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Les sociétés faisant don de biens à leur associé unique ne pourront pas bénéficier des incitations au mécénat

L'application des incitations fiscales destinées au mécénat nécessite l'existence d'une intention de don ou de libéralité. Cependant, la Dirección General de Tributos (DGT) a clarifié le traitement fiscal lorsque l'opération se produit entre une société et son propre associé.

Ce qu'a résolu la DGT

La consultation analyse le traitement au titre de l'Impôt sur les Sociétés (IS) du don de biens réalisé par une société anonyme à son associé unique. L'organe décisionnel détermine que ces opérations, lorsqu'elles sont réalisées d'entités détenues au profit de leurs sociétés mères, doivent être considérées comme une distribution de fonds propres, que ce soit par le biais de réserves, de primes d'émission ou de capital.

En l'absence d'un animus donandi (intention de donner), l'opération n'est pas qualifiée d'acte de libéralité. Par conséquent, il n'est pas possible d'appliquer les avantages prévus par la Loi 49/2002. Cela implique que :

  • L'exonération des plus-values découlant de la remise du bien n'est pas applicable.
  • La déduction sur le montant de l'Impôt sur les Sociétés n'est pas applicable.

Ce que cela signifie pour vous

Ce critère affecte directement les sociétés qui souhaitent effectuer des dons de biens à leurs associés, y compris les entités publiques ou les mairies, dans le but d'obtenir des avantages fiscaux liés au mécénat. Si la structure sociétaire implique que le bénéficiaire est l'associé unique ou la société mère, l'Administration considérera qu'il s'agit d'un mouvement de fonds propres et non d'un don désintéressé.

Pour la société donatrice, cela signifie que la remise du bien aura les conséquences fiscales habituelles d'une transmission, sans possibilité de se prévaloir de la réglementation sur le mécénat pour réduire la charge fiscale.

Ce qu'il convient de faire

Face à des opérations de transfert d'actifs entre sociétés d'un même groupe ou vers leurs associés, il est nécessaire d'analyser la nature juridique de la transaction. La qualification de l'opération déterminera s'il s'agit d'une distribution de fonds ou d'un don réel. Il est recommandé d'évaluer la structure de l'opération pour éviter des risques en matière d'Impôt sur les Sociétés découlant d'une application incorrecte des incitations de la Loi 49/2002.

Questions fréquentes

Pourquoi le mécénat ne s'applique-t-il pas en cas de remise de biens ?
Parce que la DGT considère que, s'agissant de l'associé unique, la remise n'est pas un acte de libéralité, mais une distribution de fonds propres (réserves ou capital).
Quel est l'impact sur l'Impôt sur les Sociétés ?
La société donatrice devra être imposée sur les plus-values générées et ne pourra pas appliquer de déductions sur l'impôt dû.
Rescrit officiel V5467-26
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