Les actions non cotées peuvent être transmises pour leur montant réel si leur valeur de marché est prouvée
La détermination de la valeur de cession des actions de sociétés non cotées est un point critique lors de la liquidation de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). Une erreur dans ce calcul peut entraîner une intégration incorrecte de la plus-value ou de la moins-value patrimoniale dans la base imposable de l'épargne.
Ce qu'a résolu la DGT
La Direction Générale des Tributs (DGT) a clarifié la procédure pour établir ladite valeur conformément à la réglementation en vigueur. Le critère établit que, pour les valeurs non admises à la négociation, la valeur de cession sera le montant réel payé, à condition qu'il puisse être prouvé que ce montant correspond à la valeur de marché entre parties indépendantes.
Dans le cas où il ne serait pas possible de prouver que le prix convenu reflète la valeur de marché, l'Administration appliquera une méthode alternative pour déterminer la valeur. Dans ce scénario, la valeur de cession sera le montant le plus élevé entre les deux suivants :
- La valeur nette comptable du dernier exercice clôturé.
- Le résultat de la capitalisation à 20 % de la moyenne des résultats des trois exercices précédents.
La différence entre cette valeur déterminée et la valeur d'acquisition constituera la plus-value ou la moins-value patrimoniale qui devra être intégrée dans la base imposable de l'épargne.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous êtes un particulier vendant des participations dans une société qui n'est pas cotée en bourse, il ne suffit pas de déclarer le prix de vente convenu dans l'acte. Si l'Agence Tributaire considère que le prix n'est pas conforme au marché et que vous ne disposez pas de moyens de preuve, une valeur de cession potentiellement supérieure vous sera imposée, ce qui augmentera la base imposable de l'épargne et, par conséquent, l'impôt à payer.
Ce qu'il convient de faire
Face à une opération de ce type, il est fondamental de disposer d'une documentation prouvant que le prix de la transaction est celui du marché. La capacité à démontrer que l'opération est réalisée entre parties indépendantes est la clé pour éviter l'application des méthodes d'évaluation par défaut de la réglementation. Il est recommandé d'évaluer chaque situation particulière pour s'assurer que la valeur de cession déclarée est celle qui correspond légalement.
Questions fréquentes
- Que se passe-t-il si je ne peux pas prouver que le prix de vente est conforme au marché ?
- La DGT établit que l'on devra utiliser le montant le plus élevé entre la valeur nette comptable du dernier exercice ou la moyenne des résultats des trois derniers exercices capitalisée à 20 %.
- À quel impôt cette évaluation affecte-t-elle ?
- Elle affecte directement le calcul de la plus-value ou de la moins-value patrimoniale dans la déclaration de l'IRPF.