Évolution de la doctrine de la DGT
Doctrine en vigueur
Pour appliquer le régime de neutralité fiscale lors des fusions, l'opération doit être réalisée dans un cadre commercial et ne pas avoir pour objectif principal la fraude ou l'évasion fiscale. L'absence de motifs économiques valables génère une présomption de fraude, mais l'Administration doit prouver, par un examen global et au cas par cas, que cet objectif est le principal. L'existence de bases imposables négatives n'invalide pas le régime si la fusion profite aux activités résultantes et ne vise pas l'exploitation de ces bases comme finalité prépondérante.
La position de la DGT reste constante quant à l'exigence de motifs économiques valables pour éviter l'application de l'article 89.2 de la LIS (Loi sur l'Impôt sur les Sociétés). L'évolution montre une nuance importante concernant la charge de la preuve, établissant que l'absence de motifs économiques permet de présumer la fraude, mais nécessite une analyse globale pour confirmer que celle-ci est l'objectif principal. Il est confirmé que la simple existence de bases imposables négatives ne suffit pas à refuser le régime.
Points de bascule
-
Établit que l'absence de motifs économiques constitue une présomption de fraude, mais exige un examen global pour prouver que celui-ci est l'objectif principal.
Analyse fondée sur 7 des 8 rescrits dont la doctrine est disponible. Mis à jour le 30 septembre 2026.