Les créanciers ne pourront pas déduire les impayés de dettes sans prouver l'irrécouvrabilité judiciaire
La possibilité de réduire la base imposable de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF) par la déclaration de pertes patrimoniales pour des dettes non recouvrées a fait l'objet d'une clarification de la part de l'Administration fiscale. Tout impayé de dette ne permet pas au contribuable de reconnaître une perte dans sa déclaration de revenus.
Ce qu'a décidé la DGT
La Dirección General de Tributos (DGT) a déterminé que l'existence d'un droit de créance empêche, en soi, la considération d'une perte patrimoniale. Le simple fait qu'un débiteur ne respecte pas ses obligations de paiement ne génère pas automatiquement le droit à la déduction.
Pour que l'Administration accepte l'existence d'une perte patrimoniale, le créancier doit prouver que la créance est judiciairement irrécouvrable. De même, les circonstances spécifiques établies par la réglementation en vigueur doivent être réunies, telles que :
- L'efficacité d'une remise de dette (quita) formalisée.
- La conclusion d'une procédure de liquidation judiciaire (concursal) sans que le recouvrement de la créance n'ait été réalisé.
En l'absence de ces éléments de preuve, le droit de créance continue d'exister dans le patrimoine du titulaire, ce qui empêche la reconnaissance de la perte.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes une personne physique détenant des droits de créance et que vous faites face à un impayé, vous ne pouvez pas présumer la déductibilité de ce montant dans votre déclaration de revenus en vous basant uniquement sur le manquement du débiteur. La réglementation exige que la perte soit réelle et définitive d'un point de vue juridique.
Cela implique que, tant que la créance n'est pas déclarée irrécouvrable par une décision de justice ou qu'un événement d'insolvabilité formalisé ne se produit pas selon les hypothèses de la Loi de l'IRPF, le montant continuera de faire partie de votre patrimoine, même s'il n'est pas effectif.
Ce qu'il convient de faire
Face à des situations d'impayés, il est nécessaire d'évaluer la situation juridique du débiteur. Il est fondamental de vérifier si l'impayé correspond aux hypothèses de la Loi 35/2006 ou si une procédure de liquidation judiciaire a été engagée permettant de prouver la perte. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour déterminer si les conditions de la lettre k) de l'article 14.2 de la LIRPF sont remplies avant de procéder à l'imputation de la perte dans la déclaration de revenus.
Questions fréquentes
- Puis-je déduire un impayé si le débiteur ne me paie simplement pas ?
- Non, le simple défaut de paiement ne suffit pas ; l'irrécouvrabilité judiciaire doit être prouvée ou les conditions de la LIRPF doivent être remplies.
- Quelles situations permettent de déduire la perte pour impayé ?
- L'irrécouvrabilité judiciaire, l'efficacité d'une remise de dette ou la conclusion d'une procédure de liquidation judiciaire sans recouvrement de la créance.