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Les fusions inversées peuvent bénéficier de la neutralité fiscale si des motifs économiques existent

L'application du régime de neutralité fiscale dans les opérations de restructuration d'entreprises a fait l'objet d'une analyse par l'Administration fiscale. Plus précisément, la possibilité d'appliquer ce traitement dans des scénarios de fusion inversée, où une filiale absorbe sa société mère, a été abordée.

Ce qu'a décidé la DGT

La Direction Générale des Tributs (DGT) a déterminé que l'opération de fusion peut bénéficier du régime de neutralité fiscale prévu au Chapitre VII du Titre VII de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS), à condition de respecter les exigences de l'article 76.1 a) de ladite norme.

Le critère établit que l'existence de déficits fiscaux (bases imponibles negativas) dans la société qui sera absorbée n'invalide pas l'application de ce régime. Toutefois, l'Administration conditionne cette possibilité au fait que la fusion soit réalisée dans un cadre commercial et que le bénéfice de l'opération porte sur les activités résultantes. Le régime sera exclu s'il est prouvé que la finalité prépondérante de la structure est l'exploitation de ces déficits fiscaux ou si l'objectif principal est la fraude ou l'évasion fiscale, conformément à l'article 89.2 de la LIS.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les sociétés qui exécutent des processus de restructuration, cette résolution confirme que la neutralité fiscale n'est pas interdite par le fait que la société absorbée présente des pertes fiscales accumulées. Cela apporte une plus grande sécurité juridique dans les opérations de consolidation de groupes où la filiale possède une situation fiscale négative.

Cependant, la charge de la preuve repose sur la substance économique de l'opération. La simple structure juridique ne suffit pas ; il est nécessaire que la fusion réponde à une logique commerciale et ne soit pas un véhicule pour la gestion de déficits fiscaux sans justification commerciale réelle.

Ce qu'il convient de faire

Face à une éventuelle fusion inversée, il est nécessaire de documenter les motifs économiques qui justifient l'opération. L'existence d'une raison commerciale solide est l'élément qui permettra de défendre l'application du régime de neutralité fiscale face à une éventuelle inspection. Il convient d'évaluer si la structure résultante apporte de la valeur aux activités de l'entreprise afin d'éviter que l'Administration n'interprète l'opération comme une mesure d'évasion ou de fraude fiscale.

Questions fréquentes

L'existence de pertes dans l'entreprise absorbée empêche-t-elle la neutralité fiscale ?
Non, l'existence de déficits fiscaux n'invalide pas le régime, à condition que la fusion présente des motifs économiques valables.
Que se passe-t-il si l'objectif principal est d'utiliser les déficits fiscaux ?
Si la finalité prépondérante est l'exploitation des déficits ou l'évasion fiscale, le régime de neutralité ne pourra pas être appliqué.
Rescrit officiel V5498-26
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