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Le Gouvernement actualise le Plan TIFIES contre le trafic d'espèces sauvages jusqu'en 2027

La Direction générale de la Biodiversité, des Forêts et de la Désertification (Dirección General de Biodiversidad, Bosques y Desertificación) a publié la Résolution du 16 juillet 2026, par laquelle est officialisé l'Accord du Conseil des ministres du 29 juin 2026 approuvant l'actualisation du Plan d'action espagnol contre le trafic illégal et le braconnage international d'espèces sauvages (Plan TIFIES). Cette mesure vise à optimiser les ressources publiques et la coordination entre les différents départements gouvernementaux pour affronter les réseaux délictueux qui menacent la biodiversité et la sécurité publique.

Ce qui change

La principale modification introduite par cette résolution (BOE-A-2026-17564) n'est pas seulement de contenu, mais de structure et de portée temporelle. Le nouveau cadre d'action s'aligne sur la stratégie de l'Union européenne, en établissant une feuille de route claire qui orientera les politiques de lutte contre le trafic d'espèces sauvages jusqu'à l'année 2027.

Parmi les changements opérationnels les plus significatifs figurent :

  • Coordination interministérielle renforcée : les dénominations et compétences des départements responsables sont actualisées. L'exécution du plan requiert désormais la participation directe et coordonnée de l'Agriculture, la Pêche et l'Alimentation ; des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération ; de la Science, l'Innovation et les Universités ; des Finances ; de l'Intérieur ; de la Transition écologique et du Défi démographique ; ainsi que de la Section Environnement du Parquet général de l'État.
  • Accent sur la sécurité : le plan cesse d'être une mesure purement environnementale pour s'intégrer dans la lutte contre le crime organisé, en reconnaissant que le trafic d'espèces est lié à des réseaux délictueux qui compromettent la sécurité des personnes et le développement durable.
  • Appel à la participation externe : le plan promeut la participation de la société civile, des entreprises et du monde académique comme agents actifs dans la détection et la prévention de ces activités illicites, sans que cela constitue une nouvelle obligation juridique pour le secteur privé.

Contexte

Pour comprendre la portée de cette résolution, il faut remonter à 2016, lorsque la Commission européenne a adopté le Plan d'action de l'Union européenne contre le trafic d'espèces sauvages en réponse aux avertissements de l'ONU. L'Espagne, du fait de sa position géostratégique et de ses liens culturels et socio-économiques avec des régions d'Amérique latine et d'Afrique, a été historiquement identifiée dans les rapports internationaux comme un point critique d'entrée et de transit de ces routes illégales.

Après la révision de la stratégie européenne en 2022, l'Espagne a procédé à l'actualisation de son propre cadre national. Cette nouvelle version du Plan TIFIES cherche à répondre aux défis actuels, en intégrant les règlements de l'UE sur le trafic d'espèces et en connectant la protection de la biodiversité avec d'autres politiques de contrôle aux frontières et de surveillance commerciale. L'objectif est de passer d'un modèle de réaction à un modèle de prévention et de détection précoce grâce à l'optimisation des moyens publics disponibles.

Qui est concerné et comment

L'application de ce plan a des répercussions différenciées selon le profil concerné :

  • Entreprises (PME et grandes entreprises) : les organisations opérant dans des secteurs liés au commerce, à la manipulation ou au transport d'espèces sauvages (comme les pépinières, les centres de récupération, les entreprises de logistique spécialisée ou le commerce de faune) évolueront dans un environnement de vigilance et d'inspection accrues : il convient de renforcer les protocoles de conformité déjà exigés par la réglementation en vigueur. Le plan promeut en outre leur collaboration volontaire pour éviter que leurs canaux de distribution soient utilisés par des réseaux criminels.
  • Indépendants et professionnels : il est utile aux professionnels liés à la biodiversité, à la médecine vétérinaire, à la biologie ou au commerce d'espèces de connaître les nouvelles orientations de vigilance et les voies de signalement face à d'éventuelles irrégularités sur le marché.
  • ONG et monde académique : ces entités deviennent des piliers stratégiques pour la production de connaissances et la sensibilisation sociale. Il est attendu que le monde académique apporte des données scientifiques pour la détection de nouvelles routes et que les ONG agissent comme vigies de la biodiversité.
  • Administrations publiques : les organismes des Finances, de l'Intérieur et de la Transition écologique sont tenus à une coordination sans précédent pour croiser les données et détecter des flux financiers ou de marchandises suspects.
  • Citoyens en général : une plus grande sensibilisation est demandée pour la diffusion de la légalité et le signalement d'activités pouvant constituer du braconnage ou du trafic illégal.

Que faire et quand

La résolution (BOE-A-2026-17564) établissant un cadre d'action à l'horizon 2027, pour le secteur privé les actions recommandables relèvent de la prévention :

  • Audit de conformité : il convient que les entreprises du secteur révisent leurs chaînes d'approvisionnement pour garantir que toute espèce commercialisée dispose de la documentation légale requise par la réglementation européenne et nationale.
  • Protocoles de détection : mettre en place des mécanismes internes d'identification d'éventuelles activités de trafic illégal susceptibles d'engager la responsabilité légale de l'entité.
  • Collaboration institutionnelle : maintenir des canaux ouverts avec les autorités compétentes pour faciliter le travail d'inspection et de contrôle.

Pour toute question sur l'incidence de ces mesures de contrôle sur l'activité de votre entreprise ou sur vos obligations de déclaration, nous vous recommandons d'évaluer votre cas concret avec le pôle droit administratif ou droit commercial de BMC.

Questions frequentes

Qu'est-ce que le Plan TIFIES ?
C'est le Plan d'action espagnol contre le trafic illégal et le braconnage international d'espèces sauvages, récemment actualisé pour améliorer la lutte contre le crime organisé environnemental.
Jusqu'à quand ce nouveau cadre d'action sera-t-il en vigueur ?
Le plan est conçu pour orienter les actions de l'Union européenne et de l'Espagne jusqu'à l'année 2027.
Mon entreprise est-elle obligée de collaborer avec ce plan ?
Non. Le plan est un instrument d'action du Gouvernement qui ordonne l'activité des Administrations et appelle à la collaboration du secteur privé, mais il ne crée pas de nouvelles obligations juridiques pour les entreprises : les devoirs documentaires et de traçabilité continuent de découler de la réglementation CITES et de l'UE déjà en vigueur.
Pourquoi l'Espagne est-elle un point clé de ce plan ?
En raison de sa position géostratégique, l'Espagne agit fréquemment comme pays d'entrée et de transit sur les routes du trafic d'espèces depuis l'Afrique et l'Amérique latine vers l'Europe.
Quels ministères participent à l'exécution de ces mesures ?
Y participent l'Agriculture, les Affaires étrangères, la Science, les Finances, l'Intérieur, la Transition écologique et le Parquet général de l'État.
Le plan ne concerne-t-il que les questions environnementales ?
Non, le plan comporte une forte composante de sécurité et de lutte contre le crime organisé, touchant aussi au contrôle des réseaux délictueux et à la sécurité publique.
Fiche technique de la disposition
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