Aller au contenu

Les donations mortis causa avec transmission immédiate ne génèrent pas de plus-value en IRPF

La planification successorale par le biais de donations mortis causa avec transmission immédiate soulève des questions quant à leur traitement fiscal, tant au regard de l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD) que de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF). La Direction Générale des Tributs (DGT) a précisé le cadre réglementaire de ces opérations.

Ce qu'a résolu la DGT

La DGT établit que la donation mortis causa avec transmission immédiate constitue un titre successoral qui doit être taxé sous la modalité d'acquisition mortis causa. L'exigibilité de cet impôt survient au moment de la signature du document.

En ce qui concerne l'Impôt sur les Successions et les Donations (ISD), l'administration souligne que la réduction prévue à l'article 20.2.c) de la Loi sur l'Impôt sur les Successions et les Donations (LISD) n'est pas applicable, étant donné que le défunt n'est pas décédé au moment de l'opération. D'autre part, concernant l'IRPF, la consultation détermine qu'il n'existe ni gain ni perte en capital, car l'opération est considérée comme une transmission lucrative par cause de décès, conformément à l'article 33.3.b) de la Loi sur l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (LIRPF).

Ce que cela signifie pour vous

Si vous êtes une personne physique utilisant ce mécanisme pour l'organisation de votre patrimoine, vous devez tenir compte du fait que l'opération bénéficie d'un traitement spécifique qui la distingue d'une donation de son vivant conventionnelle. S'agissant d'une transmission à des fins successorales, l'impact fiscal se déplace vers la réglementation successorale et ne génère pas l'effet de plus-value que produisent habituellement les transmissions de biens en IRPF.

Ce qu'il convient de faire

Étant donné que la nature de ces donations affecte directement la charge fiscale de la transmission et l'application d'éventuelles réductions, il est nécessaire d'évaluer la structure de l'opération avant sa formalisation. L'application correcte du barème d'imposition propre à la modalité mortis causa et le moment de l'exigibilité sont des éléments critiques pour la sécurité juridique de la planification successorale.

Questions fréquentes

Peut-on appliquer la réduction de l'article 20.2.c) de la LISD ?
Non, car le défunt n'est pas encore décédé au moment de la donation.
Faut-il déclarer une plus-value en IRPF ?
Non, elle est considérée comme une transmission lucrative par cause de décès selon la LIRPF.
Rescrit officiel V1308-26
Voir le rescrit complet →
Email
Contact