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Les fusions par absorption peuvent maintenir la neutralité fiscale en IS, IRPF et IIVTNU

Les opérations de réorganisation d'entreprise par fusions par absorption entraînent une complexité fiscale élevée en raison de la convergence de différents impôts. Une résolution récente de la Direction Générale des Tributs (DGT) clarifie la portée de la neutralité fiscale applicable à ces opérations, en détaillant la manière dont la transaction doit être traitée pour l'Impôt sur les Sociétés (IS), l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF), l'Impôt sur le Patrimoine et d'autres transmissions.

Ce qu'a décidé la DGT

La DGT confirme que la fusion par absorption peut bénéficier du régime de neutralité fiscale si elle est réalisée dans un cadre commercial et respecte les exigences de l'article 76.1.a) de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS). Le critère se décompose comme suit :

  • Impôt sur les Sociétés (IS) : La neutralité s'applique si les conditions de la LIS sont remplies.
  • IRPF : Les associés résidents en Espagne n'intégreront pas de revenus dans leur base imposable suite à l'attribution de valeurs, car celles-ci seront évaluées selon la valeur fiscale des biens transférés.
  • IIVTNU : L'impôt ne sera pas exigible si les circonstances de la deuxième disposition additionnelle de la LIS sont réunies.
  • ITPAJD : L'opération est considérée comme une restructuration non soumise à la modalité des opérations sociétales et est exonérée pour les modalités de transmissions à titre onéreux et d'actes juridiques documentés.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les entreprises, ce critère offre la possibilité de mener des processus de consolidation ou de restructuration sans que l'opération ne génère une charge fiscale immédiate affectant la liquidité ou le patrimoine de l'entité. L'application de la neutralité permet de maintenir les valeurs fiscales des actifs, évitant ainsi la reconnaissance de plus-values latentes au moment de la fusion.

Pour les associés particuliers résidant en Espagne, la conséquence est l'absence d'impact fiscal sur leur déclaration de revenus suite à la simple attribution des nouvelles valeurs après la fusion, les valeurs fiscales d'origine étant respectées.

Ce qu'il convient de faire

Étant donné que la neutralité fiscale dépend strictement du respect des conditions de restructuration d'entreprise prévues par la réglementation, il est nécessaire de vérifier que l'opération s'inscrit dans un cadre commercial et respecte les dispositions de la LIS. Chaque processus de fusion présente des particularités techniques qui doivent être analysées pour garantir le respect des conditions d'exonération et de non-assujettissement pour tous les impôts concernés.

Questions fréquentes

Les associés résidents doivent-ils payer l'IRPF pour la fusion ?
Non, à condition que l'opération soit évaluée à la valeur fiscale des biens transférés, ils n'intégreront pas de revenus dans leur base imposable.
Quelle condition la fusion doit-elle remplir pour être neutre en IS ?
Elle doit être réalisée dans un cadre commercial et respecter les dispositions de l'article 76.1.a) de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés.
Rescrit officiel V0794-26
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