L'abandon de créance génère une perte patrimoniale dans la base générale de l'IRPF
La Dirección General de Tributos (DGT) a émis un critère pertinent concernant le traitement fiscal de la perte patrimoniale lorsqu'un créancier accepte un abandon de créance pour éteindre une dette. Ce scénario, fréquent dans les processus de restructuration de dette, soulève la question de savoir si ladite perte doit être traitée comme une plus-value ou une moins-value patrimoniale de l'épargne ou si elle doit être intégrée dans la base imposable générale.
Ce qu'a résolu la DGT
La consultation portait sur la possibilité de déclarer une perte patrimoniale d'un montant de 200 000 euros, découlant d'un abandon de créance et de la renonciation à des actions pour recouvrer le reste des sommes prêtées. La DGT a déterminé que l'abandon convenu entre le créancier et le débiteur, dans lequel un paiement inférieur au montant dû est stipulé pour éteindre l'obligation, génère une perte patrimoniale pour le montant non perçu.
Le critère établit qu'étant donné qu'elle découle de l'extinction d'un droit de créance et non d'une transmission d'éléments patrimoniaux, cette perte doit être intégrée en tant que revenu général dans la base imposable, conformément aux dispositions de l'article 45 de la Loi 35/2006.
Ce que cela signifie pour vous
Pour les personnes physiques agissant en tant que créanciers et se voyant contraintes d'accepter une réduction de la dette pour clôturer une position, l'impact fiscal n'est pas celui habituellement associé aux pertes de la base de l'épargne. En l'absence de transmission d'un élément patrimonial (comme un bien immobilier ou des actions), mais en présence de l'extinction d'un droit de créance, la perte ne se déduit pas de la base imposable de l'épargne, mais s'intègre dans la base imposable générale.
Ce qu'il convient de faire
Face à une situation d'abandon de créance, il est nécessaire d'analyser la nature juridique de l'extinction du droit pour déterminer sa correcte intégration dans la déclaration de l'IRPF (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques). Étant donné que le traitement fiscal dépend de l'existence ou non d'une transmission ou d'une simple extinction de créance, il est fondamental d'évaluer chaque cas particulier afin de s'assurer que la perte est imputée sur la base imposable correspondante selon la réglementation en vigueur.
Questions fréquentes
- Pourquoi la perte n'est-elle pas incluse dans la base de l'épargne ?
- Parce que l'abandon de créance découle de l'extinction d'un droit de créance et non de la transmission d'éléments patrimoniaux.
- Quelle réglementation régit ce traitement ?
- Le traitement se fonde sur l'article 45 de la Loi 35/2006.