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Les fusions entre sociétés d'un même associé peuvent bénéficier de la neutralité fiscale

Les réorganisations sociétales impliquant la fusion d'entreprises sous un contrôle commun bénéficient d'un cadre de traitement fiscal spécifique. Récemment, la Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé la portée de la neutralité fiscale dans les opérations où il n'y a ni augmentation de capital dans la société absorbante, ni attribution directe de valeurs à l'associé.

Ce qu'a décidé la DGT

La consultation analyse si une fusion entre des sociétés détenues intégralement par un même associé peut bénéficier du régime spécial des fusions, scissions, échanges de valeurs et apports d'actifs prévu par la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés (LIS). Le critère de l'Administration établit que l'opération peut appliquer le régime de neutralité fiscale même s'il n'existe pas d'augmentation de capital dans la société absorbante ou d'attribution de valeurs à l'associé.

Le fondement de cette résolution réside dans le fait que la situation patrimoniale de l'associé ne subit pas de variation substantielle, étant donné que l'augmentation de la valeur de sa participation dans la société absorbante compense la perte des participations dans la société absorbée. Toutefois, la DGT avertit que ce traitement ne sera pas applicable s'il est déterminé que l'objectif principal de la restructuration est la fraude ou l'évasion fiscale.

Ce que cela signifie pour vous

Pour les entreprises faisant partie d'un groupe ou étant sous un contrôle commun, cette résolution offre une plus grande flexibilité opérationnelle. Cela signifie que les réorganisations peuvent être exécutées sans l'obligation de procéder à des augmentations de capital ou à des processus d'attribution de valeurs qui, dans d'autres scénarios, pourraient être nécessaires pour garantir la neutralité fiscale.

La possibilité d'intégrer les opérations sans générer de plus-values dans la base imposable permet de réaliser des mouvements structurels de manière plus agile, à condition de respecter les exigences de la réglementation en vigueur et de disposer de motifs économiques justifiant l'opération.

Ce qu'il convient de faire

Lors d'une opération de fusion sous contrôle commun, il est nécessaire de :

  • Vérifier que la structure de participation respecte les exigences de la Loi sur l'Impôt sur les Sociétés.
  • Prouver l'existence de motifs économiques réels justifiant la restructuration afin d'éviter une qualification de fraude ou d'évasion.
  • Évaluer l'impact sur la valorisation des participations pour s'assurer que la situation patrimoniale de l'associé reste conforme à l'interprétation de l'Administration.

Questions fréquentes

Est-il obligatoire d'augmenter le capital de la société absorbante pour obtenir la neutralité ?
Non, selon la DGT, l'absence d'augmentation de capital n'empêche pas de bénéficier du régime spécial des fusions.
Quelle condition est indispensable pour éviter l'application de ce régime ?
Que l'objectif principal de la restructuration ne soit pas la fraude ou l'évasion fiscale.
Rescrit officiel V5469-26
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