que l'Administration fiscale analysera la véracité et la suffisance de la documentation présentée pour valider le droit à la déduction.

Ce qu'il convient de faire

Pour que la perte soit acceptée par l'Administration, il est nécessaire de rassembler toute la documentation permettant de reconstituer les faits. Cela inclut :

  • La documentation bancaire certifiant le mouvement de fonds.
  • Les communications avec la plateforme ou les escrocs.
  • Toute autre preuve documentaire permettant de prouver la tromperie.
  • La documentation relative à d'éventuelles plaintes auprès des autorités.

Chaque situation est particulière et la suffisance des preuves fera l'objet d'une évaluation par l'Administration. Il est fondamental d'évaluer chaque cas individuellement pour s'assurer que la documentation respecte les exigences de la Ley General Tributaria et de la Ley de Enjuiciamiento Civil.

Questions fréquentes

Dans quelle partie de la déclaration de revenus inclut-on cette perte ?
Comme elle ne découle pas de la vente d'un bien, elle est intégrée dans la base imposable générale.
Que se passe-t-il si je ne peux pas prouver qu'il y a eu une tromperie ?
Selon la LIRPF, les pertes qui ne sont pas justifiées ne pourront pas être comptabilisées.
Rescrit officiel V1619-26
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