Aller au contenu

Les scissions partielles par réduction de capital ne peuvent pas bénéficier de la neutralité fiscale

Une résolution récente de la Dirección General de Tributos (DGT) met l'accent sur la qualification correcte des opérations de restructuration sociétale. L'organisme a analysé si une opération de transmission d'éléments d'une société à ses associés, par voie de réduction de capital, peut bénéficier du régime spécial de neutralité fiscale prévu par la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS).

Ce qu'a décidé la DGT

La consultation portait sur la question de savoir si une opération de scission partielle, dans laquelle la société transmet des éléments isolés à deux de ses associés et réduit son capital en affectant uniquement ces derniers, pouvait bénéficier du régime spécial des fusions, scissions et apports de branches d'activité de la Loi 27/2014.

La DGT a statué que l'opération ne respecte pas les conditions de l'article 76.2.1º lettre b) de la LIS. Le critère de l'Administration est qu'il ne s'agit pas d'une scission partielle conformément à la réglementation, l'opération ne s'inscrivant donc pas dans le Chapitre VII du Titre VII de la LIS. À la place, l'autorité fiscale considère que la structure décrite s'identifie comme une réduction de capital avec remboursement d'apports aux associés.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les entreprises qui envisagent des restructurations par la remise d'actifs aux associés, ce critère est déterminant. Si l'opération n'est pas strictement qualifiée de scission partielle selon les paramètres de la LIS, la société perdra la possibilité d'appliquer le régime de neutralité fiscale.

Cela implique que la transmission des éléments de la société pourrait être soumise à l'imposition ordinaire de l'Impuesto sobre Sociedades (IS), au lieu de différer l'impact fiscal via le régime spécial des restructurations. La distinction entre une véritable scission et un simple remboursement d'apports par des actifs est le point critique qui détermine la charge fiscale de l'opération.

Ce qu'il convient de faire

Lors d'une restructuration sociétale, il est nécessaire de vérifier que la transmission d'éléments respecte les conditions légales de la scission partielle afin d'éviter des risques fiscaux. Il est fondamental de s'assurer que l'opération ne soit pas interprétée comme une réduction de capital avec remise de biens, car cela annulerait les avantages de neutralité fiscale que la Loi 27/2014 offre aux entreprises.

Questions fréquentes

Puis-je utiliser le régime de neutralité fiscale si je réduis seulement le capital et remets des biens ?
Non, selon la DGT, si l'opération est qualifiée de réduction de capital avec remboursement d'apports, elle ne pourra pas bénéficier du régime spécial des scissions.
Quelle réglementation régit ce régime spécial ?
Le régime est régi par la Loi 27/2014 et le Chapitre VII du Titre VII de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés.
Rescrit officiel V5518-26
Voir le rescrit complet →
Réserver le premier rendez-vous offert