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Les rénovations de la résidence principale ne sont déductibles de l'exonération que s'il s'agit de réhabilitations

L'exonération pour réinvestissement dans la résidence principale est un mécanisme qui permet aux personnes physiques d'éviter le paiement de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) sur la plus-value issue de la vente de leur logement, à condition que le montant soit destiné à l'acquisition d'un nouveau logement. Cependant, la possibilité d'inclure les coûts des travaux réalisés dans le nouveau logement pour augmenter le montant exonéré est soumise à des conditions strictes.

Ce qu'a décidé la DGT

La Direction Générale des Tributs (DGT) a déterminé que, pour que les dépenses liées aux travaux dans le nouveau logement puissent être comptabilisées dans le cadre du réinvestissement, ceux-ci doivent être strictement qualifiés de réhabilitations. Selon le critère établi, la réhabilitation doit avoir pour objet principal la reconstruction par la consolidation et le traitement d'éléments structurels, tels que :

  • Les structures.
  • Les façades.
  • Les toitures.

L'administration exclut expressément de ce concept les travaux de réadaptation, la redistribution des espaces ou l'amélioration des installations et de la menuiserie. De même, pour que ces coûts soient pris en compte, le montant des travaux doit dépasser 25 % du prix d'acquisition ou de la valeur de marché du logement.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous prévoyez de vendre votre résidence principale et d'en acheter une nouvelle nécessitant des rénovations, vous devez tenir compte du fait que n'importe quelle dépense dans la nouvelle propriété ne vous permettra pas d'augmenter le montant exonéré d'impôts. Si les travaux que vous réalisez consistent à améliorer l'efficacité énergétique, à changer les fenêtres ou à redistribuer les pièces, la DGT considère que ces dépenses ne sont pas des réhabilitations structurelles.

En conséquence, si les travaux ne répondent pas à la nature de reconstruction structurelle ou n'atteignent pas le seuil de 25 % de la valeur, l'exonération se limitera uniquement aux montants destinés à l'acquisition du bien immobilier, sans possibilité d'ajouter les coûts des rénovations.

Ce qu'il convient de faire

Face à une opération de ce type, il est nécessaire de :

  • Identifier si les travaux prévus dans le nouveau logement ont un caractère structurel ou de simple amélioration.
  • Vérifier si le coût desdits travaux dépassera 25 % de la valeur du logement.
  • Disposer de la documentation technique attestant la nature de la réhabilitation si nécessaire.
  • Évaluer chaque situation particulière pour déterminer l'impact fiscal réel de l'opération.

Questions fréquentes

Puis-je inclure le changement de fenêtres dans l'exonération pour réinvestissement ?
Non, la DGT considère que la menuiserie est une amélioration et non une réhabilitation structurelle.
Quel pourcentage de la valeur du logement les travaux doivent-ils représenter pour être pris en compte ?
Le coût des travaux doit excéder 25 % du prix d'acquisition ou de la valeur de marché.
Rescrit officiel V1336-26
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