Évolution de la doctrine de la DGT
Doctrine en vigueur
Le report d'imposition des revenus dans le cadre d'opérations de réorganisation d'entreprises nécessite le respect de la réglementation commerciale et des exigences de la LIS ou de la LIRPF selon le cas. Dans les fusions et scissions, il est nécessaire de justifier de motifs économiques valables et de démontrer que l'opération n'a pas pour objectif principal la fraude ou l'évasion fiscale. Dans le cadre de l'IRPF (Impôt sur le revenu des personnes physiques) pour les SICAV, le report du revenu peut s'appliquer à la totalité de celui-ci si les conditions de l'art. 94.1.a) LIRPF sont remplies, en contrôlant la limite de participation de 5 % en additionnant la participation préalable dans l'entité absorbée.
La position de la DGT reste constante quant à l'exigence de motifs économiques valables et du respect des règles commerciales pour le report. La doctrine est passée de l'analyse d'aspects généraux des fusions et scissions au regard de l'IS (Impôt sur les sociétés) et de l'IVA (TVA) à la définition de conditions spécifiques pour l'échange de valeurs et le traitement des revenus des associés de SICAV sous l'égide de la LIRPF. Aucun changement de critère n'est observé, mais plutôt une application de la norme à des cas plus spécifiques.
Points de bascule
-
Permet de définir l'échange de valeurs en fonction de l'ensemble des associés, même si seuls certains résident dans l'UE, afin d'appliquer le régime spécial.
-
Établit que pour la limite de 5 % de participation dans les SICAV, il convient de prendre en compte la participation dans l'absorbante et celle détenue dans l'absorbée au cours des 12 mois précédents.
Analyse fondée sur 6 des 8 rescrits dont la doctrine est disponible. Mis à jour le 1 octobre 2026.