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Radiation Fiscale France → Espagne 2026 : Procédure DGFiP, SIPNR et Établissement de la Résidence Fiscale Espagnole

La radiation fiscale française est la procédure la plus sous-estimée du transfert de résidence France-Espagne. Des milliers de Français installés en Espagne continuent de déposer des déclarations en France, de payer la CSG/CRDS sur leurs revenus du patrimoine, ou restent inscrits au rôle de l'impôt sur le revenu français alors que leur résidence habituelle est désormais espagnole. L'article 4 B du Code général des impôts (CGI) retient comme domicile fiscal en France le foyer ou lieu de séjour principal, si votre famille reste en France ou si vous y gardez votre logement principal, la DGFiP peut maintenir votre assujettissement complet malgré votre NIE espagnol. Par ailleurs, la Convention fiscale France-Espagne du 10 octobre 1995 (BOE 12/06/1997) prévoit des règles de tie-breaker spécifiques qui divergent parfois des règles internes des deux États.

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Pourquoi BMC

Conseil spécialisé et service personnalisé

BMC pilote la radiation fiscale de A à Z : analyse du domicile fiscal au regard de l'article 4 B CGI et de l'article 4 de la Convention 1995, constitution du dossier de départ DGFiP (CERFA 2042 + revenus de la période du 1er janvier au date de départ), transfert du dossier au Service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR) à Noisy-le-Grand, et établissement simultané de la résidence fiscale espagnole (Modelo 030, empadronamiento, premier IRPF). Nous coordonnons les deux administrations pour éviter la double imposition sur l'année de transfert.

  • La radiation fiscale française exige de déposer une déclaration de départ (CERFA 2042) couvrant la période du 1er janvier à la date de départ effective, puis de transférer votre dossier au SIPNR de Noisy-le-Grand.

  • L'article 4 B CGI maintient le domicile fiscal en France si votre foyer (famille) y reste — la Convention 1995 résout les conflits via les tie-breakers

    foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel.

  • La CSG/CRDS (17,2 %) s'applique aux revenus fonciers et plus-values immobilières de source française des non-résidents fiscaux, sauf exception conventionnelle ou affiliation à un régime de sécurité sociale étrangère (CJUE 26/02/2015, aff. C-623/13, De Ruyter).

  • L'exit tax (Art. 167 bis CGI) sur les plus-values latentes s'applique aux patrimoines >800 000 € ou plus-values >1 300 000 € — sursis de paiement automatique lors d'un transfert vers l'Espagne (État UE/EEE).

Comment nous travaillons

Du premier contact à la clôture du dossier

  1. Diagnostic du domicile fiscal : article 4 B CGI vs Convention 1995

    Nous analysons les critères de domicile fiscal français (foyer habituel, lieu de séjour principal, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques) et les tie-breakers conventionnels pour déterminer votre résidence fiscale réelle et la date de rupture opposable à la DGFiP.

  2. Constitution du dossier de départ DGFiP

    Nous préparons la déclaration CERFA 2042 de l'année de départ, couvrant les revenus perçus du 1er janvier à la date de transfert effectif. Dépôt auprès de votre centre des impôts actuel, avec indication de la nouvelle adresse en Espagne et demande de transfert vers le SIPNR.

  3. Transfert au SIPNR et suivi

    Le Service des impôts des particuliers non-résidents (TSA 10010, 10 rue du Centre, 93465 Noisy-le-Grand Cedex) prend en charge votre dossier pour les années suivantes. Nous assurons la liaison pour les revenus de source française rémanents (loyers, dividendes, plus-values immobilières).

  4. Établissement de la résidence fiscale espagnole

    Parallèlement, nous déposons le Modelo 030 auprès de l'AEAT pour notifier votre nouvelle adresse fiscale espagnole, et coordonnons le premier dépôt IRPF ou la vérification Beckham selon votre situation professionnelle en Espagne.

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Le problème

La radiation fiscale française est la procédure la plus sous-estimée du transfert de résidence France-Espagne. Des milliers de Français installés en Espagne continuent de déposer des déclarations en France, de payer la CSG/CRDS sur leurs revenus du patrimoine, ou restent inscrits au rôle de l'impôt sur le revenu français alors que leur résidence habituelle est désormais espagnole. L'article 4 B du Code général des impôts (CGI) retient comme domicile fiscal en France le foyer ou lieu de séjour principal, si votre famille reste en France ou si vous y gardez votre logement principal, la DGFiP peut maintenir votre assujettissement complet malgré votre NIE espagnol. Par ailleurs, la Convention fiscale France-Espagne du 10 octobre 1995 (BOE 12/06/1997) prévoit des règles de tie-breaker spécifiques qui divergent parfois des règles internes des deux États.

Notre solution

BMC pilote la radiation fiscale de A à Z : analyse du domicile fiscal au regard de l'article 4 B CGI et de l'article 4 de la Convention 1995, constitution du dossier de départ DGFiP (CERFA 2042 + revenus de la période du 1er janvier au date de départ), transfert du dossier au Service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR) à Noisy-le-Grand, et établissement simultané de la résidence fiscale espagnole (Modelo 030, empadronamiento, premier IRPF). Nous coordonnons les deux administrations pour éviter la double imposition sur l'année de transfert.

Processus

Comment nous procédons

1

Diagnostic du domicile fiscal : article 4 B CGI vs Convention 1995

Nous analysons les critères de domicile fiscal français (foyer habituel, lieu de séjour principal, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques) et les tie-breakers conventionnels pour déterminer votre résidence fiscale réelle et la date de rupture opposable à la DGFiP.

2

Constitution du dossier de départ DGFiP

Nous préparons la déclaration CERFA 2042 de l'année de départ, couvrant les revenus perçus du 1er janvier à la date de transfert effectif. Dépôt auprès de votre centre des impôts actuel, avec indication de la nouvelle adresse en Espagne et demande de transfert vers le SIPNR.

3

Transfert au SIPNR et suivi

Le Service des impôts des particuliers non-résidents (TSA 10010, 10 rue du Centre, 93465 Noisy-le-Grand Cedex) prend en charge votre dossier pour les années suivantes. Nous assurons la liaison pour les revenus de source française rémanents (loyers, dividendes, plus-values immobilières).

4

Établissement de la résidence fiscale espagnole

Parallèlement, nous déposons le Modelo 030 auprès de l'AEAT pour notifier votre nouvelle adresse fiscale espagnole, et coordonnons le premier dépôt IRPF ou la vérification Beckham selon votre situation professionnelle en Espagne.

5

Traitement des revenus de source française post-départ

Pour les loyers, dividendes et plus-values immobilières français perçus après le départ, nous déterminons le régime applicable (retenue à la source française, imputation en Espagne, exonération conventionnelle) et préparons les formulaires correspondants : Modelo 210 pour les loyers français déclarés en Espagne, 2074 pour les plus-values françaises.

6

Modelo 720 : déclaration des actifs français

Si vos actifs français (comptes bancaires, assurance-vie, immobilier, portefeuilles titres) dépassent 50 000 € par catégorie, le Modelo 720 est obligatoire auprès de l'AEAT avant le 31 mars de l'année suivant l'établissement de la résidence. Nous préparons la déclaration initiale et les mises à jour annuelles.

17,2 %
Taux CSG/CRDS sur revenus immobiliers français (non-résidents, sauf exception conventionnelle)
4 B CGI
Article clé déterminant le domicile fiscal français (foyer, séjour principal, activité professionnelle)
1995
Année de la Convention fiscale France-Espagne (en vigueur depuis 1997, BOE 12/06/1997)
800 000 €
Seuil patrimonial déclenchant l'exit tax française (Art. 167 bis CGI) — sursis automatique vers l'UE

La Radiation Fiscale Française : L’Étape Critique que Beaucoup de Français Ignorent

Chaque année, plusieurs milliers de Français s’installent en Espagne avec un NIE valide, un empadronamiento actif et un compte bancaire espagnol — mais restent administrativement domiciliés en France aux yeux de la DGFiP. Cette situation, souvent involontaire, génère des conséquences fiscales sévères : double imposition partielle, pénalités pour dépôt tardif en France, taxation des revenus du patrimoine espagnol en France, voire redressements portant sur plusieurs années.

La radiation fiscale n’est pas une simple formalité de départ : c’est une procédure juridiquement structurée, encadrée par l’article 4 B du Code général des impôts et par la Convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995.


Qu’est-ce que le Domicile Fiscal Français ? Article 4 B CGI

L’article 4 B du CGI définit quatre critères alternatifs de domicile fiscal en France. Il suffit qu’un seul soit rempli pour que la DGFiP considère que vous êtes fiscalement domicilié en France :

Critère 1 : Le Foyer Habituel ou Lieu de Séjour Principal

Le foyer est l’endroit où vous habitez normalement avec votre famille (conjoint, enfants). Si votre conjoint et vos enfants restent en France pendant que vous travaillez en Espagne, votre foyer est en France — même si vous passez plus de 183 jours en Espagne. C’est le critère le plus dangereux pour les familles en transition progressive.

À défaut de foyer, la DGFiP retient le lieu de séjour principal : si vous passez plus de 183 jours en France sur l’année, vous y êtes domicilié fiscalement.

Critère 2 : L’Activité Professionnelle Principale

Si vous exercez en France une activité professionnelle salariée ou non salariée — même à temps partiel — et que cette activité n’est pas accessoire par rapport à votre activité espagnole, vous pouvez être considéré comme domicilié en France.

Critère 3 : Le Centre des Intérêts Économiques

Si la majeure partie de vos revenus, investissements, participations ou patrimoine est en France, la DGFiP peut retenir que votre centre d’intérêts économiques y est situé.

La Convention 1995 Prend le Relais : Les Tie-Breakers

Lorsque les deux États revendiquent simultanément votre résidence fiscale (situation de double résidence), l’article 4 de la Convention 1995 s’applique dans l’ordre suivant :

  1. Foyer d’habitation permanent : où disposez-vous d’un logement permanent à votre disposition (propriété ou location stable) ?
  2. Centre des intérêts vitaux : où se trouvent vos liens personnels et économiques les plus étroits ?
  3. Séjour habituel : dans quel État séjournez-vous le plus souvent ?
  4. Nationalité : en dernier recours, l’État dont vous êtes ressortissant.

La Procédure de Radiation Fiscale : Étape par Étape

Étape 1 — Déclaration de Départ (Déclaration de l’Année Courante)

L’année de votre départ, vous devez déposer une déclaration de revenus ordinaire (CERFA 2042) couvrant la période du 1er janvier à la date de transfert effectif de votre domicile. Cette déclaration :

  • Indique votre nouvelle adresse en Espagne dans le cadre réservé
  • Mentionne la date de départ comme date de cessation de domicile en France
  • Inclut tous les revenus perçus pendant la période de résidence (revenus d’activité, revenus du patrimoine, revenus de capitaux mobiliers)
  • Exclut les revenus perçus après la date de départ (qui seront traités via le SIPNR)

Délai : Les mêmes délais que la déclaration ordinaire s’appliquent (mai-juin selon le département). En cas de départ en cours d’année, il est recommandé de déposer dès que possible.

Étape 2 : Transfert vers le Service des impôts des particuliers non-résidents

Votre dossier fiscal est transféré au SIPNR (Service des impôts des particuliers non-résidents, TSA 10010, 10 rue du Centre, 93465 Noisy-le-Grand Cedex). Ce transfert s’effectue :

  • Automatiquement si vous avez indiqué votre adresse étrangère sur votre déclaration de départ
  • Sur demande explicite si votre centre des impôts actuel tarde à transférer

Le SIPNR gère ensuite toutes vos obligations fiscales françaises rémanentes : déclarations de loyers de biens français, plus-values immobilières, retenues à la source sur dividendes, réclamations CSG/CRDS.

Étape 3 — Revenus Français Post-Départ

Pour les revenus de source française perçus après votre départ :

Type de revenuFormulaire DGFiPTraitement Convention 1995
Loyers de biens immobiliers2044 + 2042 NRImposables en France (Art. 6)
Dividendes de sociétés françaisesRetenue à la source (12,8 % pour les personnes physiques)Plafond conventionnel de 15 %, 0 % pour une société détenant au moins 10 % (Art. 10)
Plus-values immobilièresDéclaration 2048-IMMImposables en France (Art. 13 §1)
Intérêts de compte/obligationsPas de prélèvement sur les intérêts de compte des non-résidents (sauf ETNC)La Convention permet à la France jusqu’à 10 % (Art. 11)
Salaires post-départSans objet (activité espagnole)Imposables en Espagne (Art. 15)

Étape 4 — Établissement Simultané en Espagne

Pendant la procédure de radiation en France, BMC pilote simultanément l’établissement de votre résidence fiscale espagnole :

  • Empadronamiento auprès de la Mairie de votre commune
  • Dépôt du Modelo 030 auprès de l’AEAT (notification d’adresse fiscale)
  • Analyse du régime fiscal applicable : IRPF général ou Ley Beckham (Art. 93 LIRPF, Ley 28/2022)
  • Preparation du premier IRPF ou du Modelo 149 (demande Beckham dans les 6 mois)
  • Modelo 720 si vos actifs français par catégorie dépassent 50 000 €

La CSG/CRDS et les Non-Résidents : Jurisprudence De Ruyter

L’un des sujets les plus complexes de la fiscalité des expatriés français est la CSG/CRDS sur les revenus du patrimoine français. Ces prélèvements sociaux (17,2 % au total) s’appliquent aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières de source française, même pour les non-résidents fiscaux (article L136-8, IV, du code de la sécurité sociale). Sur les dividendes, intérêts et plus-values de valeurs mobilières, un non-résident ne doit pas de prélèvements sociaux français ; un résident de France paie 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (article L136-8, I ; impots.gouv.fr).

Jurisprudence De Ruyter (CJUE, 26 février 2015, aff. C-623/13)

La Cour de Justice de l’Union Européenne a jugé que la CSG/CRDS ne peut être appliquée à des personnes affiliées à un régime de sécurité sociale d’un autre État membre de l’UE, car ces prélèvements financent la sécurité sociale française et violent le principe de non-double cotisation.

Conséquence pratique : Si vous êtes affilié au système de sécurité sociale espagnol (INSS, comme autónomo ou salarié en Espagne), vous pouvez demander l’exonération de CSG/CRDS sur vos revenus fonciers et plus-values immobilières de source française. La DGFiP remplace alors les 17,2 % par le Prélèvement de Solidarité (7,5 %).

Pour bénéficier de l’exonération :

  1. Justifier de votre affiliation au régime espagnol (certificat d’affiliation à la sécurité sociale espagnole). Un formulaire S1 délivré par la France ne convient pas : il atteste que vos soins restent à la charge de l’assurance maladie française.
  2. Le déclarer sur l’honneur dans votre déclaration de revenus (cases 8SH et/ou 8SI de la déclaration 2042 C) ou, pour une année déjà imposée, déposer une réclamation auprès du SIPNR
  3. Joindre la preuve d’affiliation pour chaque année concernée

L’Exit Tax Française : Article 167 bis CGI

Conditions d’Application

L’exit tax s’applique lors du transfert de domicile fiscal hors de France si vous détenez :

  • Un patrimoine de valeurs mobilières supérieur à 800 000 € OU
  • Des plus-values latentes sur titres supérieures à 1 300 000 €

Sursis de Paiement Automatique vers l’Espagne

L’Espagne étant un État membre de l’Union Européenne, le sursis de paiement est automatique : vous n’avez pas à payer l’exit tax au départ. L’imposition est calculée mais différée jusqu’à la cession effective des titres.

Obligations déclaratives maintenues :

  • Formulaire 2074-ETD lors de la déclaration de départ
  • Formulaire 2074-IFU chaque année tant que vous détenez les titres
  • Dégrèvement partiel progressif si vous restez en Espagne sans céder les titres

Dégressive dans le temps : Depuis la réforme de 2019, l’exit tax sur les titres non cédés est partiellement abandonnée après 5 ans (PME) ou 10 ans (autres sociétés) de résidence hors de France. Pour les départs vers l’UE/EEE, des dispositions spécifiques s’appliquent.


L’Année de Transfert : Gérer la Double Déclaration

L’année de transfert est la plus délicate car vous changez de résidence fiscale en cours d’année. Le traitement est le suivant :

En France (période résidente)

Vous déposez une déclaration couvrant :

  • Tous vos revenus mondiaux du 1er janvier à la date de départ
  • Application du barème progressif de l’IR sur l’ensemble des revenus de la période résidente
  • Déductions et abattements proratisés (pensions alimentaires, charges déductibles)

En Espagne (période résidente espagnole)

Vous déposez une déclaration IRPF (ou bénéficiez du régime Beckham) couvrant :

  • Tous vos revenus mondiaux depuis la date d’établissement de résidence en Espagne
  • Pour les revenus de source française déjà imposés en France : crédit d’impôt en Espagne conformément à l’article 24 de la Convention 1995
  • Le Modelo 720 pour les actifs étrangers (actifs français) si les seuils sont dépassés

Double Imposition sur l’Année de Transfert

En pratique, certains revenus peuvent être dans la déclaration des deux États sur l’année de transfert. La Convention 1995 prévoit des mécanismes d’élimination :

  • Méthode de l’exemption avec progressivité (Art. 24 §2 c) Convention) : pour les revenus que la Convention réserve à la France (par exemple les pensions publiques de l’article 19), l’Espagne peut en tenir compte pour calculer le taux applicable à vos autres revenus
  • Méthode du crédit d’impôt (Art. 24 §2 a) Convention) : pour les revenus que la France peut imposer, l’Espagne impute l’impôt français sur l’impôt espagnol dû, dans la limite de l’impôt espagnol correspondant

BMC coordonne les deux déclarations pour minimiser la friction fiscale de l’année de transition.


Revenus du Patrimoine Français Post-Transfert : Ce qui Reste Imposable en France

Même après votre radiation fiscale, certains revenus français restent imposables en France du fait de leur nature ou de leur source :

Revenus Fonciers (Loyers de Biens Immobiliers Français)

Article 6 de la Convention 1995 : Les revenus immobiliers sont imposables dans l’État où est situé le bien. Vos loyers français restent donc imposables en France, déclarés via le formulaire 2044 (régime réel) ou en case 4BA (micro-foncier) sur votre déclaration non-résidents auprès du SIPNR.

En Espagne : Ces mêmes revenus sont déclarés dans votre IRPF espagnol, avec crédit d’impôt pour l’impôt français déjà acquitté.

CSG/CRDS : Applicable si vous n’êtes pas affilié à un régime UE/EEE — taux 7,5 % (Prélèvement de Solidarité) si vous l’êtes.

Retenue à la source : L’acquéreur ou l’agent immobilier prélève 20 % à la source si votre revenu net foncier est inférieur à 26 500 €, avec régularisation annuelle.

Plus-Values Immobilières Françaises

Article 13 §1 de la Convention 1995 : Les plus-values sur biens immobiliers situés en France sont imposables en France. Taux applicable aux non-résidents : 19 % d’IR + 7,5 % de Prélèvement de Solidarité (ou 17,2 % si non affilié à un régime UE/EEE).

Abattements pour durée de détention applicables normalement. Représentant fiscal obligatoire pour les ventes supérieures à 150 000 € (sauf ressortissants UE).

Dividendes de Sociétés Françaises

Article 10 de la Convention 1995 : Les dividendes versés par une société française à un résident espagnol sont imposables dans les deux États. La France peut prélever une retenue à la source de maximum 15 % selon la Convention (au lieu du taux interne de 12,8 %). L’Espagne impute ce prélèvement sur l’IRPF dû.


Assurance-Vie Française depuis l’Espagne

L’assurance-vie française est souvent le principal actif des Français partant à l’étranger. Sa fiscalité post-départ mérite une attention particulière :

Fiscalité en France (non-résidents) :

  • Les intérêts et produits du contrat, lors du rachat, sont soumis au prélèvement forfaitaire libératoire (7,5 % après 8 ans, sous conditions)
  • Pour les non-résidents de l’UE/EEE, certaines dispositions s’appliquent différemment

Fiscalité en Espagne :

  • Lors d’un rachat total ou partiel, la plus-value (différence entre valeur de rachat et primes versées) est imposable à l’IRPF espagnol comme revenu du capital mobilier
  • Taux : 19 % jusqu’à 6 000 €, 21 % de 6 001 à 50 000 €, 23 % de 50 001 à 200 000 €, 27 % de 200 001 à 300 000 €, 30 % au-delà (art. 66 et 76 LIRPF)
  • Le Modelo 720 impose une déclaration si la valeur de rachat dépasse 50 000 €

Stratégie : Avant tout rachat significatif, une analyse comparative France/Espagne est indispensable, car l’ordre des opérations et le timing fiscal peuvent réduire significativement la charge globale.


Cuando Establecer la Residencia Fiscal Española : Timing Optimal

Le timing de la radiation fiscale française doit être coordonné avec l’établissement de la résidence fiscale espagnole. Deux stratégies s’opposent :

Option A : Départ en Début d’Année Civile (Janvier-Mars)

Avantages : déclaration de départ française courte (peu de revenus inclus), établissement rapide en Espagne permettant une année fiscale espagnole complète. Particulièrement recommandé si vous souhaitez demander le régime Beckham (délai de 6 mois à partir de l’arrivée, non prorogeable).

Option B : Départ en Fin d’Année Civile (Octobre-Décembre)

Avantages : permet de bénéficier d’une année complète de revenus en France avant le départ (abattements, PER, déficits fonciers). En Espagne, l’IRPF de la première année sera minimal. Inconvénient : la déclaration de départ française couvrira presque toute l’année.

Recommandation BMC : Le timing optimal dépend de votre structure de revenus, de vos actifs (notamment immobiliers français), et de votre intention d’utiliser le régime Beckham. Un diagnostic préalable est indispensable 6 à 12 mois avant le départ prévu.


Cas Pratique : Simulation d’une Radiation Fiscale

Profil : Antoine R., 38 ans, ingénieur IT à Paris. Marié, 2 enfants. Part travailler pour une entreprise espagnole à Barcelone le 1er avril 2026. Propriétaire d’un appartement à Paris (loué), client d’une assurance-vie française (valeur : 120 000 €).

Situation avant départ :

  • Domicile fiscal en France (foyer famille France jusqu’à août 2026)
  • Revenus fonciers Paris : 14 400 €/an (loyer mensuel 1 200 €)
  • Portefeuille actions françaises : 45 000 € (pas d’exit tax en dessous du seuil)

Actions BMC :

  1. Janvier 2026 : Analyse de la date optimale de transfert du foyer (femme et enfants rejoignent Barcelone en août 2026). Risque : domicile fiscal restera en France jusqu’en août selon la DGFiP.

  2. Avril 2026 : Antoine part à Barcelone — premier IRPF espagnol partiel. Nous déposons Modelo 149 (demande Beckham) dans les 6 mois.

  3. Août 2026 : Famille rejoint Barcelone — date de rupture du domicile fiscal français.

  4. Janvier 2027 : Déclaration de départ France (revenus jan-août 2026 worldwide + revenus fonciers paris jan-2026 à présent). Déclaration IRPF Espagne (revenus mondiaux avr-déc 2026 sous Beckham à 24 %).

  5. Mars 2027 : Modelo 720 — assurance-vie (120 000 € > 50 000 €, catégorie actifs assurance) + compte bancaire français.

  6. Revenus annuels post-départ : Loyers Paris déclarés au SIPNR + crédit d’impôt IRPF Espagne selon Convention Art. 6/23.

Résultat : Conformité totale des deux côtés, évitement de la double imposition, Beckham activé pour 6 ans.


Pourquoi Choisir BMC pour Votre Radiation Fiscale

La radiation fiscale française est une procédure bilatérale qui exige une connaissance approfondie des deux systèmes fiscaux — le CGI français et le LIRPF espagnol — ainsi que de la Convention du 10 octobre 1995 et de sa jurisprudence d’application. La plupart des conseillers fiscaux sont soit spécialisés en droit français, soit en droit espagnol, rarement les deux.

BMC est le point de contact unique pour l’ensemble de la procédure :

  • Côté français : Coordination avec votre conseiller fiscal ou expert-comptable français, préparation des formulaires DGFiP, suivi SIPNR, réclamations CSG/CRDS (De Ruyter)
  • Côté espagnol : AEAT compliance, Modelo 030, premier IRPF ou Beckham, Modelo 720
  • Coordination bilatérale : Analyse Convention 1995, élimination de la double imposition, optimisation du timing de départ

Nous avons accompagné des Français dans toutes les situations : cadres détachés, créateurs d’entreprise, retraités, propriétaires de biens immobiliers français, et portefeuilles d’assurance-vie complexes.

Ce qui vient ensuite

Planification fiscale intégraleOptimisez votre charge fiscale avec une stratégie complète : impôt sur le revenu, sociétés, fiscalité internationale et territoires spéciaux.
Conseil aux entreprisesDe la constitution à la cession : nous accompagnons les entrepreneurs à chaque étape du cycle de vie de leur entreprise.
Conseil juridique intégralDroit commercial, droit du travail, conformité et protection des données : une équipe juridique pluridisciplinaire pour couvrir tous vos besoins.
FAQ

Questions fréquentes

L'article 4 B du CGI vous considère domicilié en France si vous remplissez l'un de ces trois critères : avoir en France votre foyer ou le lieu de votre séjour principal (en règle générale, plus de six mois dans l'année), y exercer une activité professionnelle non accessoire, ou y avoir le centre de vos intérêts économiques (BOI-IR-CHAMP-10). Un seul suffit : vous devenez non-résident quand aucun n'est plus rempli, sauf si la règle de départage de la Convention (article 4.2) vous rend résident d'Espagne. L'année du départ, vous êtes résident du 1er janvier à la date du départ. En cas de double résidence, l'article 4.2 de la Convention de 1995 tranche dans l'ordre : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord amiable entre les deux administrations.
Oui. L'année suivant votre départ, dans les délais habituels de la déclaration de revenus, vous déposez la déclaration 2042 pour les revenus perçus du 1er janvier à la date du départ (les revenus de source étrangère de cette période figurent sur la déclaration 2047) et l'annexe 2042-NR pour les revenus de source française imposables en France perçus entre la date du départ et le 31 décembre. Vous y indiquez votre nouvelle adresse à l'étranger ; votre dossier est ensuite transféré au service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR).
Le service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), rattaché à la direction des impôts des non-résidents (DINR), 10 rue du Centre, TSA 10010, 93465 Noisy-le-Grand Cedex, gère l'impôt sur le revenu des non-résidents qui perçoivent des revenus de source française imposables en France, ainsi que l'IFI et l'ensemble des dossiers d'exit tax. Votre dossier lui est transféré lorsque vous déposez, l'année suivant le départ, la déclaration des revenus de l'année du départ. Vous pouvez le contacter par la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr ou au standard +33 1 72 95 20 42 (de 9 h à 16 h).
Cela dépend de votre régime de sécurité sociale. Depuis le 1er janvier 2019, si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un autre pays de l'EEE ou de la Suisse (par exemple le régime espagnol si vous travaillez en Espagne), vous êtes exonéré de CSG et de CRDS sur vos revenus fonciers et plus-values immobilières de source française : seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû, au lieu de 17,2 % au total (suite de l'arrêt CJUE De Ruyter du 26/02/2015, aff. C-623/13). L'exonération se demande en cochant les cases 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C. Si vous restez affilié au régime français (cas du retraité installé en Espagne avec un formulaire S1 délivré par la France) ou relevez d'un régime hors EEE et Suisse, les 17,2 % restent dus.
En France, le rachat par un non-résident subit un prélèvement forfaitaire sur les produits, retenu par l'assureur : 12,8 % si le contrat a moins de huit ans et 7,5 % au-delà (taux au 1er janvier 2026), sans prélèvements sociaux ; les conventions fiscales peuvent réduire ces taux. La Convention de 1995 ne comporte pas de règle propre à l'assurance-vie (son article 20 vise les professeurs et chercheurs). En Espagne, la part de gain d'un rachat partiel ou total est imposable à l'IRPF comme revenu du capital mobilier (article 25.3 LIRPF), au barème de l'épargne de 19 % à 30 %. Le Modelo 720 est obligatoire si la valeur de rachat au 31 décembre, additionnée à celle des titres, OPC et rentes détenus à l'étranger, dépasse 50 000 € (article 42 ter RGAT).
L'exit tax impose les plus-values latentes sur titres lors du transfert du domicile fiscal hors de France si vous avez été domicilié en France au moins six des dix années précédentes et si vos titres valent au moins 800 000 € ou représentent au moins 50 % des bénéfices d'une société. Pour un transfert vers l'Espagne, État de l'UE, vous bénéficiez d'un sursis de paiement automatique : rien à payer au départ. Pour les transferts depuis le 1er janvier 2019, l'impôt en sursis est dégrevé au bout de deux ans, ou de cinq ans si vos titres valent plus de 2 570 000 €, sauf cession avant ce délai. Obligations : déclaration 2074-ETD l'année suivant le départ, puis chaque année la 2074-ETS ou la 2074-ETSL (suivi allégé).
La France vous impose comme résident du 1er janvier à la date du départ, puis uniquement sur vos revenus de source française. L'Espagne ne fractionne pas l'année : si vous remplissez l'article 9 de la loi IRPF, vous êtes résident espagnol pour toute l'année civile (article 12). Si les deux États vous considèrent résident sur la même période, l'article 4.2 de la Convention détermine votre résidence. Pour les revenus que la France peut continuer d'imposer comme État de la source, par exemple les loyers d'un bien situé en France, l'Espagne déduit l'impôt français dans la limite de l'impôt espagnol correspondant (article 24.2.a).

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Questions fréquentes

Questions sur Radiation Fiscale France → Espagne 2026 : Procédure DGFiP, SIPNR et Résidence Espagnole | BMC

L'article 4 B du CGI vous considère domicilié en France si vous remplissez l'un de ces trois critères : avoir en France votre foyer ou le lieu de votre séjour principal (en règle générale, plus de six mois dans l'année), y exercer une activité professionnelle non accessoire, ou y avoir le centre de vos intérêts économiques (BOI-IR-CHAMP-10). Un seul suffit : vous devenez non-résident quand aucun n'est plus rempli, sauf si la règle de départage de la Convention (article 4.2) vous rend résident d'Espagne. L'année du départ, vous êtes résident du 1er janvier à la date du départ. En cas de double résidence, l'article 4.2 de la Convention de 1995 tranche dans l'ordre : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord amiable entre les deux administrations.
Oui. L'année suivant votre départ, dans les délais habituels de la déclaration de revenus, vous déposez la déclaration 2042 pour les revenus perçus du 1er janvier à la date du départ (les revenus de source étrangère de cette période figurent sur la déclaration 2047) et l'annexe 2042-NR pour les revenus de source française imposables en France perçus entre la date du départ et le 31 décembre. Vous y indiquez votre nouvelle adresse à l'étranger ; votre dossier est ensuite transféré au service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR).
Le service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), rattaché à la direction des impôts des non-résidents (DINR), 10 rue du Centre, TSA 10010, 93465 Noisy-le-Grand Cedex, gère l'impôt sur le revenu des non-résidents qui perçoivent des revenus de source française imposables en France, ainsi que l'IFI et l'ensemble des dossiers d'exit tax. Votre dossier lui est transféré lorsque vous déposez, l'année suivant le départ, la déclaration des revenus de l'année du départ. Vous pouvez le contacter par la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr ou au standard +33 1 72 95 20 42 (de 9 h à 16 h).
Cela dépend de votre régime de sécurité sociale. Depuis le 1er janvier 2019, si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un autre pays de l'EEE ou de la Suisse (par exemple le régime espagnol si vous travaillez en Espagne), vous êtes exonéré de CSG et de CRDS sur vos revenus fonciers et plus-values immobilières de source française : seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû, au lieu de 17,2 % au total (suite de l'arrêt CJUE De Ruyter du 26/02/2015, aff. C-623/13). L'exonération se demande en cochant les cases 8SH ou 8SI de la déclaration 2042 C. Si vous restez affilié au régime français (cas du retraité installé en Espagne avec un formulaire S1 délivré par la France) ou relevez d'un régime hors EEE et Suisse, les 17,2 % restent dus.
En France, le rachat par un non-résident subit un prélèvement forfaitaire sur les produits, retenu par l'assureur : 12,8 % si le contrat a moins de huit ans et 7,5 % au-delà (taux au 1er janvier 2026), sans prélèvements sociaux ; les conventions fiscales peuvent réduire ces taux. La Convention de 1995 ne comporte pas de règle propre à l'assurance-vie (son article 20 vise les professeurs et chercheurs). En Espagne, la part de gain d'un rachat partiel ou total est imposable à l'IRPF comme revenu du capital mobilier (article 25.3 LIRPF), au barème de l'épargne de 19 % à 30 %. Le Modelo 720 est obligatoire si la valeur de rachat au 31 décembre, additionnée à celle des titres, OPC et rentes détenus à l'étranger, dépasse 50 000 € (article 42 ter RGAT).
L'exit tax impose les plus-values latentes sur titres lors du transfert du domicile fiscal hors de France si vous avez été domicilié en France au moins six des dix années précédentes et si vos titres valent au moins 800 000 € ou représentent au moins 50 % des bénéfices d'une société. Pour un transfert vers l'Espagne, État de l'UE, vous bénéficiez d'un sursis de paiement automatique : rien à payer au départ. Pour les transferts depuis le 1er janvier 2019, l'impôt en sursis est dégrevé au bout de deux ans, ou de cinq ans si vos titres valent plus de 2 570 000 €, sauf cession avant ce délai. Obligations : déclaration 2074-ETD l'année suivant le départ, puis chaque année la 2074-ETS ou la 2074-ETSL (suivi allégé).
La France vous impose comme résident du 1er janvier à la date du départ, puis uniquement sur vos revenus de source française. L'Espagne ne fractionne pas l'année : si vous remplissez l'article 9 de la loi IRPF, vous êtes résident espagnol pour toute l'année civile (article 12). Si les deux États vous considèrent résident sur la même période, l'article 4.2 de la Convention détermine votre résidence. Pour les revenus que la France peut continuer d'imposer comme État de la source, par exemple les loyers d'un bien situé en France, l'Espagne déduit l'impôt français dans la limite de l'impôt espagnol correspondant (article 24.2.a).
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