Les entreprises de sécurité privée devront assurer 80 % à 90 % de services minimaux
Par une résolution du 30 octobre 2026, le Secrétariat d'État à la Sécurité a fixé les pourcentages de personnel de sécurité privée devant assurer les services essentiels durant la grève générale supra-autonomique prévue pour le 11 novembre 2026. Cette décision administrative encadre l'exercice du droit de grève pour éviter une rupture de la sécurité publique et de la protection des infrastructures stratégiques du pays.
Que cambia
La résolution définit des seuils de présence obligatoires pour les agents de sécurité privée, selon la nature de l'activité et l'importance de l'infrastructure protégée. Contrairement à une grève sans restrictions, les entreprises ne pourront pas suspendre totalement leurs activités dans les secteurs jugés vitaux. Les changements majeurs se déclinent comme suit :
- Infrastructures critiques et transports : Pour les services de sécurité dans les ports, aéroports, chemins de fer, métros, stations de bus et centres de télécommunications, le niveau de service ne peut être inférieur à 90 % (art. 4). Cela inclut impérativement le personnel opérant dans les centres de contrôle CCTV, essentiels à la coordination des services d'urgence.
- Médias de communication : Les centres et sièges sociaux des médias de communication sociale doivent maintenir un minimum de 80 % de leurs services de sécurité (art. 2.1.h) afin de garantir la libre circulation de l'information et la transparence démocratique.
- Protection des personnes : Les services de protection de la sécurité personnelle, qui incluent l'accompagnement et la défense de personnes déterminées, sont soumis à des obligations de prestation pour éviter des risques élevés pour la sécurité des citoyens (art. 2.2).
- Installations avec obligation générale : Pour les services de surveillance où la sécurité a été imposée de manière obligatoire, le seuil minimal est fixé à 80 % (art. 2.1.e).
Contexto
Cette résolution s'inscrit dans le cadre juridique complexe qui tente de concilier le droit fondamental à la grève (article 28.2 de la Constitution espagnole) avec la nécessité de garantir les services essentiels de la communauté. Le cadre légal repose sur plusieurs piliers :
- La Loi 5/2014 sur la Sécurité Privée (LSP) : Elle définit la sécurité privée comme une activité complémentaire et subordonnée à la sécurité publique (art. 1).
- Le Réal Decreto 524/2002 : Ce texte est la base qui permet de déterminer quels services de sécurité privée sont considérés comme essentiels en situation de conflit social.
- La Loi 8/2011 sur la protection des infrastructures critiques : Elle identifie les secteurs stratégiques (énergie, eau, santé, transports, etc.) dont une défaillance de sécurité pourrait provoquer des effets en cascade graves.
L'intervention du Secrétariat d'État à la Sécurité est donc une mesure de régulation nécessaire pour protéger la résilience des entités critiques, conformément aux directives européennes sur la résilience des infrastructures.
A quien afecta y como
La résolution impacte différents profils d'acteurs économiques et professionnels dans le secteur de la sécurité en Espagne :
- Grandes entreprises de sécurité privée : Les sociétés détenant des contrats avec des secteurs stratégiques (énergie, transport, finance) sont les plus directement touchées. Elles doivent organiser leurs plannings de travail pour garantir que 90 % de leur effectif dédié aux infrastructures critiques soit opérationnel le 11 novembre 2026 (art. 4).
- PME de sécurité : Les petites et moyennes entreprises opérant dans les centres de communication ou de surveillance de sites industriels doivent s'assurer de maintenir un seuil de 80 % de leurs services (art. 2.1.h et art. 2.1.e).
- Professionnels indépendants (Autónomos) : Les agents de sécurité travaillant de manière indépendante, notamment dans le domaine de la protection de personnes (garde du corps), sont également concernés par l'obligation de continuité pour éviter des risques de sécurité publique (art. 2.2).
Que hacer y cuando
Cette norme n'impose pas de nouvelles démarches administratives de dépôt, mais elle crée une obligation opérationnelle immédiate pour les entreprises du secteur. Voici les étapes à suivre :
- Audit des contrats : Les entreprises doivent identifier immédiatement quels de leurs clients sont classés comme "infrastructures critiques" ou "médias de communication" selon la loi 8/2011.
- Réorganisation des effectifs : Avant le 11 novembre 2026, les directions des ressources humaines doivent établir les plannings de service garantissant les pourcentages de 80 % ou 90 % selon le cas.
- Vérification de la conformité : Il est impératif de s'assurer que le personnel affecté aux centres de contrôle (CCTV) est bien comptabilisé dans le quota de 90 % pour les transports, car leur absence rendrait le service non conforme.
Pour toute analyse spécifique de l'impact de ces mesures sur vos contrats de travail ou votre gestion de personnel, nous vous recommandons de consulter les experts de BMC.
Questions fréquentes
- Quel est le pourcentage de personnel requis pour les aéroports et les ports ?
- Un niveau minimum de 90 % du personnel de sécurité doit être assuré pour ces infrastructures critiques (art. 4).
- Les entreprises de sécurité pour les médias sont-elles aussi concernées ?
- Oui, les sièges et centres des médias de communication doivent maintenir au moins 80 % de leurs services (art. 2.1.h).
- La protection de personnes est-elle soumise à des services minimaux ?
- Oui, en raison des risques élevés pour la sécurité des citoyens, la protection de personnes est soumise à des obligations de prestation (art. 2.2).
- Quelle est la date exacte de l'application de ces mesures ?
- Les obligations de services minimaux s'appliquent spécifiquement durant la journée de grève du 11 novembre 2026.
- Pourquoi ces restrictions sont-elles imposées ?
- Elles visent à équilibrer le droit de grève avec la protection des infrastructures essentielles et la sécurité de la population, conformément à la Constitution.
- Le personnel de surveillance CCTV est-il inclus dans les quotas ?
- Oui, le personnel des centres de contrôle CCTV est considéré comme essentiel pour le fonctionnement des transports et des communications.
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