Traitement des pertes de change dans l'IRPF
La gestion d'actifs en devises étrangères comporte un risque inhérent : la variation du taux de change. Lorsqu'une personne physique effectue une conversion de devises en euros et qu'une perte patrimoniale en résulte, la question se pose de savoir quelle réglementation et quels délais doivent être appliqués pour son calcul dans l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF).
Ce qu'a décidé la DGT
La Dirección General de Tributos (DGT) a déterminé que les pertes patrimoniales découlant des différences de change lors de la conversion de devises en euros sont strictement régies par les dispositions de la lettre e) de l'article 33.5 de la Loi 35/2006 (LIRPF).
Ce critère établit que les délais des lettres f) ou g) dudit article, qui sont destinés aux valeurs ou participations, ne sont pas applicables. Par conséquent, la perte générée par la variation du taux de change est soumise au délai d'un an. Cela implique que la perte ne pourra pas être comptabilisée si le cédant acquiert à nouveau des éléments patrimoniaux de même nature dans l'année suivant la cession.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous détenez des dépôts, des actifs ou effectuez des opérations en devises étrangères, vous devez tenir compte du fait que la perte de change n'est pas traitée comme une perte sur des valeurs mobilières, mais selon la règle générale des éléments patrimoniaux de la lettre e).
Cela a une implication directe sur le calcul de la perte : si, après avoir subi la perte due au change de monnaie, vous réacquérez des actifs similaires dans un délai de douze mois, ladite perte ne pourra pas être appliquée fiscalement pour cet exercice. Cette nuance est fondamentale pour ceux qui détiennent des patrimoines diversifiés dans différentes monnaies.
Ce qu'il convient de faire
Lors de la réalisation d'opérations impliquant la conversion de devises, il est nécessaire de documenter avec précision le taux de change appliqué et le moment de la cession. Étant donné que l'application de ce critère dépend de la nature de l'opération et de l'activité ultérieure d'acquisition d'éléments patrimoniaux, il est nécessaire d'évaluer chaque situation particulière pour assurer la conformité avec la réglementation en vigueur.
Questions fréquentes
- Le même délai que pour les actions ou les valeurs s'applique-t-il ?
- Non, les différences de change ne sont pas régies par les lettres f) ou g), mais par la lettre e) de la LIRPF.
- Que se passe-t-il si je rachète des devises après une perte ?
- Si l'acquisition intervient dans l'année suivant la cession, la perte ne pourra pas être comptabilisée.