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Les fusions par absorption de filiales à 100 % peuvent maintenir la neutralité fiscale

Les restructurations sociétales impliquant l'absorption totale d'une filiale par sa société mère ont fait l'objet d'une analyse par l'Administration fiscale. La question centrale consistait à déterminer si l'existence de déficits fiscaux (bases imponibles negativas) dans la société qui disparaît empêche l'application du régime de neutralité fiscale prévu par la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS).

Ce qu'a décidé la DGT

La Dirección General de Tributos (DGT) a déterminé que, si l'opération est réalisée dans un cadre commercial et respecte les dispositions de l'article 76.1 c) de la LIS, la fusion par absorption d'une filiale à 100 % peut bénéficier du régime de neutralité fiscale. Dans ce scénario, la société absorbante se subroge dans les déficits fiscaux de la société absorbée, tout en respectant les limites établies par les articles 84.2 et la disposition transitoire seizième 7.b) de la LIS.

Le critère précise que la présence de déficits fiscaux n'invalide pas l'application de ce régime, à condition que deux conditions fondamentales soient remplies :

  • Que la fusion renforce l'activité économique de l'entité.
  • Que l'opération n'ait pas pour objectif prépondérant l'utilisation de ces déficits ou ne fasse pas partie d'un plan de liquidation.

De même, il est précisé que le régime ne sera pas applicable s'il est détecté que l'objectif principal de la restructuration est la fraude ou l'évasion fiscale.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les groupes d'entreprises qui gèrent des processus de restructuration, cette résolution apporte une sécurité juridique quant à la viabilité de l'intégration de filiales sans perdre l'avantage fiscal des déficits fiscaux accumulés. Cela permet une consolidation des structures fiscalement efficace, à condition que l'opération réponde à une logique commerciale et non simplement à une stratégie d'optimisation des pertes.

Ce qu'il convient de faire

Dans le cadre d'un processus de fusion par absorption, il est nécessaire de documenter les motifs économiques qui justifient l'opération. L'entité doit être capable de démontrer que la restructuration vise le renforcement de l'activité et ne constitue pas un simple mécanisme pour l'utilisation de déficits fiscaux ou une manœuvre de liquidation. Il est fondamental d'évaluer le respect des limites de subrogation prévues par la réglementation en vigueur avant d'exécuter l'opération.

Questions fréquentes

L'existence de déficits fiscaux empêche-t-elle la neutralité fiscale ?
Non, à condition que la fusion renforce l'activité et que l'utilisation de ces déficits ne soit pas l'objectif principal.
Qu'advient-il des déficits fiscaux de la filiale absorbée ?
La société absorbante s'y subroge, dans le respect des limites de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés.
Rescrit officiel V5442-26
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