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Les professionnels expatriés par contrat de travail peuvent opter pour le régime spécial

L'accès au régime spécial d'imposition pour les expatriés, communément appelé Loi Beckham, nécessite le respect strict de conditions de résidence et de causalité professionnelle. La Dirección General de Tributos (DGT) a précisé les limites de ce régime dans une récente consultation vinculante.

Ce qu'a résolu la DGT

Pour qu'un contribuable puisse bénéficier du régime spécial prévu à l'article 93 de la Loi sur l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (LIRPF), trois conditions fondamentales doivent être réunies :

  • Résidence préalable : Le contribuable doit avoir conservé la qualité de non-résident en Espagne pendant les cinq années précédant l'expatriation.
  • Causalité professionnelle : Le transfert sur le territoire espagnol doit être la conséquence directe d'un contrat de travail conclu avec un employeur en Espagne.
  • Absence d'établissement stable : Le contribuable ne doit pas percevoir de revenus qualifiables comme étant obtenus par le biais d'un établissement stable en Espagne.

Par ailleurs, la résolution aborde le traitement du carried interest. Ce type de revenu ne sera pas imposé en Espagne s'il ne découle pas, directement ou indirectement, d'une activité personnelle exercée sur le territoire espagnol, à condition que ladite activité soit antérieure à l'expatriation.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes un professionnel qui s'installe en Espagne, la clé pour accéder à ce traitement fiscal réside dans la nature de votre contrat. La résidence ne suffit pas ; il est impératif que l'expatriation soit le résultat d'une relation de travail avec une entité espagnole. Si le transfert se produit pour d'autres motifs que l'embauche professionnelle, l'accès au régime spécial est exclu.

Pour les profils ayant des structures de rémunération complexes, comme le carried interest, la distinction entre l'activité antérieure au transfert et l'activité exercée en Espagne déterminera l'imposition de ces revenus.

Ce qu'il convient de faire

Compte tenu de l'importance de la causalité entre le contrat de travail et l'expatriation, il est nécessaire de vérifier que la structure de l'embauche respecte les exigences de la réglementation en vigueur. Chaque situation de mobilité internationale présente des particularités concernant la résidence préalable et la nature des revenus perçus ; il est donc recommandé d'évaluer chaque cas de manière individualisée afin de garantir la conformité avec les dispositions de la LIRPF et du RIRPF.

Questions fréquentes

Est-il suffisant de vivre en Espagne pour appliquer la Loi Beckham ?
Non, l'expatriation doit être la conséquence d'un contrat de travail avec un employeur en Espagne et respecter la condition de non-résidence préalable de cinq ans.
Comment est imposé le carried interest obtenu avant de venir en Espagne ?
Il ne sera pas imposé en Espagne à condition qu'il ne découle pas d'une activité personnelle exercée sur le territoire espagnol.
Rescrit officiel V5374-26
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