Aller au contenu

Créer son Entreprise en Espagne depuis la France 2026 — SL, Autónomo, Holding et Structures Franco-Espagnoles

Les entrepreneurs français qui s'installent en Espagne font face à trois erreurs classiques : (1) continuer à facturer depuis leur structure française (auto-entrepreneur, SASU, EURL) après s'être établis en Espagne, créant un risque d'établissement stable espagnol non déclaré ; (2) ne pas comprendre la différence entre autónomo espagnol et auto-entrepreneur français — deux régimes fiscaux et sociaux radicalement différents ; (3) mal structurer leurs holdings franco-espagnols, perdant les avantages de la Convention fiscale France-Espagne 1995 sur les dividendes intragroupes. À cela s'ajoute la complexité des relations commerciales transfrontalières : TVA/IVA, transfert de prix, attribution de bénéfices entre entités des deux pays.

Depuis 2010 · 16 ans Collaborateur fiscal AEAT

Choisissez un créneau dans l'agenda du spécialiste.

Dites-nous quand vous appeler et un associé vous contactera dans le créneau choisi.

Écrivez-nous et nous vous répondrons par e-mail.

Données traitées dans l'UE · RGPD · Sans engagement

Pourquoi BMC

Conseil spécialisé et service personnalisé

BMC accompagne les entrepreneurs français en Espagne de la première immatriculation à la structuration holding complexe : constitution de SL (Sociedad Limitada) ou inscription comme autónomo, ouverture de compte bancaire IBAN ES, activation NIF IVA espagnol et numéro d'opérateur intra-UE, première déclaration Modelo 303/390 (IVA), et structuration des relations avec les entités françaises au regard de la Convention 1995. Pour les entrepreneurs éligibles, analyse Ley Beckham (IRPF 24 % pendant 6 ans) et Zona Especial Canaria (IS 4 % — délai d'inscription 31/12/2026).

  • La structure la plus courante pour un entrepreneur français en Espagne est la Sociedad Limitada (SL), équivalent de la SARL française, avec un capital minimum de 1 € (loi 18/2022), constitution en 5-10 jours ouvrables via notaire.

  • L'autónomo espagnol (travailleur indépendant) est très différent de l'auto-entrepreneur français

    cotisations RETA obligatoires de 230 à 590 €/mois selon revenus nets, et obligations IVA trimestrielles (Modelo 303).

  • Continuer à facturer depuis votre structure française après votre installation en Espagne crée un risque d'établissement stable espagnol non déclaré — exposition aux pénalités AEAT et à la taxation rétroactive de l'IS espagnol.

  • La Zona Especial Canaria (ZEC) offre un taux d'IS à 4 % pour les sociétés inscrites avant le 31 décembre 2026 — une opportunité limitée dans le temps pour les entrepreneurs éligibles.

Comment nous travaillons

Du premier contact à la clôture du dossier

  1. Analyse structurelle : autónomo, SL, ou holding ?

    Selon votre activité, votre niveau de revenus, votre structure française existante et votre stratégie de développement, nous déterminons la structure optimale : simple inscription comme autónomo, création d'une SL, ou holding franco-espagnol avec filiale espagnole. Nous intégrons l'analyse Beckham et ZEC dans cette décision initiale.

  2. Constitution et immatriculation

    Pour la SL : certificat négatif de dénomination (BORME), ouverture de compte d'apport en capital, rédaction des statuts (escritura de constitución) par notaire espagnol, immatriculation au Registro Mercantil provincial, et obtention du NIF auprès de l'AEAT. Délai total : 5-10 jours ouvrables. Pour l'autónomo : inscription directe auprès de l'AEAT (Hacienda) et de la TGSS (Seguridad Social) — en 1 à 2 jours.

  3. Activation IVA et obligations fiscales initiales

    Activation du numéro de TVA espagnol (IVA) et, si vous effectuez des opérations intra-UE, inscription au Registro de Operadores Intracomunitarios (ROI) — numéro commençant par ES. Configuration du régime IVA (ordinaire ou simplificado), paiement mensuel ou trimestriel via Modelo 303. Première déclaration annuelle récapitulative Modelo 390.

  4. Compte bancaire IBAN ES et relations bancaires

    Ouverture d'un compte bancaire professionnel espagnol (IBAN ES) — indispensable pour vos paiements AEAT et Seguridad Social. Nous accompagnons le processus et vous recommandons les banques les plus réactives pour les non-résidents récents (Bankinter, Sabadell, BBVA pour les structures franco-espagnoles).

Autoévaluation · 45 secondes

Avez-vous besoin de ce service?

Répondez à trois questions et nous vous montrerons le service le plus pertinent pour votre cas.

Résidez-vous actuellement en Espagne?
Avez-vous des biens ou revenus dans un autre pays?
Avez-vous reçu ou attendez-vous un héritage?
Envisagez-vous de créer une entreprise?
Répondez pour voir vos services recommandés.

Le problème

Les entrepreneurs français qui s'installent en Espagne font face à trois erreurs classiques : (1) continuer à facturer depuis leur structure française (auto-entrepreneur, SASU, EURL) après s'être établis en Espagne, créant un risque d'établissement stable espagnol non déclaré ; (2) ne pas comprendre la différence entre autónomo espagnol et auto-entrepreneur français — deux régimes fiscaux et sociaux radicalement différents ; (3) mal structurer leurs holdings franco-espagnols, perdant les avantages de la Convention fiscale France-Espagne 1995 sur les dividendes intragroupes. À cela s'ajoute la complexité des relations commerciales transfrontalières : TVA/IVA, transfert de prix, attribution de bénéfices entre entités des deux pays.

Notre solution

BMC accompagne les entrepreneurs français en Espagne de la première immatriculation à la structuration holding complexe : constitution de SL (Sociedad Limitada) ou inscription comme autónomo, ouverture de compte bancaire IBAN ES, activation NIF IVA espagnol et numéro d'opérateur intra-UE, première déclaration Modelo 303/390 (IVA), et structuration des relations avec les entités françaises au regard de la Convention 1995. Pour les entrepreneurs éligibles, analyse Ley Beckham (IRPF 24 % pendant 6 ans) et Zona Especial Canaria (IS 4 % — délai d'inscription 31/12/2026).

Processus

Comment nous procédons

1

Analyse structurelle : autónomo, SL, ou holding ?

Selon votre activité, votre niveau de revenus, votre structure française existante et votre stratégie de développement, nous déterminons la structure optimale : simple inscription comme autónomo, création d'une SL, ou holding franco-espagnol avec filiale espagnole. Nous intégrons l'analyse Beckham et ZEC dans cette décision initiale.

2

Constitution et immatriculation

Pour la SL : certificat négatif de dénomination (BORME), ouverture de compte d'apport en capital, rédaction des statuts (escritura de constitución) par notaire espagnol, immatriculation au Registro Mercantil provincial, et obtention du NIF auprès de l'AEAT. Délai total : 5-10 jours ouvrables. Pour l'autónomo : inscription directe auprès de l'AEAT (Hacienda) et de la TGSS (Seguridad Social) — en 1 à 2 jours.

3

Activation IVA et obligations fiscales initiales

Activation du numéro de TVA espagnol (IVA) et, si vous effectuez des opérations intra-UE, inscription au Registro de Operadores Intracomunitarios (ROI) — numéro commençant par ES. Configuration du régime IVA (ordinaire ou simplificado), paiement mensuel ou trimestriel via Modelo 303. Première déclaration annuelle récapitulative Modelo 390.

4

Compte bancaire IBAN ES et relations bancaires

Ouverture d'un compte bancaire professionnel espagnol (IBAN ES) — indispensable pour vos paiements AEAT et Seguridad Social. Nous accompagnons le processus et vous recommandons les banques les plus réactives pour les non-résidents récents (Bankinter, Sabadell, BBVA pour les structures franco-espagnoles).

5

Structuration des relations franco-espagnoles

Si vous maintenez une structure en France (holding, SAS, SARL), nous définissons les flux intra-groupe conformes à la Convention 1995 et aux règles de prix de transfert espagnoles (Art. 18 LIS) : conventions de management fees, politiques de dividendes, accords de prêt intra-groupe documentés. Documentation obligatoire si le groupe dépasse certains seuils (Art. 18 §3 LIS).

6

Demande Beckham (si éligible)

Si vous êtes éligible au régime Beckham (arrivée en Espagne sans résidence fiscale espagnole pendant les 5 années précédentes, activité salariée ou entrepreneuriale en Espagne), nous préparons le Modelo 149 et le soumettons dans le délai de 6 mois non prorogeable. Ce régime vous permet de payer 24 % d'IRPF au lieu du barème progressif (taux marginal maximal combiné de 45 % à 53,85 % selon la communauté autonome, 2026) pendant 6 ans.

3 000 €
Capital minimum SL en Espagne depuis la Ley Crea y Crece (Ley 18/2022, en vigueur 2023)
4 %
Taux IS dans la Zona Especial Canaria (ZEC) — inscription ouverte jusqu'au 31/12/2026
24 %
Taux IRPF Ley Beckham pour entrepreneurs et salariés qui s'installent en Espagne (6 ans)
5-10 jours
Délai de constitution d'une SL en Espagne via les formulaires standardisés DUE/PAE

Pourquoi les Entrepreneurs Français Choisissent l’Espagne

L’Espagne est, après le Portugal, la destination numéro un des entrepreneurs français en quête d’installation dans un autre pays de l’Union Européenne. Les raisons sont multiples : qualité de vie, coût de l’immobilier inférieur à Paris, fiscalité entrepreneuriale compétitive (surtout avec Beckham ou ZEC), marché ibéro-américain accessible depuis l’Espagne, et législation du travail moins rigide qu’en France.

Mais la création d’entreprise en Espagne depuis la France comporte des pièges spécifiques que beaucoup d’entrepreneurs découvrent trop tard.


L’Erreur N°1 : Continuer à Facturer depuis la France

La situation la plus fréquente et la plus risquée : un Français s’installe à Madrid ou Barcelone, loue un appartement, obtient son NIE, mais continue à facturer ses clients depuis sa SASU ou EURL française « le temps de trouver un comptable espagnol ».

Le Risque d’Établissement Stable (Establecimiento Permanente)

L’article 5 de la Convention fiscale France-Espagne 1995 définit l’établissement stable comme une installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. Si vous gérez votre société française depuis l’Espagne — même depuis votre appartement — l’Espagne peut qualifier ce lieu de gestion comme un établissement stable espagnol.

Conséquences d’un établissement stable non déclaré :

  • L’AEAT peut attribuer à l’établissement stable espagnol une partie des bénéfices de votre société française
  • IS espagnol (25 %) sur ces bénéfices, plus intérêts de retard
  • Pénalités pour défaut de déclaration pouvant aller jusqu’à 150 % de l’impôt éludé
  • Risque de requalification pour les 4 années non prescrites

La règle de prudence BMC : À partir du moment où vous êtes résident fiscal espagnol et gérez activement votre société depuis l’Espagne, vous devez avoir une entité espagnole pour votre activité professionnelle espagnole.


SL vs Autónomo : Choisir la Bonne Structure

Autónomo (Travailleur Indépendant Espagnol)

L’autónomo est l’équivalent espagnol du travailleur indépendant. Il diffère fondamentalement de l’auto-entrepreneur français :

Cotisations RETA (Régimen Especial de Trabajadores Autónomos) :

Revenus nets mensuelsCotisation mensuelle 2025
≤ 670 €~230 €
670 € - 1 166 €~270 €
1 166 € - 1 300 €~300 €
1 300 € - 1 700 €~350 €
1 700 € - 2 330 €~390 €
2 330 € - 3 190 €~460 €
3 190 € - 4 050 €~530 €
> 6 000 €~590 €

Ces cotisations sont calculées sur les revenus nets prévisionnels déclarés en début d’année, avec régularisation en fin d’année. Contrairement à la France, les cotisations sont dues même si vous n’avez pas encore de revenus — sauf si vous êtes sous le seuil le plus bas (régularisation possible).

Avantages de l’autónomo :

  • Constitution immédiate (1-2 jours)
  • Pas de capital minimum
  • Gestion administrative simple
  • Adapté pour les démarrages ou les activités à faible risque juridique

Inconvénients de l’autónomo :

  • Responsabilité illimitée (patrimoine personnel engagé)
  • Cotisations élevées quelle que soit l’activité
  • Moins crédible commercialement qu’une société pour les grands comptes

Sociedad Limitada (SL) — La Structure Standard

La SL est l’équivalent de la SARL française. Depuis la Ley Crea y Crece (Ley 18/2022), le capital minimum a été réduit à 1 € (contre 3 000 € auparavant) ; tant que le capital reste inférieur à 3 000 €, au moins 20 % du bénéfice va à la réserve légale et les associés répondent de la différence en cas de liquidation.

Procédure de constitution :

  1. Réservation du nom (certificat négatif BORME) — 1-2 jours
  2. Ouverture d’un compte bancaire provisoire pour le dépôt du capital
  3. Rédaction des statuts + signature de l’acte constitutif chez le notaire espagnol
  4. Immatriculation au Registro Mercantil provincial — 3-5 jours ouvrables
  5. Obtention du NIF (numéro d’identification fiscale) provisoire auprès de l’AEAT, puis définitif
  6. Activation IVA (Modelo 036) et inscription à la Seguridad Social si vous vous rémunérez

Coût total de constitution : 800 € - 1 500 € (notaire + Registro Mercantil + gestión)

Particularité pour les français : Si vous n’avez pas encore votre NIE espagnol au moment de la constitution, il faut anticiper l’obtention du NIE (voir guide immigration) — vous ne pouvez pas constituer de société en Espagne sans NIE ou NIF de non-résident.

Avantages de la SL :

  • Responsabilité limitée au capital social (protection du patrimoine personnel)
  • IS espagnol à 25 % (première année : 15 % si nouvelle entreprise — Art. 29 §1 LIS)
  • Structure crédible pour les relations commerciales avec de grands clients
  • Permet une optimisation via dividend/rémunération mix
  • Base pour un holding franco-espagnol

Sucursal (Succursale)

Une alternative moins fréquente : créer une succursale espagnole de votre société française. La succursale n’est pas une entité juridique distincte — elle est une extension de la société française en Espagne. Elle est soumise à l’IS espagnol sur les revenus attribuables à l’établissement stable espagnol. Moins avantageuse car elle expose la société mère française aux créanciers espagnols et complexifie la comptabilité. Réservée à des situations spécifiques (banques, assurances, grands groupes).


Obligations Fiscales d’une SL Espagnole

Impuesto sobre Sociedades (IS) — Impôt sur les Sociétés

  • Taux standard : 25 %
  • Taux réduit première année : 15 % pour les entités nouvellement créées (Art. 29 §1 LIS), applicable à la première période imposable avec bénéfice et à la suivante
  • Taux ZEC : 4 % pour les sociétés inscrites avant le 31/12/2026

Déclaration : Modelo 200 (annuel), paiements fractionnés trimestriels via Modelo 202.

IVA (TVA Espagnole)

  • Taux général : 21 %
  • Taux réduit : 10 % (alimentation, transports, hôtellerie, certains services culturels)
  • Taux super-réduit : 4 % (médicaments, livres, alimentation de base)
  • Déclaration trimestrielle : Modelo 303 (J+20 après fin du trimestre)
  • Déclaration annuelle récapitulative : Modelo 390 (31 janvier N+1)
  • Opérations intracommunautaires : Modelo 349

Retenue à la Source (Retenciones)

Sur les rémunérations de dirigeants et salariés : retenue IRPF calculée selon le barème ou Beckham (24 %). Sur les honoraires de professionnels indépendants (autónomos) : 15 % de retenue à la source. Déclaration trimestrielle : Modelo 111.

Obligations Comptables

Tenue d’une comptabilité selon le Plan Général Comptable espagnol (PGC). Dépôt des comptes annuels au Registro Mercantil dans les 7 mois suivant la clôture de l’exercice. Audit obligatoire si deux des trois seuils suivants sont dépassés deux années consécutives : chiffre d’affaires > 5,7 M€, total bilan > 2,85 M€, effectif > 50 salariés.


Structures Franco-Espagnoles : Holding et Relations Intra-Groupe

Le Modèle Holding Franco-Espagnol

Pour les entrepreneurs français qui ont des intérêts dans les deux pays, la structure holding classique est :

Niveau 1 — Dirigeant (résident fiscal espagnol) ↓ détention à 100 % Niveau 2 — SL espagnole (holding ES)

  • Perçoit dividendes de France et d’Espagne
  • Régime mères-filles espagnol : exonération à 95 % des dividendes reçus de filiales (Art. 21 LIS, participation ≥5 % depuis 1 an)
  • Paie dividendes au dirigeant avec retenue IRPF à 19 %

Niveau 3A — Société opérationnelle française (SAS, SARL)

  • Activités françaises
  • Remonte dividendes vers SL ES : retenue source France 15 % (Convention France-Espagne 1995, Art. 10) ou 0 % si la SL détient, directement ou indirectement, au moins 10 % du capital pendant une période de 365 jours incluant la date de paiement (art. 10 §2b et §4b, et article 8 de l’instrument multilatéral)

Niveau 3B — SL opérationnelle espagnole

  • Activités espagnoles
  • Remonte dividendes vers SL holding ES : sans retenue source espagnole (régime intragroupe)

Prix de Transfert et Documentation

Si votre groupe franco-espagnol dépasse certains seuils, les transactions entre entités liées doivent être documentées et justifiées à la valeur de marché (arm’s length) :

  • Art. 18 LIS (Espagne) : obligations de documentation de prix de transfert
  • Art. 57 de la Loi de Finances 2022 (France) : règles similaires côté français

La documentation doit inclure : une analyse fonctionnelle, une comparaison de transactions similaires sur le marché, et la justification des méthodes de fixation des prix (méthode prix comparable sur le marché libre, méthode du coût de revient majoré, etc.).

Flux documentés obligatoires : Management fees facturés par le holding français à la SL espagnole, intérêts sur prêts intra-groupe, redevances pour licences de marques ou brevets.


La ZEC (Zona Especial Canaria) : Urgence 31 Décembre 2026

Qu’est-ce que la ZEC ?

La Zona Especial Canaria est une zone économique spéciale créée en 2000 et régulièrement renouvelée par la Commission Européenne dans le cadre du Régime Économique et Fiscal des Canaries (REFC). Elle offre aux sociétés immatriculées un taux d’IS exceptionnel de 4 %.

Conditions d’Éligibilité

Pour bénéficier du régime ZEC :

  1. Inscription au Registro ZEC avant le 31 décembre 2026 (article 29.2 de la loi 19/1994, qui renvoie à la fin de validité du règlement (UE) 651/2014, prorogé jusqu’au 31 décembre 2026 par le règlement (UE) 2023/1315)
  2. Siège et direction aux Canaries : siège social et direction effective dans la ZEC, au moins un administrateur résidant aux Canaries
  3. Création de 5 emplois (Grande Canarie et Tenerife) ou 3 (autres îles) dans les 6 mois
  4. Investissement minimum de 100 000 € (Grande Canarie et Tenerife) ou 50 000 € (autres îles) en immobilisations dans les deux ans ; aucun capital minimum n’est exigé (article 31.2 de la loi 19/1994)
  5. Activité éligible : secteur technologique, conseil, e-commerce, fintech, logistique, services professionnels, et autres selon liste annexée au décret

Base Imposable au Taux Réduit

Le taux de 4 % s’applique sur une base imposable limitée :

  • 1,8 M€ si l’emploi minimum est atteint
  • 500 000 € de plus par emploi supplémentaire, jusqu’à 50 emplois
  • dans tous les cas, l’économie d’impôt par rapport au taux général est plafonnée à 30 % du chiffre d’affaires (article 44.6 de la loi 19/1994)

Au-delà de ces seuils, l’IS ordinaire de 25 % s’applique.

Pourquoi le Délai du 31 Décembre 2026 est Critique

La fenêtre d’inscription ZEC ouverte actuellement expire le 31 décembre 2026, avec la validité du règlement (UE) 651/2014 (règlement (UE) 2023/1315). Après cette date, aucune nouvelle inscription n’est possible, sauf prorogation ou remplacement de ce règlement par la Commission européenne. Les sociétés inscrites avant le 31/12/2026 conservent les avantages pendant les six ans qui suivent la fin de validité du règlement (article 29.1 de la loi 19/1994). BMC traite les dossiers ZEC en 30-45 jours ouvrables : ne tardez pas.


Ley Beckham pour les Entrepreneurs : Mode d’Emploi

Qui Peut Demander Beckham en 2026 ?

Depuis la Ley 28/2022 (Startup Law), le régime Beckham a été significativement élargi :

  1. Salariés détachés par une société étrangère vers l’Espagne (régime historique)
  2. Administrateurs de sociétés espagnoles dans lesquelles le demandeur ne détient pas une participation qualifiée (participation non significative)
  3. Entrepreneurs innovants dont le projet est certifié par ENISA (Empresa Nacional de Innovación, S.A.) comme activité entrepreneuriale innovante ou d’intérêt général
  4. Travailleurs à distance (Digital Nomads) — visa entrepreneur/digital nomad requis
  5. Investisseurs et activités de capital à haut rendement — sous conditions spécifiques

Calcul de l’Avantage Beckham

Pour un entrepreneur percevant 200 000 € de revenus d’activité en Espagne :

  • Avec Beckham : 200 000 × 24 % = 48 000 € d’IRPF
  • Sans Beckham (IRPF ordinaire) : environ 83 250 € en Catalogne et 77 350 € à Madrid avant minimums personnels (taux marginal combiné à ce niveau : 48 % en Catalogne, 43 % à Madrid ; taux maximal : 50 % et 45 %, 2026)
  • Économie annuelle : environ 35 250 € en Catalogne et 29 350 € à Madrid
  • Sur 6 ans : jusqu’à environ 211 450 € d’économie fiscale (Catalogne)

Demande via Modelo 149

Le Modelo 149 doit être déposé auprès de l’AEAT dans les 6 mois suivant :

  • La date de début d’activité en Espagne (inscription à la Seguridad Social pour l’autónomo)
  • La date d’inscription comme résident en Espagne (empadronamiento) pour les digital nomads
  • La date de début du contrat de travail pour les salariés

Ce délai de 6 mois est absolument non prorogeable — après ce délai, vous perdez définitivement le droit à Beckham pour votre séjour actuel en Espagne.


Cas Pratique : Thomas M., Développeur Freelance Parisien → Barcelone

Situation initiale : Thomas, 34 ans, développeur freelance (micro-entreprise française), revenus 120 000 €/an, s’installe à Barcelone en mars 2026.

Analyse BMC :

  1. Structure : Autónomo espagnol + fermeture micro-entreprise française dans les 3 mois
  2. Beckham : Éligible (arrivée mars 2026, pas de résidence ESP depuis 5 ans). Modelo 149 déposé en août 2026 (dans les 5 mois = dans les 6 mois). IRPF fixe à 24 %.
  3. Cotisations RETA : Revenus nets prévisionnels ~8 000 €/mois → cotisation ~530 €/mois
  4. IVA : Factures clients français (B2B) en reverse charge = 0 % IVA facturé. Factures clients espagnols : 21 % IVA.
  5. Modelo 720 : Compte bancaire CIC France > 50 000 € → Modelo 720 avant 31 mars 2027.
  6. Résultat : Revenus nets espagnols taxés à 24 % (Beckham) au lieu de 47 % (barème français maximal). Économie : ~27 600 €/an.

Compte Bancaire Professionnel en Espagne : Ce Que Vous Devez Savoir

L’ouverture d’un compte bancaire professionnel espagnol est souvent une étape bloquante pour les entrepreneurs étrangers. Les banques espagnoles demandent généralement :

  • NIE ou NIF valide
  • Preuve de domicile en Espagne (empadronamiento)
  • Certificat d’immatriculation de la société (ou inscription autónomo)
  • Justificatifs d’origine des fonds pour le capital initial

Banques les plus accessibles pour les Français :

  • Bankinter : Service en ligne avancé, ouverture relativement rapide
  • BBVA : Présence internationale, interface en anglais disponible
  • Sabadell : Forte présence en Catalogne, expérience avec les expatriés
  • Bunq (néobanque) : IBAN NL ou EU, très accessible sans justificatifs espagnols — solution transitoire en attente du compte espagnol

BMC peut faciliter les introductions bancaires et préparer vos dossiers de conformité KYC pour réduire les délais d’ouverture.


BMC : Votre Partenaire de Création d’Entreprise en Espagne

BMC est un colaborador social agréé auprès de l’AEAT (AEAT Collaborating Agency) et gère chaque année plus d’une centaine de créations d’entités pour des expatriés. Notre force pour les entrepreneurs français : une compréhension précise des deux environnements juridiques et fiscaux — France et Espagne — qui permet d’éviter les erreurs de structuration transfrontalière.

Nos services incluent :

  • Constitution SL ou inscription autónomo — de la réservation du nom aux premières déclarations
  • Activation IVA et ROI — numéro intracommunautaire ES opérationnel en 1 semaine
  • Dossier Beckham Modelo 149 — dans les délais non prorogeables
  • Instruction dossier ZEC — deadline 31/12/2026
  • Structuration holding franco-espagnol — Convention 1995 + LIS + prix de transfert
  • Comptabilité et fiscalité courante — IS, IVA, IRPF, Seguridad Social

Prenez contact avec nous dès maintenant pour une analyse préalable gratuite de votre situation franco-espagnole.

FAQ

Questions fréquentes

Techniquement oui, mais avec un risque : si vous dirigez votre société française depuis l'Espagne (prise de décisions, gestion courante), l'Espagne peut considérer qu'elle y a un établissement stable au sens de l'article 5 de la Convention de 1995 (siège de direction, bureau, agent qui conclut habituellement des contrats en son nom), voire que son siège de direction effective est en Espagne, ce qui en fait une résidente fiscale espagnole (article 8.1 de la loi espagnole sur l'IS). L'AEAT peut alors réclamer l'IS espagnol sur les bénéfices concernés. La solution sûre est de créer une entité espagnole (SL ou activité d'autónomo) pour l'activité exercée en Espagne. BMC effectue un diagnostic d'établissement stable avant toute décision.
En Espagne, le travailleur indépendant (autónomo) qui exerce de façon habituelle, personnelle et directe une activité économique est affilié au régime spécial des travailleurs indépendants de la Seguridad Social (RETA, article 305 LGSS), avec des cotisations mensuelles. Il facture l'IVA espagnol au taux général de 21 % ou aux taux réduits de 10 % et 4 % (articles 90 et 91 de la loi IVA) et verse chaque trimestre des acomptes d'IRPF égaux à 20 % du bénéfice net cumulé depuis le début de l'année, diminués des acomptes déjà versés, s'il est au régime d'estimation directe (article 110 du règlement IRPF). Un professionnel dont au moins 70 % des recettes ont subi une retenue l'année précédente en est dispensé (article 109).
La Zona Especial Canaria est un régime fiscal des îles Canaries prévu par la loi 19/1994. Les entités inscrites paient l'IS au taux de 4 % (article 43) sur la part de la base imposable issue d'opérations réalisées dans la ZEC, dans la limite de 1 800 000 € si l'emploi minimum est atteint, plus 500 000 € par emploi supplémentaire jusqu'à 50 (article 44.6), contre 25 % pour l'IS général. Conditions (article 31.2) : entité nouvelle avec siège social et direction effective dans la ZEC, au moins un administrateur résidant aux Canaries, activité figurant à l'annexe de la loi, investissement de 100 000 € (Grande Canarie et Tenerife) ou 50 000 € (autres îles) en immobilisations dans les deux ans, et création de 5 emplois (3 dans les autres îles) dans les six mois. L'inscription est possible jusqu'à la fin de validité du règlement (UE) 651/2014, fixée au 31 décembre 2026 par le règlement (UE) 2023/1315 (article 59), et les avantages s'appliquent jusqu'à six ans après cette date (article 29).
Pour les prestations de services à des entreprises établies en France, l'opération n'est pas localisée en Espagne (article 69.Uno.1.º de la loi IVA) : votre SL facture sans IVA espagnol et votre client français déclare la TVA française par autoliquidation. Votre SL doit être inscrite au registre des opérateurs intracommunautaires (ROI, article 3.3 RGAT) et mentionner son numéro ES sur ses factures. Les livraisons de biens à une entreprise française disposant d'un numéro de TVA intracommunautaire sont exonérées en Espagne (article 25). Pour les clients particuliers, votre SL facture en principe l'IVA espagnol (21 % au taux général, article 90) ; pour les services de télécommunications, de radiodiffusion et électroniques, au-delà de 10 000 € par an dans l'UE, c'est la TVA du pays du client qui s'applique (article 73).
Oui. Depuis la loi 28/2022, applicable à partir du 1er janvier 2023, l'article 93 de la loi IRPF couvre aussi les personnes qui s'installent en Espagne pour y exercer une activité économique qualifiée d'entrepreneuriale selon l'article 70 de la loi 14/2013 (procédure de qualification de projet innovant), celles qui deviennent administrateurs d'une société (la participation n'est limitée que si la société est une entité patrimoniale), les salariés en télétravail et certains professionnels hautement qualifiés. Il faut ne pas avoir été résident espagnol pendant les cinq années précédentes. La demande se fait par communication à l'administration dans les six mois suivant le début d'activité figurant dans l'affiliation à la Seguridad Social (article 116 du règlement IRPF).
Une structure classique pour un entrepreneur français installé en Espagne : une SL espagnole (holding) détient les participations dans les sociétés françaises et/ou espagnoles, et le dirigeant, résident fiscal espagnol, perçoit dividendes et rémunération de la SL. La Convention de 1995 limite la retenue française sur les dividendes à 15 %, et à 0 % lorsque la société espagnole bénéficiaire détient au moins 10 % du capital, directement ou indirectement (article 10.2.b et 10.4.b). En Espagne, l'article 21 de la loi sur l'IS exonère les dividendes d'une participation d'au moins 5 % détenue depuis un an, après une réduction de 5 % pour frais de gestion, soit 95 % exonérés. Les dividendes distribués ensuite au dirigeant relèvent du barème de l'épargne de l'IRPF, de 19 % à 30 %, y compris sous le régime Beckham.
Oui, notamment la tech, le conseil, l'e-commerce et la propriété industrielle. Raisons : (1) le régime espagnol de patent box (article 23 de la loi sur l'IS) réduit la base imposable de 60 % multiplié par un coefficient de dépenses propres, pour les revenus de cession de brevets, modèles d'utilité, dessins et logiciels avancés enregistrés issus de R&D ; (2) la déduction R&D (article 35) atteint 25 % des dépenses de l'exercice et 42 % pour la part qui dépasse la moyenne des deux années précédentes ; (3) la ZEC pour les activités éligibles aux Canaries (IS à 4 %). À l'inverse, les activités purement locales, les professions réglementées nécessitant une homologation espagnole ou les activités très liées au territoire français peuvent se prêter moins bien à une relocalisation complète.

Parlez à un spécialiste

Premier échange offert. Sans engagement.

Premier rendez-vous gratuit Par Google Meet, avec un spécialiste de votre domaine
Proposition écrite avant de commencer Pas de surprises ni d'honoraires de résultat
Collaborateur fiscal agréé Télédéclaration de tous les formulaires

Choisissez un créneau dans l'agenda du spécialiste.

4,8/5 · Données traitées dans l'UE · RGPD · Sans engagement

Questions fréquentes

Questions sur Créer son Entreprise en Espagne depuis la France 2026 : SL, Autónomo, Holding | BMC

Techniquement oui, mais avec un risque : si vous dirigez votre société française depuis l'Espagne (prise de décisions, gestion courante), l'Espagne peut considérer qu'elle y a un établissement stable au sens de l'article 5 de la Convention de 1995 (siège de direction, bureau, agent qui conclut habituellement des contrats en son nom), voire que son siège de direction effective est en Espagne, ce qui en fait une résidente fiscale espagnole (article 8.1 de la loi espagnole sur l'IS). L'AEAT peut alors réclamer l'IS espagnol sur les bénéfices concernés. La solution sûre est de créer une entité espagnole (SL ou activité d'autónomo) pour l'activité exercée en Espagne. BMC effectue un diagnostic d'établissement stable avant toute décision.
En Espagne, le travailleur indépendant (autónomo) qui exerce de façon habituelle, personnelle et directe une activité économique est affilié au régime spécial des travailleurs indépendants de la Seguridad Social (RETA, article 305 LGSS), avec des cotisations mensuelles. Il facture l'IVA espagnol au taux général de 21 % ou aux taux réduits de 10 % et 4 % (articles 90 et 91 de la loi IVA) et verse chaque trimestre des acomptes d'IRPF égaux à 20 % du bénéfice net cumulé depuis le début de l'année, diminués des acomptes déjà versés, s'il est au régime d'estimation directe (article 110 du règlement IRPF). Un professionnel dont au moins 70 % des recettes ont subi une retenue l'année précédente en est dispensé (article 109).
La Zona Especial Canaria est un régime fiscal des îles Canaries prévu par la loi 19/1994. Les entités inscrites paient l'IS au taux de 4 % (article 43) sur la part de la base imposable issue d'opérations réalisées dans la ZEC, dans la limite de 1 800 000 € si l'emploi minimum est atteint, plus 500 000 € par emploi supplémentaire jusqu'à 50 (article 44.6), contre 25 % pour l'IS général. Conditions (article 31.2) : entité nouvelle avec siège social et direction effective dans la ZEC, au moins un administrateur résidant aux Canaries, activité figurant à l'annexe de la loi, investissement de 100 000 € (Grande Canarie et Tenerife) ou 50 000 € (autres îles) en immobilisations dans les deux ans, et création de 5 emplois (3 dans les autres îles) dans les six mois. L'inscription est possible jusqu'à la fin de validité du règlement (UE) 651/2014, fixée au 31 décembre 2026 par le règlement (UE) 2023/1315 (article 59), et les avantages s'appliquent jusqu'à six ans après cette date (article 29).
Pour les prestations de services à des entreprises établies en France, l'opération n'est pas localisée en Espagne (article 69.Uno.1.º de la loi IVA) : votre SL facture sans IVA espagnol et votre client français déclare la TVA française par autoliquidation. Votre SL doit être inscrite au registre des opérateurs intracommunautaires (ROI, article 3.3 RGAT) et mentionner son numéro ES sur ses factures. Les livraisons de biens à une entreprise française disposant d'un numéro de TVA intracommunautaire sont exonérées en Espagne (article 25). Pour les clients particuliers, votre SL facture en principe l'IVA espagnol (21 % au taux général, article 90) ; pour les services de télécommunications, de radiodiffusion et électroniques, au-delà de 10 000 € par an dans l'UE, c'est la TVA du pays du client qui s'applique (article 73).
Oui. Depuis la loi 28/2022, applicable à partir du 1er janvier 2023, l'article 93 de la loi IRPF couvre aussi les personnes qui s'installent en Espagne pour y exercer une activité économique qualifiée d'entrepreneuriale selon l'article 70 de la loi 14/2013 (procédure de qualification de projet innovant), celles qui deviennent administrateurs d'une société (la participation n'est limitée que si la société est une entité patrimoniale), les salariés en télétravail et certains professionnels hautement qualifiés. Il faut ne pas avoir été résident espagnol pendant les cinq années précédentes. La demande se fait par communication à l'administration dans les six mois suivant le début d'activité figurant dans l'affiliation à la Seguridad Social (article 116 du règlement IRPF).
Une structure classique pour un entrepreneur français installé en Espagne : une SL espagnole (holding) détient les participations dans les sociétés françaises et/ou espagnoles, et le dirigeant, résident fiscal espagnol, perçoit dividendes et rémunération de la SL. La Convention de 1995 limite la retenue française sur les dividendes à 15 %, et à 0 % lorsque la société espagnole bénéficiaire détient au moins 10 % du capital, directement ou indirectement (article 10.2.b et 10.4.b). En Espagne, l'article 21 de la loi sur l'IS exonère les dividendes d'une participation d'au moins 5 % détenue depuis un an, après une réduction de 5 % pour frais de gestion, soit 95 % exonérés. Les dividendes distribués ensuite au dirigeant relèvent du barème de l'épargne de l'IRPF, de 19 % à 30 %, y compris sous le régime Beckham.
Oui, notamment la tech, le conseil, l'e-commerce et la propriété industrielle. Raisons : (1) le régime espagnol de patent box (article 23 de la loi sur l'IS) réduit la base imposable de 60 % multiplié par un coefficient de dépenses propres, pour les revenus de cession de brevets, modèles d'utilité, dessins et logiciels avancés enregistrés issus de R&D ; (2) la déduction R&D (article 35) atteint 25 % des dépenses de l'exercice et 42 % pour la part qui dépasse la moyenne des deux années précédentes ; (3) la ZEC pour les activités éligibles aux Canaries (IS à 4 %). À l'inverse, les activités purement locales, les professions réglementées nécessitant une homologation espagnole ou les activités très liées au territoire français peuvent se prêter moins bien à une relocalisation complète.
Réserver le premier rendez-vous offert